Une dure vie de serpent [Hérikos]
Posté : 18 mai 2018, 23:26
La vie d'un homme-bête était dure en général. Créatures du Chaos par excellence, promptes à la violence comme à la colère, ces monstres étaient une véritable plaie pour les impériaux et leurs alliés, pullulant dans les forêts comme un cancer et sortant massacrer des innocents à la nuit tombée. Mais si l'érudit vous dira que la vie d'une harde est souvent complexe et pleine de dangers, la vie d'une harde dans la Wissenland, elle, est bien pire encore. Déboisée depuis longtemps, riche et militairement sans faille, pratiquement épargnée par la Tempête du Chaos, la région la plus riche de l'Empire après le Reikland était un véritable défi à traverser pour les rejetons des ténèbres.
Surtout que si des rumeurs étaient parvenues aux oreilles multicolores des fils du mal concernant une catastrophe dans la capitale régionale, il fallut rapidement admettre qu'elle était... Infondée!
Rien ne laissait percevoir dans les alentours un évènement particulièrement odieux ou même simplement gênant pour l'Empire. Au contraire même, d'après les quelques éclaireurs revenus d'exploration la ville semblait dans un état impeccable et bourrée de civils comme de soldats! Si l'on devait rajouter à cela que les seules forêts encore présentes dans la région étaient parcellaires et lacunaires en vivres et surface, il commençait à y avoir beaucoup de facteurs en défaveur de nos amis monstrueux.
Pour l'instant, la harde d'Ulgrepf, le puissant seigneur minotaure, était en train de se reposer dans les bois de Grissenwald, non loin de la capitale économique. Entouré de ses chamans, le meneur incontesté ruminait sa colère. On lui avait menti, à lui! Il n'en revenait pas, ne comprenait pas, cherchait à étendre sa colère sur n'importe quel idiot suffisamment imprudent pour lui adresser la parole.
En bref, comme tous les bovidés, il ruminait.
Comme tous les camps d'hommes-bêtes, la harde, composée de deux cent membres en comptant les mutants, s'était divisée en strates strictes centrées autour du feu de joie. Les meilleurs guerriers et les lieutenants du chef, ainsi que le dirigeant lui-même dormaient au chaud, les chamans juste derrière eux. Suivaient ensuite les élites du clan, notamment les terribles bourreaux, puis les guerriers gors, les ungors, les brays et enfin les changepeaux, trop faibles pour se faire une place au chaud et proie des chiens des ténèbres qui rôdaient dans les bois.
Hérikos, lui, était dans la dernière strate des gors, renvoyé là à cause de sa queue ovidienne ridicule aux yeux des Sabots-Fourbus et de ses compétences au combat jugées insuffisantes. Il n'était qu'un débutant, après tout! Néanmoins, comme tout Gor il avait droit à sa ration de bière volée et de chair humaine. Dormant dans les excréments de la tribu afin de se tenir plus chaud le soir venu, Hérikos pouvait passer paisiblement sa nuit ou choisir, comme nombre de ses congénères, de s'occuper. Par exemple en jouant au jeu du "tape-ungor" ou du "défonce-bray". Quelques cris retentissaient dans les airs alors que des prisonnières trouvées tantôt dans une ferme subissaient les derniers outrages avant d'être dévorées. Une ambiance des plus reposantes pour des serviteurs de Khorne digne de ce nom.
Surtout que si des rumeurs étaient parvenues aux oreilles multicolores des fils du mal concernant une catastrophe dans la capitale régionale, il fallut rapidement admettre qu'elle était... Infondée!
Rien ne laissait percevoir dans les alentours un évènement particulièrement odieux ou même simplement gênant pour l'Empire. Au contraire même, d'après les quelques éclaireurs revenus d'exploration la ville semblait dans un état impeccable et bourrée de civils comme de soldats! Si l'on devait rajouter à cela que les seules forêts encore présentes dans la région étaient parcellaires et lacunaires en vivres et surface, il commençait à y avoir beaucoup de facteurs en défaveur de nos amis monstrueux.
Pour l'instant, la harde d'Ulgrepf, le puissant seigneur minotaure, était en train de se reposer dans les bois de Grissenwald, non loin de la capitale économique. Entouré de ses chamans, le meneur incontesté ruminait sa colère. On lui avait menti, à lui! Il n'en revenait pas, ne comprenait pas, cherchait à étendre sa colère sur n'importe quel idiot suffisamment imprudent pour lui adresser la parole.
En bref, comme tous les bovidés, il ruminait.
Comme tous les camps d'hommes-bêtes, la harde, composée de deux cent membres en comptant les mutants, s'était divisée en strates strictes centrées autour du feu de joie. Les meilleurs guerriers et les lieutenants du chef, ainsi que le dirigeant lui-même dormaient au chaud, les chamans juste derrière eux. Suivaient ensuite les élites du clan, notamment les terribles bourreaux, puis les guerriers gors, les ungors, les brays et enfin les changepeaux, trop faibles pour se faire une place au chaud et proie des chiens des ténèbres qui rôdaient dans les bois.
Hérikos, lui, était dans la dernière strate des gors, renvoyé là à cause de sa queue ovidienne ridicule aux yeux des Sabots-Fourbus et de ses compétences au combat jugées insuffisantes. Il n'était qu'un débutant, après tout! Néanmoins, comme tout Gor il avait droit à sa ration de bière volée et de chair humaine. Dormant dans les excréments de la tribu afin de se tenir plus chaud le soir venu, Hérikos pouvait passer paisiblement sa nuit ou choisir, comme nombre de ses congénères, de s'occuper. Par exemple en jouant au jeu du "tape-ungor" ou du "défonce-bray". Quelques cris retentissaient dans les airs alors que des prisonnières trouvées tantôt dans une ferme subissaient les derniers outrages avant d'être dévorées. Une ambiance des plus reposantes pour des serviteurs de Khorne digne de ce nom.