La Sylvanie inspire la peur dans le reste du Stirland. Depuis la sombre ville de Tempelhof, qui n'a pas eu de prêtre de Morr attitré depuis 800 ans, jusqu'aux contreforts des Montagnes du Bord du Monde, entre le bief de l'Aver et le Stir, la plus grande région du Stirland est un lieu de terreur et d'obscurité. On dit que les fantômes y évoluent en toute impunité à la nuit tombée parmi les collines Hantées et que l'épais brouillard des bois sylvaniens emprisonne parfois les âmes, les obligeant à y errer à jamais. La portion orientale de la province est la plus désolée, là où d'anciens châteaux noirs sont juchés sur leurs pics escarpés comme des vautours scrutant les villes en contrebas.
[align=]La foule observa un silence abasourdi, tandis que les incroyables propos de l'étranger se faisait un chemin dans leur esprit...
Test d'éloquence : 20, échec critique !
Jet de rattrapage : 12, loupé de même !
Et bientôt la colère et la haine les submergea, tous se ruèrent sur lui pour le rouer de coups, avant de jeter sa dépouille brisée et couverte de bleus dans la rue, avant de bruyamment refermer la lourde porte de chêne derrière lui... Au dehors la lune brillait ronde, et la nuit fourmillait de bruits tous plus inquiétants les uns que les autres... C'était minuit, l'heure de la chasse pour les non-morts...
Un post de réaction, et puis les choses se gâtent... Ludwig, on n'incite pas à la révolte dès le premier jour de son arrivée dans un nouveau lieu voyons ! On construit des appuis avant ça, on "fait son trou", les gens ne suivront pas un inconnu, surtout pour aller se battre contre le pouvoir en place...
[/align]
Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 10 | Cha 15 | Int 15 | Ini 11 | Att 9 | Par 9 | Tir 9 | Na 2 | PV 75
Déistra Noiredextre
Magus de Slaanesh, ex-Sybarite, branche de Nuln
Gratifications sexuelles, promotions canapés, pourvoyeuse de débauche, masseuse confirmée
Disponible 24/24h, 7/7j, Sur simple demande plus ou moins légale
Pour la contacter, faire le 66.66.66.66.66
Alors que Ludwig Schiller venait de finir sa diatribe virulente à l’encontre de la noblesse et du pouvoir vampirique en place, le cultiste en manque d’émotions fortes se prit les pieds dans une des chaises entourant sa table. Celui-ci n’eut que le temps de pousser un juron avant de s’écrouler par terre dans un bruit sourd, face contre terre. En plus d’avoir l’air ridicule, les paysans de ce village ne semblaient pas prêt à quitter leurs merveilleuses vies de servitude et c’est ainsi qu’ils se jetèrent sur le malheureux Ludwig dans le but de le molester royalement…
Le cultiste poussa de grands cris lorsque ces rustres apposèrent leurs mains crasseuses sur son magnifique visage. Ludwig commença à rouler sur le côté pour esquiver les coups de poings qui grêlaient, mais la supériorité numérique de ses adversaires eut raison de lui. Après quelques minutes de bastonnade, le Slaaneshi se retrouva éjecté dehors et on lui claqua la porte au nez.
Ludwig resta allongé au sol pendant une minute pour reprendre son calme. Sous son habit d’une classe irréprochable, Schiller disposait d'une armure en cuir qui avait sûrement atténuée les attaques qu’il venait d’encaisser. Il y avait plus de peur que de mal et le jeune homme se releva pour contempler l’étendue des dégâts… un petit bobo à l’arcade, cela lui donnait un petit aspect bestial que beaucoup de femmes adoraient, ainsi que quelques hématomes sur les bras et les cuisses… rien de bien méchant…
Slaanesh devait sûrement enrager depuis les Royaumes du Chaos de voir un de ses adeptes se faire malmener de la sorte (espérons pour la suite des aventures de Ludwig Schiller, que celui-ci lui vienne plus souvent en aide).
Seul dans la rue, Ludwig éclata de rires… Il avait passé un bon moment, tout de même, bien que cela ait mal fini. Mais il c’était bien éclaté dans cette auberge (ou plutôt il s’était fait bien éclater…).
Il épousseta rapidement sa chemise et tourna les talons, mieux valait ne pas rester sur le terrain de chasse des vampires. Il devait rapidement se trouver une cachette pour la nuit, sinon la suite risquerait d’être beaucoup moins drôle pour lui.
Ludwig regarda le talisman qu’il avait trouvé sur le cadavre du magicien… celui-ci ne l’avait aidé d’aucune façon et le cultiste fut tout de même déçu. À part modifier son physique et sa mentalité, celui-ci ne faisait presque rien d’autre…
À force de déambuler et au détour d’une rue, il se retrouva face à une belle maison d’apparence bourgeoise, abritant sûrement quelqu’un de haut placé. Ludwig frappa trois fois à la porte et attendit que des bruits de pas se fassent entendre. Lorsque les bruits se firent entendre et que la porte s’ouvrit, il proclama avec tous le respect qu’il se devait:
Ludwig Schiller :Vous seriez des plus aimables si vous me permettiez de dormir chez vous pour la nuit... En échange, je m'engage à ce qu'aucune personnes de néfastes ne s'approchent de cette maison... S'il vous plaît...
Utilisation des compétences Séduction et Charisme, si besoin
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 18:45, modifié 1 fois.
Raison :6 xps / Total d'xps : 35
Profil de Ludwig Schiller, Voie du disciple de Slaanesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 8 | Cha 12 | Int 9 | Ini 8 | Att 10 | Par 8 | Tir 8 | NA 1 | PV 65/65
L’arsenal:
- Hache Chaotique (Dégâts 10 / Arme à 1 main.)
- Veste de cuir (Partie couverte: Torse, dos et bras / Points de protection: 5.)
- Amulette de Slaanesh
- Corde
- Outre
- Couverture
- Flûte
- Pépites d'or (lot de 5 d'une valeur de 30 pistoles)
- Chocolat Hanté (+1D12 PV mais risque d'indigestion)
- 2 Bombes “MoNamI BouLeY”
Compétences:
• Charisme - niveau 1
• Séduction - niveau 1
• Musique - niveau 1
• Arme de prédilection - niveau 1
• Eloquence - niveau 1
• Réflexes éclairs - niveau 1
• Corruption - niveau 1
• Baratin - niveau 1
Ludwig obtient une mutation ! Séduisant : Des doigts invisibles vous courent sur le visage, en effaçant les imperfections et rehaussant votre beauté naturelle. Vous gagnez 2 points en CHAR chaque fois que vous acquérez cette mutation. De plus, vous bénéficiez d'un bonus cumulatif de 1 aux tests utilisant la compétence Charisme.
Test de séduction (+1 charisme, +1 séduction, +1 Séduisant : +3, 16 de charisme au total !) = 10, réussi !
Ludwig avait de la chance, beaucoup de chance : Celle qui lui ouvrit, une jolie brune ouvrant de grands yeux effrayés, nota immédiatement ses multiples contusions au visage et sur le reste de son corps, il était donc humain donc conclusion logique, il fallait lui venir en aide; Elle le fit rapidement entrer avant de rapidement refermer la porte derrière elle, tandis que derrière celle-ci un hurlement de détresse et de pure douleur retentissait : La chasse avait commencée... Il était à présent dans les quartiers des domestiques, et un bon feu bien alimenté ronflait dans le cheminée face à lui...
Au dessus un petit chaudron dégageait une irrésistible odeur, c'est alors que le slaaneshi se rendit soudain compte qu'il mourrait de faim, mais quelque chose d'autre clochait : Depuis quelques instants il sentait son visage le démanger comme si des milliers de petites mains étaient en train de l'effleurer, et à chaque touche il sentait la partie frôlée se plier sous la caresse... Vraiment troublant, mais pas désagréable, de plus la sensation s'estompa rapidement, ne lui en laissant qu'un vague souvenir doux amer... Reportant son attention sur la domestique, il s'aperçut qu'elle était plutôt jolie, si l'on excluait qu'elle était terrifiée et qu'elle tremblait de tous ses membres... Apercevant son regard elle baissa le regard honteuse tandis qu'elle tentait de se justifier :
-"Mon maître m'a faite venir d'un autre village, au delà de la Sylvanie, je ne suis pas habituée à tout... A tout ça..."
Elle mettait tellement de sens dans ces trois mots, elle avait l'air tellement désespérée et à bout, que Ludwig sut d'entrée de jeu qu'elle serait facile à convertir, tout plutôt que de servir de repas aux immortels qui rôdaient dehors... Par contre, envisager d'en faire une guerrière était hors de question, si elle réagissait de la sorte en situation de combat elle serait parmi les premiers à tomber...
* * *
Tandis qu'il réfléchissait de la sorte Saâhldil sommeillait dans le salon, enveloppée dans une chaude couverture de laine... Le propriétaire des lieux l'avait embauchée en tant qu'homme (femme) de main, n'ayant aucun autre engagement elle l'avait suivie jusqu'en Sylvanie, la terre des vampires... Elle connaissait très peu de choses sur le sujet, juste les racontars habituels qu'on se chuchotait dans toutes les tavernes du vieux monde... Pour l'instant elle n'en avait rencontré aucun, et n'était nullement pressée de le faire : Son employeur la payait bien, lui fournissait le vivre et le couvert, et pour l'instant ne lui avait confiée aucune tâche d'aucune sorte !
Aussi se contentait-elle de profiter du luxe si rare de l'oisiveté, mais il faudra bientôt qu'elle reprennes sa route, un véritable guerrier vit dans le combat, pas en dégustant des petits fours et en se prélassant au coin d'un feu ! Elle fut distraite de ces mornes réflexions par un bruit venant des cuisines, à moins qu'il ne s'agisse du coin réservé aux domestiques ? Elle ne connaissait pas bien cette zone ce qu'elle regretta instantanément, avant de se lever et d'aller voir de quoi il en retournait...[/align]
Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 10 | Cha 15 | Int 15 | Ini 11 | Att 9 | Par 9 | Tir 9 | Na 2 | PV 75
Déistra Noiredextre
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Le froid est comme un amant désagréable qui s'attarde alors qu'il aurait dû quitter la place des heures auparavant. Il s'insinue, vous colle à la peau, vous couvre d'attentions qui vous agacent. Son baiser fait frissonner de déplaisir, et s'il inspire autant de recul, c'est parce qu'on sait d'avance qu'il va être difficile de s'en débarrasser. C'est pourquoi la chaleur présente un tel visage, si aimable et hospitalier, à celui qui erre sur les chemins parfois glacés du Vieux Monde. Elle vous réconforte, vous apaise, chasse le souvenir de l'ingrat de votre tête pour venir vous plonger dans une somnolence enfantine. Mais c'est bien elle la plus mauvaise compagne. Le froid a le mérite de garder l'esprit alerte, sur le qui-vive. Il est pénible à supporter mais salutaire. La tiédeur de cette maisonnée, rehaussée par la couverture dans laquelle je m'étais enveloppée, était à bien des égards une ennemie encombrante et dangereuse. C'était ainsi que mon maître m'avait appris à penser à Cathay...
Ceci dit, le confort du calme entre quatre murs ne pouvait pas nuire tant qu'on n'en profitait que quelques jours, voire semaines, n'est-ce pas ? Il n'y avait aucun mal à prendre le temps de se débarrasser du poids de la route et de l'errance...
En parlant de calme, je commençais à m'interroger sur l'espérance de vie de celui au sein duquel j'étais plongé. C'était la première fois que je venais en Sylvanie, et je devais bien avouer que les histoires de vampires ne m'impressionnaient pas vraiment. Elles m'intriguaient.
Mon employeur n'avait pas été loquace sur le sujet et je ne l'avais pas interrogé sur ce point, n'ayant aucune envie de passer pour une froussarde. Il ne faut pas croire que je n'admette pas mes peurs : c'est sagesse que de redouter ce qui est légitime de l'être. Mais c'est également sagesse que de montrer le contraire aux yeux du monde, à plus forte raison lorsqu'on vit par l'épée.
A ce sujet, je posais mon regard sur la lame qui reposait à un mètre à peine de moi, posée en travers contre un meuble et soigneusement fourrée dans son baudrier. Fine, élégante, la rapière était une arme que j'utilisais depuis longtemps ; pas celle-ci précisément, évidemment, mais le style de combat qu'elle imposait semblait me correspondre de façon intime. Mon arrivée à Cathay m'avait conforté dans cette idée, et tout le temps de mon apprentissage auprès du vieil homme qui m'avait recueillie, pour la troisième de mon existence, je l'avais en grande partie consacré à cette vive langue d'acier. Sa voix aurait pu résonner à mes oreilles... "A quoi sert de trancher quinze pouces de métal et de chair lorsqu'on peut se contenter d'en transpercer six ?"
Je sursautais lorsqu'un bruit me parvint au même instant, m'interrogeant en un éclair si ce n'était pas lui qui surgissait à mes côtés. Poussant un soupir exaspéré face à ma propre réaction, j'entrepris de me dégager lestement de mon cocon de laine, gisante que j'étais à reposer sur un fauteuil, pour chausser les bottes que j'avais déposées juste à côté. Dans le but de faire montre d'une attitude professionnelle plutôt que par besoin, j'enfilais le baudrier, qui comportait par ailleurs une dague au flanc droit, et adoptais un masque de fer sur le visage. De quelque origine que fût ce bruit, je devais faire comme s'il pouvait représenter une menace.
Les apparences justifient au moins la moitié de la solde de quelqu'un comme moi...
Je m'orientais dans la demeure comme un loup en chasse, à ceci près que la bête ignorait si elle allait vers la forêt ou le lac. J'avais cru que le son provenait de la cuisine, mais maintenant que j'y réfléchissais en ayant chassé au loin les bribes de ma torpeur, je me demandais s'il ne s'agissait pas du quartier des domestiques. Je préférais d'ailleurs cette option-ci.
Moins il y aurait d'objets tranchants, perçants, et même contondants dans les environs quand j'avais éventuellement du boulot, et plus j'étais contente.
Contente, oui, on pouvait dire que je l'étais. Mon retour jusqu'à l'Empire se déroulait sans réelle anicroche, et pour une fois dans ma vie j'avais l'impression que la fortune était prête à me sourire. Je volais de mes propres ailes, et je me sentais profondément indépendante. Grâce à mon passé, sa rudesse peut-être... qui ne me permettait que d'en mieux comprendre encore la valeur des choses paisibles et sereines. Cette maison, bien que de Sylvanie, contrée sinistre s'il en était, reposait en paix et j'entendais bien que cela dure. La paix des vivants, évidemment. Celle des cimetières avait toujours eu ce petit côté définitif qui ne seyait décidément pas à la vision idéale que je me faisais du repos.
Quelques pas rapides plus loin, j'étais fixée. La cuisine, forcément. Il flottait dans l'air réchauffé le fumet naissant d'un ragoût en train de mijoter - le genre de plat qu'on retrouve dans tous les bivouacs, surtout par saison froide, et qui s'agrémente de tout et n'importe quoi selon le campement. Mon ventre me rappela qu'il n'était pas spécialement remplit, mais je lui renvoyais un message équivoque. "La ferme !"
A force de se serrer la ceinture, on apprend à mettre la faim dans un petit coin de sa tête et à l'occuper un moment, avant qu'elle ne pique une crise et vous lance une série de crampes.
Je découvris non loin du chaudron odorant la toute nouvelle servante de mon employeur. Une jeune femme de taille moyenne, aux longs cheveux bruns, et qui avait des yeux assez grands pour y placer une bonne partie de la candeur du monde, ce qui n'était pas rien. En parlant de candeur, elle faisait face à un parfait inconnu. Lui aussi semblait en connaître un rayon sur l'innocence, ou à tout le moins l'espérance déçue, comme semblait l'attester les marques toutes récentes qu'il arborait. Cet homme-là avait dû rencontrer un toit par inadvertance, à moins...
Cet homme ? Ce... garçon ? Je plissais les yeux. Les ecchymoses ne parvenaient même pas à estomper sa juvénilité, encore moins sa beauté qui avait une petite touche... stupéfiante. Dans le cadre lugubre de la Sylvanie, il détonnait encore plus que moi ou son interlocutrice originaire d'au-delà des frontières de cette région. Ses cheveux en bataille, son col déchiré, ses yeux sombres... Mon regard ne cessait de le détailler, de le scruter, et j'avais le sentiment désagréable que je le faisais malgré moi.
Je secouais légèrement la tête, pour me reprendre. Quoi qu'il en soit, le nouveau venu n'était pas un danger, encore moins un importun puisqu'il avait plus l'air de se faire recueillir par la jeune femme, comme on réfugie naturellement un oiseau blessé. Allons donc, autant faire les présentations...
Je me portais à leur hauteur en m'armant d'un sourire modéré. Pour bonnes qu'aient été les intentions de notre servante au grand coeur, ça restait à mon employeur de décider si ce gamin pouvait rester pour le souper ou non. J'avais peut-être l'air de présumer un peu vite de son âge, mais pour moi, celui-ci ne se déterminait pas en années... Et d'office, tant qu'on ne me prouvait pas le contraire, on était à mon regard aiguisé un loupiot, pas davantage.
A moins d'avoir la carrure d'un ours, naturellement. Les préjugés galopent dans le milieu au sein duquel j'évoluais.
"Bonjour, jeune homme. Je m'appelle Saâhldil, et j'aide l'hôte de cette maison à la tenir en ordre, avançai-je avec un regard appuyé en direction de la servante. Autant éviter les méprises... J'aurai trouvé fâcheux qu'il s'attarde trop longtemps sur une illusion. Je ne peux pas vous garantir l'abri au nom du propriétaire, mais en attendant un éventuel verdict, vous êtes le bienvenu tant que rien qui ne doit y rester ne disparaît des environs."
On ne savait jamais. La tentation pouvait être forte pour un miséreux, même si notre invité incongru n'avait pas l'air de ceux-là. Il inspirerait presque la confiance, pour quelqu'un qui parvient à s'attirer assez d'ennuis jusqu'à obtenir cette tête-là.
D'ici là, il pouvait être intéressant de savoir ce qui justement l'avait amené dans cette situation. Je le dévisageais dans une sorte d'expectative, ne voulant me faire ni accueillante, ni hostile...
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 18:46, modifié 1 fois.
Raison :6 xps / Total d'xps : 6
"Tendre vers un idéal. S'imposer un code d'honneur. Vivre selon ses principes... Il n'y a pas de plus grande priorité."
"J'ai peur de la part de vérité qu'il y a dans le fait que le bien soit affaire de raison, et le mal affaire de motivation."
Cliquetas et loquets déverrouillés, et la porte s’ouvrit rapidement, dévoilant une jolie brune. Au vue de son accoutrement, cette jeune femme devait être une domestique. Les yeux de Ludwig la détaillèrent une fraction de seconde, avant de pénétrer lentement à l’intérieure de la demeure. La chance semblait enfin sourire au cultiste et après ce qui lui était arrivé précédemment, il pouvait pousser un petit soupir de soulagement et de satisfaction. Il entendit la domestique refermer la porte et ses divers verrous. Le Slaaneshi esquissa un petit sourire sournois en la regardant faire, sans se douter qu’un danger peut-être encore plus grands que les vampires, qui venaient d’ailleurs de commencer leurs chasses, venait de se glisser dans le demeure de son maitre…
Tant que le cultiste se trouverait dans cette demeure, il serait en sécurité. Ludwig Schiller s’avança dans la demeure du noble suivit par la domestique, son s’attardant partout pour détailler le lieu dans ses moindres détails. Le maitre de la demeure devait certainement dormir vu l’heure avancée de la nuit.
Maintenant qu’il avait enfin réussi à entrer chez quelqu’un, il devait trouver un moyen de corrompre la domestique, qui semblait terrifiée. Elle avait l’air tellement désespéré et à bout, que le Slaaneshi se dit que ça serait une tâche aisée de la convertir au Prince des Plaisirs.
Une fois cette jeune femme convertie, il pourrait s’occuper du chef de la maison et cela lui ouvrirait de bonnes portes pour développer un réseau de contacts avec d’autres nobles de la ville. Ludwig se tourna une nouvelle fois vers la domestique pour lui faire part de sa compassion.
Ludwig Schiller :Je n'ose imaginer l'état et le stress dans lesquels vous devez vous trouver actuellement... La présence des vampires doit certainement vous peser beaucoup... Surtout si vous n‘étiez pas habituer à ce genre d‘ambiance… Je comprends les gens qui se tournent vers des entités, dont il ne faut pas prononcer les noms, pour éviter de se retrouver dehors et de servir de repas aux immortels qui rôdent dans les rues…
Alors que je m’approchais d’elle pour la prendre dans mes bras et la façonner à l‘image du Dieu des Plaisirs, un autre femme fit son apparition dans la salle…
Cette femme était si belle ! Ses cheveux d’un noir profond était coiffé avec style grâce à la perle qu’elle avait glissé dedans. Ses traits étaient fins et son teint était légèrement basané. Habillée de légers vêtements, qui faisaient ressortir un corps aux formes non négligeables, oh que non…
"Bonjour, jeune homme. Je m'appelle Saâhldil, et j'aide l'hôte de cette maison à la tenir en ordre. Je ne peux pas vous garantir l'abri au nom du propriétaire, mais en attendant un éventuel verdict, vous êtes le bienvenu tant que rien qui ne doit y rester ne disparaît des environs."
Le regard de Ludwig croisa celui de la dénommée Saâhldil et je la fixa durant quelques secondes avant de prendre la parole:
Ludwig Schiller :Merci de votre compréhension, je m'appelle Ludwig Schiller. Et si vous me permettez, vous êtes vraiment d'une beauté magnifique. Je suis encore désolé pour cet incident et d'abuser ainsi de votre hospitalité mais j’espère que l’hôte de cette maison me permettra de me reposer ici avant de repartir…
Ludwig s’approcha de quelques pas pour se retrouver relativement proche de la guerrière, une bonne trentaine de centimètres séparait les deux visages. Délicatement, le cultiste posa un doigt qu’il fit glisser le long de sa joue droite toute en la fixant dans les yeux, d’un regard intense et brûlant.
Ludwig Schiller :Une femme telle que vous serait digne d‘être Reine et non mercenaire, d‘avoir des serviteurs chantant votre beauté… sans jamais que votre flamme s‘éteigne…
Charisme et séduction + ma mutation pour séduire la domestique… après je sais pas si ça marche sur le PJ, si oui, je fais pareil sur Saâhldil
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 18:46, modifié 1 fois.
Raison :6 xps / Total d'xps : 41
Profil de Ludwig Schiller, Voie du disciple de Slaanesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 8 | Cha 12 | Int 9 | Ini 8 | Att 10 | Par 8 | Tir 8 | NA 1 | PV 65/65
L’arsenal:
- Hache Chaotique (Dégâts 10 / Arme à 1 main.)
- Veste de cuir (Partie couverte: Torse, dos et bras / Points de protection: 5.)
- Amulette de Slaanesh
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Compétences:
• Charisme - niveau 1
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Plus de mutation, donc seulement charisme et séduction...
Test de charisme comparé : Lors d'interactions avec d'autres Pjs, au lieu de simplement interpréter le résultat du test on lance un second jet, en appliquant un malus correspondant à la différence entre le chiffre minimum à obtenir et le résultat obtenu...
Exemple : Ludwig tente de séduire Saâhldil, il lui faut faire 13 ou moins pour réussir : Il obtient 10, je lance donc le jet de Saâhldil en appliquant un malus de 3 à son jet... Dans tous les cas elle ne lui sautera pas au cou, le choix reste sien d'obéir ou non aux émotions qu'il lui inspire, bien que celles-ci deviendront de plus en plus intenses au fur et à mesure des réussites... Voyez ça comme le conflit entre la tête et le coeur, l'un des plus vieux trucs du monde...
Test de Ludwig, usage de charisme et séduction : 13 ou moins à effectuer...
Test de charisme : 19, test raté ! (Et promis j'y suis pour rien ! ><)
Malgré les propos enjôleurs de Ludwig, la jeune femme était une guerrière, et ce n'était pas la première fois qu'on tentait de lui faire du charme... Sa tentative de séduction tomba donc à plat... Pire encore, l'espace d'un instant celle-ci entraperçut son ancienne forme, celle qu'il haïssait plus que tout car elle lui rappelait sa vie d'avant, et la trahison de Camélia, mais cela, elle ne pouvait pas le savoir... L'image fut fugitive et ne dura pas, l'espace d'un battement de paupières et il en fut fini de ce curieux phénomène...
La servante quand à elle ne s'était aperçue de rien, tout au plus battit-elle légèrement les paupières comme si elle avait eue une poussière dans l’œil, mais au moins avait-elle cessée de trembler, la présence d'une personne armée fut-elle une femme ayant cet effet rassurant sur les faibles et les simples d'esprits... Remontant nerveusement l'étoffe de laine qui lui couvrait les épaules, elle balbutia nerveusement :
-"Dame, je... Je vais lui donner un peu de soupe en attendant, on ne peut décemment ouvrir la porte à cette... A cette heure vous comprenez, le maître est très à cheval là dessus... A cette heure il doit être dans son étude à faire ses comptes, donc impossible de le déranger jusqu'à demain matin... Il peut sans doute rester pour la nuit ? Il doit rester une chambrée libre dans le quartier des domestiques, elle est un peu poussiéreuse mais cela devrait suffire pour la nuit..."
Apparemment pour elle, le jeune homme couvert de bleus en face d'elle représentait un danger moindre comparé à ce qui risquait d'entrer si elle entrouvrait la porte ne serait-ce qu'un instant... Elle ne lui laissa pas le temps de répondre se ruant vers la sortie, sans doute était-elle allée chercher la soupe dont elle parlait... Ils étaient désormais seuls tous les deux, libres de parler sans qu'on surprenne leur conversation...[/align]
Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
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Déistra Noiredextre
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Je rêve ? Non, je ne rêve pas. Il sort d'un piétinement quelconque, je lui fais comprendre qu'il doit se tenir un carreau et que, même si je n'ai rien contre le fait de ramasser une pauvre hère, je ne peux rien garantir sur ses possibilités exactes de rester dans les environs immédiats, et il trouve encore le moyen de me jouer les coeurs fleuris ? En réalité, la scène m'aurait faite sourire s'il n'y avait pas eu ce sentiment dérangeant, presque malsain... Etait-ce en Sylvanie que les choses prenaient ce tour si lugubre, ou ma fatigue qui me jouait des tours ? Une fatigue bien peu probable après une heure passée à se prélasser, et une semaine à ne rien faire.
Oui, d'ordinaire, j'eus été amusée de ses mots et peut-être même de son geste. Mais il semblait y avoir tellement cru... Un peu comme une sorte de prédateur. Ca n'avait pas été une plaisanterie, mais bien une tentative.
C'est pourquoi mes lèvres n'avaient pas frémi pour se relever lorsque ses paroles avaient atteint mon oreille. C'est pourquoi je m'étais prodigieusement raidie lorsque sa main avait touché ma joue. C'est pourquoi nulle chaleur amicale n'avait éclairé mes yeux lorsqu'il y avait rivé les siens, brûlants, presque fiévreux. Cet enfant était bien étrange... Le sérieux de ses propos, voilà ce qui m'avait tant déstabilisée.
Je déglutis. Non pas qu'il m'avait émue, ou touchée. Il était venu avec le bélier, la catapulte et le tambour en me parlant de reine et d'éternité. Le langage du corps, chez les mercenaires, était toujours plus parlant que celui de la langue. Mais je me forçais à avaler ma salive parce que je n'aurai jamais dû trouver un tel garçon soudain si... inquiétant ? Dérangeant...
Je profitais de la fuite hâtive de la domestique pour rompre avec le regard du dénommé Ludwig, observant son départ. Elle aussi n'était pas tout à fait transparente. Il y avait eu de la peur dans sa réaction. Son maître, mon employeur. Et soudain, je m'éveillais.
Tout comme on peut soudain recevoir une douche froide, l'esprit aiguisé et affûté qu'on s'est acharné à façonner peut subitement se réveiller, se dégainer de la gangue alanguie dans laquelle il dormait. Cette histoire de comptes, bien sûr. A moins d'être un maniaque, ou cupide prononcé, aucun homme tel que notre hôte ne ferait ses comptes, surtout toute la nuit. Il aurait quelqu'un pour se charger de cette tâche. Et ce n'était sans doute pas en Sylvanie qu'on craignait de se faire arnaquer par un serviteur. Le renvoi prenait des goûts définitifs dans les environs.
Mais... ma parole... me mettrai-je à douter ? J'avais vu bien des choses effrayantes dans mon errance, même si je n'avais pas seulement entendu un dixième de ce que nombre de mercenaires confirmés avaient vécu. Mais commencer à accorder du crédit à des histoires des vampires... Les gens d'ici y accordaient foi, très bien : c'était superstition. Les Bretonniens s'entêtaient à disposer d'un comté maudit, soit ! ils avaient besoin de se trouver un pendant sombre pour se faire leurs dents. Mais rien ne me forçait à considérer ces bêtises.
Rien ne le devait.
- Ludwig, c'est ça ? Ne m'en veuillez pas, vous êtes vraiment quelqu'un de mignon, c'est pourquoi je vais vous donner ce conseil... Revenez me voir dans quelques années, je vous verrai autrement. Et portez le bouc.
Il n'y avait à peine qu'une once de raillerie dans ma voix. Je le ménageais parce que j'en voulais plus à moi-même qu'à lui. Auquel cas, j'aurai été autrement plus nette et brutale.
- Maintenant, je vous propose d'aller voir mon employeur, malgré tout. Je doute qu'il apprécierait de n'être mis au courant que le lendemain qu'un étranger a dormi sous son toit. Ce n'est pas une tentative pour vous virer d'ici, sachez bien, mais vous comprenez ma position, je suppose...
Il y avait plus de vérité que de prétexte dans mon discours. Du moins est-ce ce que j'espérais, car sinon, une question venait très vite à mon esprit. A quoi serait-ce prétexte que de provoquer pareille rencontre ? Etait-ce entre mon employeur et Ludwig, ou entre mon employeur et moi...?
Je me détournais à moitié, m'apprêtant déjà à y aller.
Hum. Mais allez où ? Où était cette foutue étude, déjà...
Ce n'était pas possible de ne pas distinguer le quartier des domestiques de la cuisine, mais alors aller du salon à un bureau, ça ne devrait vraiment pas être sorcier !
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 18:47, modifié 1 fois.
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"Tendre vers un idéal. S'imposer un code d'honneur. Vivre selon ses principes... Il n'y a pas de plus grande priorité."
"J'ai peur de la part de vérité qu'il y a dans le fait que le bien soit affaire de raison, et le mal affaire de motivation."
Je ne pense pas ce qui va être dit dans le post suivant... c'est juste Ludwig qui est vexé que tu ne tombes pas sous son charme
Ludwig Schiller dû réprimer une expression de colère au vu de la réaction de cette idiote de garde du corps. Elle ne perdait rien pour attendre… Il ne dit cependant plus un mot et acquiesça d’un signe de la tête lorsque la femme lui indiqua qu’il devrait revenir dans quelques années pour pouvoir la séduire. Et il devrait, en plus, porter un bouc ridicule.
La domestique, quant à elle, serait beaucoup plus facile à corrompre. Au vue de son regard envers Ludwig, l’étranger semblait représenter pour elle qu’un moindre danger. Elle ne semblait pas trop avoir peur du cultiste et était terrifiée par les monstres qui rôdaient dehors. Celle-ci s’absenta pour aller lui chercher de la soupe… laissant Ludwig seul avec cette sauvage… insensible au charme de ce jeune garçon.
Saâhldil proposa à Ludwig d’aller voir l’hôte de cette maison pour pas qu’il ne soit surpris de découvrir un étranger le lendemain dans sa demeure. D’un hochement de tête, le jeune homme lui fit comprendre qu’il la suivait.
Ludwig suivit donc la mercenaire hors de la cuisine pour déboucher dans un grand couloir avec plusieurs portes sur les côtés. Le cultiste eut à peine le temps de se retourner pour observer cet endroit, que la femme avait disparue. Le Slaaneshi se mit à courir et la rattrapa un peu plus loin.
Ludwig ne pouvait rester sur l’échec de tout à l’heure. Il voulait que Saâhldil le voit d’une autre façon. Et non pas en tant qu’un simple jeune homme sortant à peine de l’adolescence.
Ludwig Schiller :Je ne tenais pas à me montrer insultant ou discourtois avec vous, mais si je dois passer la nuit dans cette demeure autant faire connaissance… en plus vous avez l'air d’un personne vraiment charmante et de bonne compagnie... Ai-je tort ?
Charisme et Séduction, si besoin
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 18:49, modifié 1 fois.
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Profil de Ludwig Schiller, Voie du disciple de Slaanesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 8 | Cha 12 | Int 9 | Ini 8 | Att 10 | Par 8 | Tir 8 | NA 1 | PV 65/65
L’arsenal:
- Hache Chaotique (Dégâts 10 / Arme à 1 main.)
- Veste de cuir (Partie couverte: Torse, dos et bras / Points de protection: 5.)
- Amulette de Slaanesh
- Corde
- Outre
- Couverture
- Flûte
- Pépites d'or (lot de 5 d'une valeur de 30 pistoles)
- Chocolat Hanté (+1D12 PV mais risque d'indigestion)
- 2 Bombes “MoNamI BouLeY”
Compétences:
• Charisme - niveau 1
• Séduction - niveau 1
• Musique - niveau 1
• Arme de prédilection - niveau 1
• Eloquence - niveau 1
• Réflexes éclairs - niveau 1
• Corruption - niveau 1
• Baratin - niveau 1
Réussite avec un résultat de 8 ou moins : 13, tu te souviens que l'étude est à l'étage mais sans plus...
Test de séduction de Ludwig (Malus de 1 car tentative précédente, bonus de 2 car usage de charisme et séduction) :
Réussite avec un résultat de 12 ou moins : 7 réussi, si c'est pas malheureux...
Test de charisme confronté (Malus de 12-7 = 5, donc réussite sous 3 ou moins, ma pauvre Saâ...) : 18, avec un résultat de ce genre je sais plus si je dois rire ou pleurer... --"
Saâ ne réussissait pas à se rappeler de l'emplacement de l'étude, bon d'accord elle se situait à l'étage, mais après ? Il était cependant bien plus intéressant de se concentrer sur les délicieux picotements situés dans son bas-ventre, ainsi que la courbe sensuelle que faisaient les lèvres du jeune homme... Chose étrange tous ses signaux d'alerte résonnaient dans son esprit, mais elle était comme anesthésiée, il lui devenait de plus en plus difficile d'y prêter attention... Une multitude de pensées incongrues lui traversaient la tête, comme le goût que pouvaient avoir ses lèvres, ou la sensation qu'elle ressentirait si elle était étreinte par ses bras si accueillants... Elle était sur le fil du rasoir, et il ne lui manquait plus qu'une légère poussée pour plonger dans l'abîme...
Saâ désolée hein, mais avec un résultat de 18 je pouvais pas faire autrement... Une fois encore, il ne s'agit que des réactions de ton corps, à toi de décider si tu veux le laisser aux commandes ou si ton entraînement martial te permets de passer outre hein... Mince, mon plan machiavélique est en train d'être retardé !
Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
Profil: For 7 | End 8 | Hab 10 | Cha 15 | Int 15 | Ini 11 | Att 9 | Par 9 | Tir 9 | Na 2 | PV 75
Déistra Noiredextre
Magus de Slaanesh, ex-Sybarite, branche de Nuln
Gratifications sexuelles, promotions canapés, pourvoyeuse de débauche, masseuse confirmée
Disponible 24/24h, 7/7j, Sur simple demande plus ou moins légale
Pour la contacter, faire le 66.66.66.66.66
Je ne tenais pas à me montrer insultant ou discourtois avec vous, mais si je dois passer la nuit dans cette demeure autant faire connaissance… en plus vous avez l'air d’un personne vraiment charmante et de bonne compagnie... Ai-je tort ?
Je cillais. D'un seul coup, le souffle m'avait quittée, avait déserté ma poitrine, me faisant délicieusement souffrir. Délicieusement, car manquement du coeur, cette soudaine dégringolade, je la connaissais bien. Elle ne laissa qu'une gorge brutalement serrée, une bouffée de chaleur aux tempes et aux joues. Et mon corps reprit sa vaillance, aussi subitement qu'il avait chancelé. Ma respiration se dégagea, mes poumons se déployèrent de nouveau. Mais sa phrase ne me quittait pas. C'était plutôt inhabituel. Ses mots étaient polis, flatteurs, mais ne disposaient pas de la subtilité et de la saveur qu'ont les propos qui sonnent à mes oreilles comme des carillons capiteux, ces jeux de la langue, de l'esprit, qui me séduisent... Et pourtant ceux-là m'avaient séduite. Je ne comprenais pas.
Mon regard s'égara sur le visage du jeune homme. Jeune, oui, mais était-il vraiment ce garçon que j'avais cru voir ? Etait-ce de l'amusement dans ses paroles ou de la gravité ? J'eusse préféré le premier, mais rien n'était moins sûr. Ses lèvres étaient fines mais pleines à la fois... je ne pensais pas avoir vu pareille bouche auparavant. Je veux dire, maintenant je le voyais d'un autre oeil. Ca n'avait strictement aucun sens, mais le fait était.
Il m'attirait.
Evidemment, il n'y avait rien de mal à ça. J'avais désiré beaucoup d'hommes, et l'errance d'une mercenaire, que c'est bien là ce à quoi se résument ses prétendus itinéraires, implique trop de tensions pour ne pas impliquer une certaine passion. Oui, j'avais eu de la passion pour des guerriers et des fermiers, pour des érudits tout comme pour j'en avais eu pour des incultes. C'est là la différence entre la tendresse et le désir. Celui-là ne m'inspirait pas la douceur ; il m'instillait la brutalité. La possession.
Je battis des paupières, cherchant à chasser ce sentiment. En vain. Il faisait nuit, nous étions seuls... Le sang chauffait, et je commençais à m'énerver.
Contre moi, pour cette envolée impérieuse. Contre lui, pour cette façon qu'il avait eue de faire ainsi virevolter mes sentiments. Contre moi à nouveau, pour lui en vouloir...
Ce n'était pas possible de tomber ainsi en pleine... contradiction ! Je m'écartelais moi-même entre ce magnétisme subit et la discipline que j'avais si chèrement payée ! Je m'étais toujours fait une fierté de tout ce que j'avais pu acquérir à Cathay, et je pensais pouvoir résister mieux que ça... Mais tel n'était pas le cas. Je me serais bien giflée si j'avais été seule.
Un souffle électrique sur la peau du bas-ventre... Par les dieux, je me comportais en adolescente énamourée ! Moi dont les premières "amoures" avaient débuté par la force...
J'aurai pensé ma peur d'antan effacée, mais elle n'était qu'enfouie, je m'en apercevais. Malgré ma carapace, je demeurais bien fragile. Une pensée ni rassurante, ni très glorieuse.
- Oui, bon... L'étude, c'est... Mince, je ne sais plus, marmonnai-je en cherchant infructueusement à me dérober au regard de Ludwig. Ah ! C'est à... à l'étage...
Je m'adossais au mur en me passant les mains sur l'arrière de la nuque, rassemblant fugitivement mes cheveux. Je m'interrompis au milieu de mon geste, pour une fraction de seconde seulement - plus longtemps, réalisai-je, j'aurai vraiment eu l'air d'une idiote. Un doute m'avait transpercé le ventre. Ce mouvement avait-il été un signe de malaise, comme je le croyais, un moyen de soulager la tension qui m'avait tétanisée, ou bien était-ce une parade de séduction, soulevant la poitrine, dégageant mon visage ? Si même mon inconscient s'y mettait, j'allais jouer contre Ludwig, moi et lui en même temps !
"Saâhldil, ma pauvre petite ingénue, tu n'es pas sortie de l'auberge !"
Bon. Ce gamin... ce jeune homme venait de me remuer comme le fond d'une marmite, et même de me faire gagner un degré ou deux de température, soit. Je n'allais tout de même pas lui sauter dessus...
Et pourtant, il était juste là. Devant moi. Si ça continuait comme ça, je risquais bien de lui arracher un baiser en le plaquant au mur...
Mais qu'est-ce que je racontais, là ? Ferme les yeux, ma grande, ferme les yeux, arrête de le dévisager.
- Je n'en ai que l'air, simplement, au fond je n'ai vraiment rien d'extraordinaire.
"Là, me murmura la voix de la femme qui convoite, c'est le moment où tu passes au tutoiement."
- Et dis-moi, si tu me racontais ce qu'il t'est arrivé à cette heure-ci ? J'ai cru comprendre que les gens d'ici n'aimaient pas trop tarder une fois les étoiles dans le ciel. Ces histoires de vampire...
Rien ne me disait qu'il n'était pas originaire de cette contrée, en fait. Mais comment aurait-il pu appartenir au paysage sinistre de la Sylvanie ? Il ne collait pas à ce pays tout simplement...
- Ca ne me regarde pas, je te l'accorde. Disons que c'est pour "faire connaissance"...
Mais ! C'était un sourire enjôleur que je lui avais dédié, là ? Oh non...
Modifié en dernier par Déistra le 03 juil. 2011, 18:50, modifié 1 fois.
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"Tendre vers un idéal. S'imposer un code d'honneur. Vivre selon ses principes... Il n'y a pas de plus grande priorité."
"J'ai peur de la part de vérité qu'il y a dans le fait que le bien soit affaire de raison, et le mal affaire de motivation."