La Sylvanie inspire la peur dans le reste du Stirland. Depuis la sombre ville de Tempelhof, qui n'a pas eu de prêtre de Morr attitré depuis 800 ans, jusqu'aux contreforts des Montagnes du Bord du Monde, entre le bief de l'Aver et le Stir, la plus grande région du Stirland est un lieu de terreur et d'obscurité. On dit que les fantômes y évoluent en toute impunité à la nuit tombée parmi les collines Hantées et que l'épais brouillard des bois sylvaniens emprisonne parfois les âmes, les obligeant à y errer à jamais. La portion orientale de la province est la plus désolée, là où d'anciens châteaux noirs sont juchés sur leurs pics escarpés comme des vautours scrutant les villes en contrebas.
Le regard de cette jeune femme s’attarda cette fois sur le visage de Ludwig Schiller. Elle essayait de le jauger, les paroles du cultiste semblait avoir eu l’effet attendu. Saâhldil commençait à éprouver de l’attirance pour le Slaaneshi et Ludwig le sentait. Il avait bien fait de revenir à la charge de façon moins directe. Il avait maintenant simplement besoin de la cueillir avant que celle-ci ne change d’avis.
Ludwig Schiller avait déjà franchi bien des limites pour en arriver là. Il avait besoin d’aides et de soutiens. Il avait besoin de se détendre. Saâhldil était un très belle femme. Le Slaaneshi défit le col de sa chemise, dévoilant le haut de son torse aux muscles bien dessinés. Ce geste pouvait passer inaperçu vu que depuis quelques minutes la température de ce couloir avait drôlement augmentée.
Cette femme ferait une parfaite première adepte. Pour Ludwig, elle ne serait pas un simple pion qu‘il dirige, oh que non ! Il ferait d’elle sa Reine pour l’éternité, comme il lui avait promu dans la pièce des domestiques. Schiller était un homme qui tenait ses promesses.
Ensuite, il s’occuperait rapidement de la domestique, pour finir par l’hôte de la maison, qui ne pourrait pas se défiler devant trois fidèles du Prince des Plaisirs. Un sourire commençait à se dessiner sur les lèvres de Ludwig. Son arrivée dans la ville n’avait pas été très chanceuse, mais maintenant il était sur la bonne voie.
Le couloir était baigné de silence. Depuis combien de temps Ludwig n’avait-il été si proche de quelqu’un ? Des mois, voire des années. Non. Il avait porté le magicien à l’amulette dans ses bras, le remerciant de ce cadeau qu’il lui avait fait. Et avant cela, quand il était encore qu’un simple garçon d’écurie… il avait eu quelques relations avec des servantes du Bourgmestre de Nagenhof. Mais ça n’avait pas eu l’agréable simplicité de ce moment.
Une chose était sûre, Saâhldil venait d’être déstabilisée par les paroles charmeuses de Ludwig. Elle venait de perdre son sens de l’orientation, ne savant même plus où se trouvait l’étude de son maître, qui devait être en train de travailler même à cette heure si tardive.
La mercenaire s’adossa au mur du couloir, rassemblant rapidement ses cheveux, soulevant par la même occasion sa poitrine rebondie et dégageant son visage magnifique. Les cicatrices qu’elle portait ne cachaient nullement la beauté de cette femme… bien au contraire…
- Et dis-moi, si tu me racontais ce qu'il t'est arrivé à cette heure-ci ? J'ai cru comprendre que les gens d'ici n'aimaient pas trop tarder une fois les étoiles dans le ciel. Ces histoires de vampire...
Un sourire charmeur sur les lèvres, Ludwig lui répondit:
Ludwig Schiller :Tu poses trop de questions.
Avant de la plaquer contre le mur du couloir et de recouvrir ses lèvres d’un profond baiser. Saâhldil parue surpris mais bientôt elle ne pourrait plus se retenir et devrait laisser parler l’envie et le désir de deux corps attirés l’un par l’autre. La langue de Ludwig s’engouffra dans la bouche de sa future partenaire pour rejoindre celle de la mercenaire. Enserrant alors la taille de Saâhldil, il la plaqua contre une des parois du couloir en même temps qu'il flattait ses hanches à travers le tissu de sa tenue plutôt légère.
Toujours Charisme et Séduction, si besoin
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 18:53, modifié 1 fois.
Raison :6 xps / Total d'xps : 51
Profil de Ludwig Schiller, Voie du disciple de Slaanesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 8 | Cha 12 | Int 9 | Ini 8 | Att 10 | Par 8 | Tir 8 | NA 1 | PV 65/65
L’arsenal:
- Hache Chaotique (Dégâts 10 / Arme à 1 main.)
- Veste de cuir (Partie couverte: Torse, dos et bras / Points de protection: 5.)
- Amulette de Slaanesh
- Corde
- Outre
- Couverture
- Flûte
- Pépites d'or (lot de 5 d'une valeur de 30 pistoles)
- Chocolat Hanté (+1D12 PV mais risque d'indigestion)
- 2 Bombes “MoNamI BouLeY”
Compétences:
• Charisme - niveau 1
• Séduction - niveau 1
• Musique - niveau 1
• Arme de prédilection - niveau 1
• Eloquence - niveau 1
• Réflexes éclairs - niveau 1
• Corruption - niveau 1
• Baratin - niveau 1
Test de charisme (Réussite sous 13 ou moins) : 12, réussite de justesse...
Test de résistance (Saâ) : 6, réussite moyenne...
En effet, le corps de la jeune femme ne pouvait résister à la chaude étreinte, mais si son esprit lui, analysait la situation avec une froide logique. Elle désirait ce jeune homme, c'était un fait établi, mais cela ne voulait pas dire pour autant qu'elle allait simplement suivre ses plus bas instincts et s'adonner aux plaisirs de la chair en plein service commandé... Le choix était et resterait sien, car son entraînement était à cet instant précis la seule chose qui l'empêchait de sombrer...
Dans le couloir qui menait aux cuisines un bruit de pas résonnait dans leur direction, apparemment la servante revenait avec les bols de soupe promis... Au dehors un orage approchait avec le tonnerre et ses déluges d'eau, quelle chance d'avoir un toit sous la tête à ce moment précis !
Après consultation avec d'autres Mjs plus de tests comparés à compter de ce post, qui agissaient clairement en faveur de Ludwig tout en désavantageant Saâ, juste un test de séduction et éventuellement selon les situations test d'Int pour résister...
[/align]
Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 10 | Cha 15 | Int 15 | Ini 11 | Att 9 | Par 9 | Tir 9 | Na 2 | PV 75
Déistra Noiredextre
Magus de Slaanesh, ex-Sybarite, branche de Nuln
Gratifications sexuelles, promotions canapés, pourvoyeuse de débauche, masseuse confirmée
Disponible 24/24h, 7/7j, Sur simple demande plus ou moins légale
Pour la contacter, faire le 66.66.66.66.66
Comme attendu et craint à la fois, Ludwig s'avança pour unir ses lèvres aux miennes, s'empressant du même coup de jouer de la langue. Il y allait bien franchement pour ce début... Ses mains chaudes se pressèrent sur mes flancs et il m'accula contre le mur.
Explosion de plaisir ? Oui, effectivement. Mais ce n'était pas suffisant pour balayer la montée de pure colère qui me submergea. Alors même qu'il me pressait contre le mur, je repensais à l'inconscience inouïe de ce que j'avais laissé se produire. Premièrement, et malgré mon attirance, il restait un gamin. Que je m'abandonne pour une nuit à un homme, avec son charme dur et mature, soit. Mais le magnétisme de Ludwig relevait de celui du jeune loup, d'une fièvre brûlante qui n'avait strictement rien de grave, encore moins de simple. Deuxièmement, mon maître aurait vraiment fait une drôle de tête s'il m'avait vue. Il n'aurait pas compris cet abandon au corps ferme mais juvénile de cet inconnu. Je ne le comprenais pas moi-même, si ce n'était par le désir qu'il avait instillé... Pourtant, ce désir-là ne m'apparaissait vraiment pas comme logique, pas à la lumière de la connaissance que j'avais de moi-même et de mes goûts. Et, dernièrement, quand bien même il eût été plus âgé, pourvu de l'assurance chaude et vibrante de la trentaine, ce n'était pas ainsi qu'on pouvait se permettre de poser la main sur moi.
Appuyée contre le mur, les mains posées sur ses épaules, j'imprimais une violente poussée sur le haut de sa poitrine, l'envoyant sur le mur d'en face. Le souffle court et le regard brillant, peut-être, oui. Mais mes traits ne laissaient aucun doute sur la fermeté de ma réaction, ni sur la teneur de ma pensée. Ce n'était pas de la pruderie ou de la honte, loin de là... C'était un individualisme qui s'était senti bafoué, par la facilité avec laquelle tout ce qu'il avait si péniblement acquis s'était soudain retrouvé soufflé... Ma discipline, ma détermination, la vertu de ce code enseigné à Cathay et que je croyais incrusté jusqu'à la lie de mon âme, jusqu'à ce qu'elle pouvait avoir de pire ! Soudain envolé et oblitéré par un être si... jeune... si incongru, presque inopportun ! "Ce qui est inopportun peut s'avérer providentiel ; le futur n'est fait que de résolutions, pas de certitudes", voilà ce que m'aurait rétorqué ce vieil homme qui m'avait tant enseigné. Mais il aurait été soulagé de ne pas voir que sa jeune élève oubliait si vite l'esprit qu'il lui avait inculqué.
- Je pose trop de questions, mais tu vas un peu vite, un peu loin, répliquai-je d'un ton qui aurait pu ne pas être si glacial si je ne m'étais pas sentie si flouée.
Dehors, la bruine s'était faite une toute nouvelle despote, terrassant immanquablement quiconque aurait osé l'affronter. Je respirais mieux, me redressant et laissant mon calme revenir, reprendre les droits que ce jeune homme lui avait arrachés. La sérénité n'est pas qu'un mode de vie qui tient profondément l'individu jusque dans l'intimité de sa pensée ; c'est aussi une tranquillité artificielle qu'on peut fabriquer et s'imposer, simplement parce qu'on s'est entraîné à le faire et que la lucidité est souvent le meilleur moyen de rester en vie. Ici, mon existence n'était pas en péril, mais ma dignité, si. Ma dignité en tant que quoi ? Mercenaire ? Femme ? Non... En tant qu'héritière de ce fameux honneur que j'avais fait le choix d'adopter. Il y avait des contraintes et des sacrifices, mais le jeu en valait la chandelle...
- Je crois que ta cuisinière vole à ton secours.
En effet, la démarche pressée semblait indiquer que la jeune servante de tantôt avait fini de quérir de quoi remplir l'estomac de notre hôte nocturne. Je ne voyais pas ce-dernier manger dans le couloir, toutefois, et le spectacle qu'il aurait pût offrir à mon employeur était plus que loufoque. Je me sentais vaguement mal à l'aise, réalisant que j'aurai dû prendre tout ça en compte. Peut-être devais-je demander à Ludwig d'aller manger en bas pendant que je m'entretenais avec lui...
Non. Pas avec ce qui venait de se passer ; je ne pouvais décidément pas lui faire confiance - pas plus qu'à moi-même, d'ailleurs. L'homme attendrait bien que ce ce garçon ai fini de se remplir le ventre, après tout.
- Il serait préférable de revenir une fois que tu auras fini ton souper, j'imagine, soupirai-je.
Vous ne pouvez pas savoir l'air cruche que l'on peut avoir en disant ça, après une pareille scène.
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 18:54, modifié 1 fois.
Raison :6 xps / Total d'xps : 24
"Tendre vers un idéal. S'imposer un code d'honneur. Vivre selon ses principes... Il n'y a pas de plus grande priorité."
"J'ai peur de la part de vérité qu'il y a dans le fait que le bien soit affaire de raison, et le mal affaire de motivation."
Ludwig Schiller embrassait avec une fougue non dissimulée la belle Saâhldil, pressant son corps aux formes magnifiques contre le sien, ses mains se posant sur sa taille en la tirant encore plus contre lui, et les deux langues s'entremêlaient dans une danse des plus torrides. À ce moment de la soirée, le jeune cultiste pensait avoir gagné la partie.
Quelle ne fut pas sa désillusion, quand Saâhldil posa ses mains sur ses épaules et le repoussa violement contre le mur opposé. D’un revers de la main Ludwig s’essuya la bouche rapidement, observant cette insolente avec le regard d’un loup affamé. Pourquoi un tel rejet, alors qu’il était si beau et élancé ?
- Je pose trop de questions, mais tu vas un peu vite, un peu loin.
Ludwig Schiller :J‘aurais pu aller encore plus loin, crois-moi...
Au-dehors de la demeure, un orage commença à éclater, tandis que les vampires venaient de commencer leurs traques sauvages. Heureusement pour Ludwig que la domestique lui avait permis d’entrer dans la demeure de son maître, faisant de lui un homme sain et sauf. De plus, il se retrouvait en compagnie de cette sublime guerrière, quoiqu’un peu retors.
- Il serait préférable de revenir une fois que tu auras fini ton souper, j'imagine…
Ludwig détourna son regard de Saâhldil et repartit en direction de la cuisine, où il entendait sa brave domestique lui préparer un souper.
Elle l’attendait dans la cuisine. Une carafe d’eau et un bol de soupe étaient disposés sur la table devant elle. La pièce était toujours aussi sombre, uniquement éclairée de quelques bougies. Ludwig s’installa à table et commença à engloutir la soupe, soudain en proie à une faim de loup.
Il venait d’en dévorer plusieurs cuillérées, quand il remarqua un léger rictus de surprise à la commissure des lèvres de la servante.
Ludwig Schiller :Veuillez me pardonner… Sale temps ce soir, n’est-ce pas ? Autant profiter d’être bien au chaud… Pour l’heure, mangeons, buvons et amusons-nous, avant que les asticots en fassent autant de nos carcasses.
Son regard rencontra celui de Saâhldil. Ludwig lui adressa un clin d’œil, un sourire aux coins des lèvres…
Ludwig prononce sa dernière phrase sur le ton de la rigolade
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 18:58, modifié 1 fois.
Raison :6 xps / Total d'xps : 57
Profil de Ludwig Schiller, Voie du disciple de Slaanesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 8 | Cha 12 | Int 9 | Ini 8 | Att 10 | Par 8 | Tir 8 | NA 1 | PV 65/65
L’arsenal:
- Hache Chaotique (Dégâts 10 / Arme à 1 main.)
- Veste de cuir (Partie couverte: Torse, dos et bras / Points de protection: 5.)
- Amulette de Slaanesh
- Corde
- Outre
- Couverture
- Flûte
- Pépites d'or (lot de 5 d'une valeur de 30 pistoles)
- Chocolat Hanté (+1D12 PV mais risque d'indigestion)
- 2 Bombes “MoNamI BouLeY”
Compétences:
• Charisme - niveau 1
• Séduction - niveau 1
• Musique - niveau 1
• Arme de prédilection - niveau 1
• Eloquence - niveau 1
• Réflexes éclairs - niveau 1
• Corruption - niveau 1
• Baratin - niveau 1
[align=]La servante répondit à cette boutade d'un goût douteux par un petit sourire contraint, tandis qu'au dehors l'orage recouvrait le village... Le premier éclair déchira le ciel assourdissant, les faisant tous sursauter tant l'ambiance qui régnait sur le petit groupe était propre au malaise... Ludwig venait de finir son repas lorsqu'à l'entrée, trois coups autoritaires furent frappés... La domestique regarda dans cette direction d'un air terrifié, manifestement de la visite à cette heure était tout sauf une bonne nouvelle...[/align]
Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 10 | Cha 15 | Int 15 | Ini 11 | Att 9 | Par 9 | Tir 9 | Na 2 | PV 75
Déistra Noiredextre
Magus de Slaanesh, ex-Sybarite, branche de Nuln
Gratifications sexuelles, promotions canapés, pourvoyeuse de débauche, masseuse confirmée
Disponible 24/24h, 7/7j, Sur simple demande plus ou moins légale
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Je le regardais manger du coin de l'oeil, les bras croisés, nonchalamment adossée à un buffet de bois usé, mais dont les années n'avaient pas réussi à estomper la beauté simple et massive. La lumière faible faisait danser des reflets sur sa peau et jusque dans ses cheveux. Les ombres s'allongeaient comme si elles s'étaient soudain prises de venir s'emparer de chaque chose, y apposant leurs silhouettes diffuses.
"Veuillez me pardonner… Sale temps ce soir, n’est-ce pas ? Autant profiter d’être bien au chaud… Pour l’heure, mangeons, buvons et amusons-nous, avant que les asticots en fassent autant de nos carcasses."
Je reportais mes yeux sur Ludwig. Il avait lâché ces derniers mots sur le ton de la plaisanterie, mais ils m'avaient hérissée. Ce type-là trimballait sur ses épaules une sensation très inquiétante, ainsi qu'un nuage orageux qui le couverait des ailes. A chaque pas, il menaçait de provoquer une tempête sur sa tête, mais aussi sur ceux qu'il côtoyait. Un tout jeune homme, oui, mais qui donnait au monde une vision pleine de sombres saveurs, de cyniques parfums. Il aurait pu pouvoir se moquer de tout. Je l'imaginais assez bien tenir quelque tirade irrévérencieuse dans un lieu saint, à la face des autorités religieuses, ou plonger dans la boue et le pétrin une honnête famille croisée le matin même. Oui, il paraissait être ce genre de personnage : égoïste, mordant, habile et moqueur. Ceux qui font des alliés inexistants, des ennemis insaisissables... Des sources d'ennuis intarissables... Etait-ce ça qui faisait son charme ? Non, c'était en partie son charme qui faisait de lui ce qu'il était, ou ce que je pensais qu'il était... Sans un caractère aussi enjôleur et une si grande facilité à faire tourner la tête des gens, sans doute eût-il été moins cruel.
Mais après tout, je n'en savais rien, ce n'était qu'un sentiment bien diffus, aperçu entre deux mouvements d'ombres sur ses yeux baissés...
Qui se relevèrent brusquement, dardés sur moi. Il me lança un clin d'oeil, affichant un mince sourire. Avec la pénombre, je ne parvins pas en discerner la tonalité, mais de l'idée que je m'en faisais nul doute qu'il était froid ou railleur. Et là encore, non pas que Ludwig possédât de tels sentiments à mon adresse, pas au point d'élaborer un tel rictus ; c'était surtout que l'apparence était une façade qu'il maîtrisait décidément trop pour qu'elle puisse s'accorder à sa pensée.
Ou alors, elle le faisait si bien que...?
Ce jeune homme me perdait, même assis en train de manger. Je ne savais réellement que penser de lui, sinon qu'il était redoutable et adroit à la manipulation.
Un éclair déchira férocement la nuit au-dehors, roulant à nos pieds comme s'il avait frappé juste devant la porte. Je sursautais malgré la décontraction dont je faisais preuve, à l'instar des autres occupants de la pièce. La Sylvanie était vraiment un pays sinistre.
Ludwig finissait son repas, et la servante s'approcha pour lui ôter le couvert. Je ne cessais de le surveiller avec méfiance, découpant chaque seconde pour mieux interpréter le regard qu'il jetait à cette jolie brune, le moindre frémissement de ses lèvres au sourire facile... Jalousie ? Aucunement. Plutôt le genre d'attitude que l'on a lorsque l'on recherche désespérément une raison, presque un prétexte, de conforter ses doutes. De se les prouver, parce qu'au fond de soi, on les refuse avec obstination.
Trois coups impérieux résonnèrent soudain contre le battant de la porte. Je pivotais la tête si vivement que je m'en fis mal à la nuque. Un silence pesant plana après ces chocs brièvement répétés. Je consultais la domestique du regard, mais elle semblait tétanisée, fixant l'entrée comme si un fantôme allait en surgir. D'ordinaire, c'eût été son rôle que d'ouvrir, mais à cette heure-ci, avec l'arrivée de Ludwig, elle semblait dépassée par la tournure de la nuit.
- Tous les nécessiteux se pressent à cette enseigne, ou quoi, grommelai-je.
"Celui qui paie ses dettes s'enrichit. Celui qui fait preuve de charité s'élève." Je n'oubliais pas mes enseignements et les préceptes qui allaient avec. Bien sûr, ce n'était pas à moi de décider qui méritait quelle générosité, mais la simple équité m'ordonnait d'aller accueillir cet énième suppliant - car il ne pouvait s'agir que de cela à une heure pareille. Avoir déjà laissé Ludwig franchir le seul de cette maisonnée, c'était m'obliger à en faire de même pour quiconque d'autre, jusqu'à ce que mon employeur ne décide de la suite des évènements.
Même si j'avais la désagréable impression que sur ce point-là, je me faisais duper par mon jeune coureur de jupons. Il paraissait capable de repousser une pareille entrevue jusqu'à des années plus loin...
- J'y vais.
C'était à l'adresse de la domestique que j'avais énoncés ces mots d'une platitude extrême, moins pour l'informer que pour la rappeler à la réalité. Dépassant la table, j'allais jusqu'à la porte. Au moment d'ouvrir, un frisson me secoua l'échine. Sylvanie, terre de tant de superstitions. Me laisserai-je gagner par cette ambiance sépulcrale ?
"Qui vainc sa peur est brave, qui l'ignore est fou." Mue par un vieux réflexe et guidé par une sagesse toute relative, mais non inexistante, je posais la main sur la poignée de ma dague, l'autre sur celle de la porte. Allons donc voir qui a survécu à une pareille bruine pour venir échouer jusqu'ici...
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 18:58, modifié 1 fois.
Raison :6 xps / Total d'xps : 30
"Tendre vers un idéal. S'imposer un code d'honneur. Vivre selon ses principes... Il n'y a pas de plus grande priorité."
"J'ai peur de la part de vérité qu'il y a dans le fait que le bien soit affaire de raison, et le mal affaire de motivation."
Une fois que Ludwig Schiller eut fini sa soupe, la servante attrapa son bol et alla le déposer un peu plus loin sur une commode, en attendant qu’il soit lavé. Par la fenêtre, le jeune homme pouvait voir les éclairs crépiter parmi les nuages noirs qui ondulaient, parcourus de fulgurances intermittentes accompagnées du grondement sourd du tonnerre. Des lances de foudre aveuglante lardaient le ciel, traits d’énergies torturés suivis de détonations assourdissantes.
L’orage progressait comme une créature malveillante porteuse d’un intense et abominable sentiment de mort et de destruction. Ludwig remarqua que la servante respirait péniblement, le visage blafard, observant la masse nuageuse qui leur arrivait en tourbillonnant. Le cultiste posa sa main sur le bras de la brunette pour la rassurer…
Ludwig Schiller :Ne vous inquiétez pas, je ne laisserai personne vous faire du mal !
On eût dit qu’une montagne liquide grandissait sous leurs yeux, son sommet pointant inexorablement vers eux, vaste lame de ténèbres qui fendait le ciel. Le sommet de cette force élémentaire s’arrêta au-dessus de la petite ville de Eschen, comme s’il était heurté à quelque invisible barrière, l’empêchant d’avancer plus loin. Les nuages devinrent plus lourds et plus denses, presque noirs, et commencèrent à se refermer autour du village comme une paire de cornes gigantesques et menaçantes… quelque chose de magique était à l’œuvre…
À moins que ce ne soit les rumeurs concernant les terres de Sylvanie qui jouaient des tours au jeune homme. Toutes ces superstitions qui gravitaient autours de la Sylvanie… peut-être bien que oui…
Soudain, trois coups autoritaires furent frappés à la porte. Un invité à cette heure-ci dans l’Empire cela aurait été plutôt suspect, mais alors en Sylvanie ! C’était sûr et certain, il ne fallait pas ouvrir la porte avant d’avoir vu la tête de cette personne… Surtout qu’en ce moment, les vampires rôdaient dans les rues.
- J'y vais, prononça la belle Saâhldil.
Tandis que la mercenaire s’avançait vers la porte, Ludwig se leva de sa chaise et posa discrètement la main sur le manche de sa hache chaotique.
Ludwig Schiller : Y‘a-t-il une fenêtre d’où on pourrait voir cet inconnu ? demanda Ludwig à l‘attention de la servante
Une fois que la servante lui eût répondue à sa question, le cultiste courut pour rattraper Saâhldil qui s’apprêtait à abaisser la poignet de la porte afin d’ouvrir celle-ci. Quand il fut à porté, Ludwig lui attrapa le bras pour lui en dissuader.
Ludwig Schiller : Non, ne faites pas ça ! Combien de temps pensez-vous être en mesure de tenir face à un vampire ? Ne voyez-vous pas ce qu'il se passe au-dehors… des pauvres clochards se font dévorer par ces satanés suceurs de sang ! Nul ne déteste plus ces êtres que moi, Saâhldil s'il vous plaît, laissez moi rectifier cette erreur que j’ai fait dans le couloir et vous prouver que je suis bel et bien de votre côté… s'il vous plaît.
Une fois que Ludwig fut sûr que la mercenaire ne ferait pas la bêtise d’ouvrir la porte à cet inconnu, il partit en direction d’une fenêtre pour apercevoir celui qui venait de taper à la porte. Tout en courant vers son poste, il indiqua à la guerrière:
Ludwig Schiller : Dégainez vos armes et préparez vous à tenir la porte si cet homme cherche à l'enfoncer… bien sûr il se peut que ça soit un simple étranger, comme moi, mais vaut mieux être prudent… surtout sur ces terres !
Quand il aurait une ligne de vue sur l’inconnu, Ludwig indiquerait à la servante d’aller chercher son maitre si cette personne représentait une menace pour la demeure.
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 18:59, modifié 1 fois.
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Profil de Ludwig Schiller, Voie du disciple de Slaanesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 8 | Cha 12 | Int 9 | Ini 8 | Att 10 | Par 8 | Tir 8 | NA 1 | PV 65/65
L’arsenal:
- Hache Chaotique (Dégâts 10 / Arme à 1 main.)
- Veste de cuir (Partie couverte: Torse, dos et bras / Points de protection: 5.)
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Ludwig Schiller :Ne vous inquiétez pas, je ne laisserai personne vous faire du mal !
La servante lui répondit avec un petit sourire contraint, il était évident qu'elle considérait qu'en Sylvanie ce genre de promesses n'avait aucun poids, en effet qui pouvait protéger quelqu'un quand son adversaire pouvait le briser comme un fétu de paille ?
Ludwig Schiller : Y‘a-t-il une fenêtre d’où on pourrait voir cet inconnu ?
La domestique secoua la tête :
-"Non, toutes les fenêtres du rez de chaussée ont été comblées depuis longtemps, certaines ont même été murées... Il y a juste un judas à la porte d'entrée, vous ne trouverez rien d'autre..."
C'est alors que les coups reprirent, toujours par trois fois, tandis qu'une voix d'homme mélodieuse et enjouée résonna :
-"Ouvrez Ouvrez, au nom du Comte ! Le Maître de séant est soupçonné d'usage non contrôlé de nécromancie, nous allons donc procéder à une perquisition en règles des lieux ! Allons ouvrez, vous ne voudriez quand même pas être considérée comme complice n'est-ce-pas Fraulein ?"
En entendant ces mots la jeune femme pâlit le sang quittant son visage, tandis que bousculant les deux autres elle se démenait pour déverrouiller la serrure, indifférente à tout ce qu'ils lui disaient, sa peur était telle qu'elle bataillait pour glisser la clef dans la serrure malgré ses tremblements... C'est alors qu'à l'étage un hululement sinistre retentit, suivit d'un hurlement de pure douleur, puis de nouveau le silence, assourdissant...[/align]
Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
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Magus de Slaanesh, ex-Sybarite, branche de Nuln
Gratifications sexuelles, promotions canapés, pourvoyeuse de débauche, masseuse confirmée
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En voilà une belle idée que de combler les fenêtres du rez-de-chaussée… maintenant Ludwig Schiller ne pouvait pas observer l’inconnu qui venait de taper à la porte à une heure si tardive. Alors que le jeune homme s’apprêtait à regarder par le judas de la porte, l’étranger tapa de nouveau trois fois à la porte, tout en prononçant d’une voix mélodieuse:
-"Ouvrez Ouvrez, au nom du Comte ! Le Maître de séant est soupçonné d'usage non contrôlé de nécromancie, nous allons donc procéder à une perquisition en règles des lieux ! Allons ouvrez, vous ne voudriez quand même pas être considérée comme complice n'est-ce-pas Fraulein ?"
En entendant les propos de cet homme, la servante qui se dénommée Fraulein s’empressa pour déverrouiller la porte, poussant Ludwig et Saâhldil hors de son chemin. Celle-ci était devenue toute pâle sous l’effet de la peur et à cause des tremblements, suscités par celle-ci, la servante avait dû mal à insérer la clef dans la serrure.
À l’étage, un hululement sinistre retentit, suivi par un hurlement de douleur, puis la calme revint. Ne tenant plus en place, Ludwig dégaina sa hache chaotique… avoir le manche de cette arme dans sa main droite avait pour effet de le rassurer un petit peu.
Pour tout dire, Schiller était largué devant la rapidité des faits… Pourquoi le Comte de ce village, qui devait certainement être un vampire, voulait-il tuer un nécromancien ? Y’avait-il autre chose qui se cachait derrière cet homme ? Sûrement…
En tout cas, une chose était sûre… l’hôte de cette maison n’était sûrement pas un homme banal vu les bruits que Ludwig venait d’entendre à l’étage. Tout en regardant Fraulein ouvrir la porte, Ludwig faisait les cents pas en réfléchissants aux solutions envisageables et pour le moment, aucune ne lui venait à l’esprit.
Ludwig Schiller :Mais quelque chose m'intrigue, pourquoi le Comte souhaiterait-il s'en prendre à un simple Nécromancien ? Je n'y vois guère de grands intérêts. N'avez-vous pas une idée de ce qui pourrait intéresser le Comte ?
Ludwig venait d’adresser cette question à tout le monde, espérant surtout que le nouvel arrivant allait lui répondre.
Une fois que la porte fut ouverte, le jeune homme partit en direction de l’endroit où provenaient les cris, tout en indiquant aux autres et surtout à l’inconnu de le suivre.
Ludwig Schiller :Suivez-moi ! Les bruits provenaient de l‘étage !
J'ai les compétences réflexes éclairs (+1 INI) et arme de prédilection (+1 ATT), si le combat commence de suite
Tu pourras faire un petit décompte des xp's amassés quand tu auras le temps, Belle Déistra ?
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 19:00, modifié 1 fois.
Raison :6 xps / Total d'xps : 69
Profil de Ludwig Schiller, Voie du disciple de Slaanesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 8 | Cha 12 | Int 9 | Ini 8 | Att 10 | Par 8 | Tir 8 | NA 1 | PV 65/65
L’arsenal:
- Hache Chaotique (Dégâts 10 / Arme à 1 main.)
- Veste de cuir (Partie couverte: Torse, dos et bras / Points de protection: 5.)
- Amulette de Slaanesh
- Corde
- Outre
- Couverture
- Flûte
- Pépites d'or (lot de 5 d'une valeur de 30 pistoles)
- Chocolat Hanté (+1D12 PV mais risque d'indigestion)
- 2 Bombes “MoNamI BouLeY”
Compétences:
• Charisme - niveau 1
• Séduction - niveau 1
• Musique - niveau 1
• Arme de prédilection - niveau 1
• Eloquence - niveau 1
• Réflexes éclairs - niveau 1
• Corruption - niveau 1
• Baratin - niveau 1
Les choses s'étaient accélérées. La tension avait prit un envol douloureux dans la pièce, alimentée d'abord par l'atmosphère sinistre des lieux et de l'orage, puis survoltée par cette simple sommation... "Ouvrez, ouvrez au nom du Comte !" Au nom du Comte... Un de ces nobles extravertis, un homme gagné par une somptueuse mégalomanie, un homme qui parvenait à se faire passer pour un monstre de légende et qui, par-dessus tout, imposait son autorité de fer à son domaine... J'avais vu beaucoup de contes prendre un pied trop concret dans la réalité pour ne pas me méfier des histoires inquiétantes, mais j'avais également vu trop de héros s'avérer de simples opportunistes pour prêter un quelconque pouvoir aux figures enténébrées qui sourient de leur propre folie. Une seule chose me mettait vraiment mal à l'aise, en cet instant.
La panique.
La brunette de mon employeur, pour peu qu'il soit encore en vie, avait cédé à une fébrilité terrorisée qui avait plus souvent débandé les armées et les cohortes que la mort elle-même. Une seule voix au travers du battant était parvenue à la faire sombrer dans cet état. Et elle n'était pas originaire d'ici, récemment arrivée, pourtant. C'était donc que ce pays était bien épuisant pour les nerfs, qu'il pesait sur l'âme comme du plomb sur les épaules.
L'émissaire, s'il fallait le nommer ainsi, avait parlé de nécromancie. La magie des morts, celle qui arrachait les défunts à leur fragile repos, qui parvenait à instiller de nouveau une étincelle de vie sous leurs os délaissés... Une magie impie, plus effrayante que la simple menace de mort. Je préférais mourir vingt ans plus tôt, que récolter une nouvelle éternité au-dehors des bras accueillants de la terre. Mon maître m'avait appris que l'existence n'a de valeur que parce qu'elle s'achève, et le pouvoir de faire revenir à la servitude ceux qui avaient récolté l'ultime délivrance était une abomination, une déshumanisation de l'homme, un viol spirituel de l'être vivant...
Pouvais-je avoir été affidée à pareil sorcier ?
Notre jeune domestique s'escrimait à ouvrir la porte, la lourde clé raclant frénétiquement autour de la serrure sans qu'elle soit capable de l'y faire rentrer tout à fait, submergée par son affolement. Je m'étais écartée de son passage effaré, en profitant pour noter du coin de l'oeil que Ludwig s'était assez comiquement mis à faire les cents pas... Du moins, c'eût été drôle si la situation n'avait pas eu cette lourdeur dramatique. A la limite du tragique... Je détestais réellement ne pas savoir où mettre les pieds !
Et puis ce hurlement, cette plainte qui me vrilla les oreilles. Venue de l'étage, elle avait parfaitement transpercé et la distance, et les murs, venant répandre son message de désespoir jusqu'ici, avec une clarté dernière.
Les choses se noircissaient. S'il est une chose que la vie de mercenaire parvient à inculquer à un individu, c'est savoir quand la situation devient incontrôlable. L'inconnu venait de cerner toute possibilité, de les noyer dans la brume de son incertitude. Que faire ? Une seule personne était-elle saine d'esprit en ce lieu ? En une contrée où l'on craint la nuit pour les hommes qui l'accompagnent, un tel baroud nocturne avait de quoi déstabiliser.
Troublée, je posais une main que je voulais apaisante sur l'épaule de la jeune femme, l'écartant fermement de la porte. Je doutais de pouvoir retirer quoi que ce soit de plus de mon passage dans cette maudite région, mais je n'en étais pas moins liée par certaines obligations. La tournure des évènements avait beau être sinistre, terrifiante par certains côtés... car je sentais dans l'air les prémices du drame, celui qui retourne les peurs et les démultiplie en chaque ombre et en chaque parole... lorsque l'individu s'abandonne à ses réflexes, à ses espoirs, à ses dénis, à la moindre des illusions qui peut le préserver... et selon le code qui m'avait été inculqué, je ferai tout pour protéger les résidents de cette demeure de la démence qui semblait vouloir rôder aux abords.
Je me saisis de la clé saisie des mains mêmes de la domestique avant de l'enfoncer dans la serrure, non sans avoir repoussé encore ma nouvelle protégée. Je n'avais pas oublié que Ludwig avait enserré une hache avant de se livrer à son manège déambulatoire, arme qui ne m'avait pas paru si singulière la première fois que je l'avais vue, et décidai de suivre son exemple en tirant ma rapière. Je la tins la pointe en bas, pour annoncer prudence plutôt qu'hostilité, et conservais une main sur la poignée de ma dague. Je frappais du pied dans le bas de la porte, avant de lancer à l'adresse de l'homme au-dehors qui s'était annoncé d'une voix si chaude :
- Entrez vite, il y a un problème à l'étage !
Je m'étais légèrement éloignée du chemin, mais ne relâchais pas ma vigilance pour autant. Je réalisais alors que Ludwig se dirigeait vers l'escalier, prêt déjà à aller s'enquérir de ce raffut au niveau supérieur... Il n'avait pas l'air angoissé ou si bouleversé que ça par le foutoir qui prenait forme, et j'éprouvais assez illogiquement une pointe de fierté dans mon coeur. Qui se teinta bien vite de méfiance en me rappelant la hache qu'il détenait. Une arme, et non pas un outil. En quelle occasion un si jeune homme avait-il bien pu l'acquérir ?
Mais il me fallait mettre de côtés mes interrogations, car la porte allait s'ouvrir...
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 19:00, modifié 1 fois.
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"Tendre vers un idéal. S'imposer un code d'honneur. Vivre selon ses principes... Il n'y a pas de plus grande priorité."
"J'ai peur de la part de vérité qu'il y a dans le fait que le bien soit affaire de raison, et le mal affaire de motivation."