[Scuzz] Le Suaire de Saint-Hippolyte - Acte II
Posté : 20 mars 2015, 19:08
[align=]Une piste olfactive avait été laissée le long de la route, la suivre était plus qu'aisé et le trio arriva vite au point de rendez-vous. Dans un replie de terrain, derrière un gigantesque roncier, les acolytes s'affairaient. La plupart des coureurs étaient déjà arrivés et des carcasses étaient découpées, une équipe avait tué deux chevreuils, une autre était venu à bout d'un gros sanglier, en comparaison les prises de Scuzz étaient bien maigres. Les skavens avaient la bouche maculée de sang, lapant avec délectation les fluides qui s'échappaient des cadavres. Zyeck semblait superviser le dépeçage, on ne voyait Trois-vérités nul-part. Le chef aperçu les nouveaux arrivants est leur ordonna de rappliquer. Sa prestation lors du dernier combat semblait l'avoir fait grimper dans la petite hiérarchie de leur expédition, car il se comportait avec des manières de maître de guerre. Il regarda le gibier rapportait avec un franc mépris dans les yeux et désigna d'un coup de museau le tas où attendait les carcasses en attente de traitement. Tout autour d'eux les rats les regardaient avec un air de supériorité.
Les derniers trios débarquèrent tranquillement, hormis l'assassin tout le monde était là. A l'heure du repas, le grand skaven, qui surveillait la nourriture, distribua chichement les morceaux, arrivé devant Scuzz il jeta une poignée de tripes malodorantes. Se délectant d'abuser de son pouvoir il fut le seul à s'octroyer un morceau noble, les autres durent se contenter d'os ou d'abat. Tous les aspirants mangeaient en regardant l'alléchante réserve de viande fraiche, lorsque la sentinelle siffla. Quelque-chose approchait suivant le marquage que Trois-vérités avait laissé.
Les guerriers eshin, délaissant leur piètre pitance, s'embusquèrent derrière le mur végétal, essayant d'identifier l'inopportun en regardant entre les tiges. Ils étaient deux, l'un reniflait la piste l'autre le maintenait par une laisse, des rats. Avant que les apprentis-assassins prennent une décision les intrus avaient fait demi-tour.
- Un migrateur. Annonça Suture. Inutile de bouger, personne n'est plus rapide que ces bâtards. Même nous.
Les acolytes se regardaient encore indécis, lorsque d'un bruit de piétinement se fit entendre. Une odeur d'appréhension emplis la cachette, plus d'une centaine de pattes martelaient le sol de l'autre côté des ronces.
Un énorme rat émergea de l'ouverture. Pourvu de quatre longues pattes musclées, d'un garrot s'élevant à la hauteur de la poitrine de Scuzz, il avait la souplesse d'un félin et des incisives d'une taille impressionnante. Son crane était protégé par un chanfrein de cuir bouilli et un solide harnais lui ceinturait le poitrail. L'arrivée du monstre fit reculer les assassins. Relié à sa bête par une solide courroie, un skaven entra à son tour, il était très proche morphologiquement des membres du clan eshin, le corps sculpté par les efforts et de longues jambes faites pour la course. Aucune armure ne le couvrait à part une peau de rongeur qui lui élargissait les épaules il était à peu près nu.
-On a faim-faim, on c'est dit que ça sentait-sentait un peu trop la bouffe ici-ici pour ne pas se servir. Lâcha l'intrus en désignant le tas de barbaque avec son épieu
Un feulement menaçant accueilli sa déclaration, mais l'aspect du mutant faisait hésiter les aspirants, profitant des espaces laissés d'autres binômes se rangèrent à côté du premier. Vociférant, brandissant leurs armes, les deux camps tentaient d'impressionner l'autre. Une voix autoritaire stoppa l'escalade.
-J'ai autre chose-chose à te proposer, migrateur, plus alléchant qu'une mort-mort dans un vallon.
Trois-vérités se tenait adossé à un arbre, personne n'avait remarqué son retour.
-Un peu à l'Est, se trouve un relais plein-plein de choses-hommes, des marchands rentrant chez eux, les poches pleines ou des marchandises pleins-pleins leur chariot
Le chef adverse était tenté, les skavens ne se faisaient aucune confiance, mais la haine des humains les rapprochaient. La perspective de profit était trop belle pour ce pillard.
-Pourquoi-pourquoi j'aurais besoin de vous-vous, pour m'en emparer ?
-Tu va ouvrir-ouvrir les portes comment ? En les rongeant ? Ou alors tu comptes-comptes attaquer de jour ? Répondit narquois l'assassin. On se charge de vous faire entrer-entrer et on partage ensuite.
Le relais de Kleinberg datait d'une époque révolue où les homme-bêtes pullulé dans la région, de ces temps anciens il avait gardé une solide enceinte de rondins goudronnés, haute de trois mètres qui ceinturait une large cour pouvant contenir plusieurs véhicules et leurs attelages. Le corps de logis était un vaste bâtiment de deux étages reposant sur un rez-de-chaussée en grosse maçonnerie dont les portes étroites et épaisses pouvaient transformer en forteresse. Il n'y avait plus depuis des années de sentinelle dans le clocheton de bois surplombant la façade tournée vers les bois, le seul garde était maintenant posté sur les toits des vastes écuries servant de chemin de ronde à la palissade. La défense était assurée par l'équipe de tenancier renforcé par les voyageurs en transite. De leur point d'observation les skavens pouvaient sentir la nourriture chaude et une forte odeur d'étable. Il faisait nuit et les choses-hommes et naines du bâtiment s'étaient couchées.
Trois-vérités rassembla ses sbires hors de portée d'oreille de ses nouveaux alliés.
-Zyeck tu prends six rats, tu t'occupes-occupes du guetteur, débloque la porte-porte, mais tu la laisses fermé-fermé, les autres on s'attaque-attaque aux bâtiments, si on peut se les faire seul-seul ce serait dommage de ne pas se servir en premier-premier. Tuez les chiens-chiens d'abord. Scuzz, Nikkit et Thrak, vous suivez le premier groupe. Lorsque la sentinelle est morte-morte vous passez le mur derrière le logis principal. Vous vous y introduisez et déverrouillé la porte-porte principal, tuer le maximum de dormeur, on vous rejoint-rejoint après avoir nettoyé les écuries. Si la résistance s'organise prévenez le portail-portail qu'ils fassent entrer les migrateurs, qu'ils prennent les coups-coups à notre place. Restez calme tous, le musc de combat est une gêne pour ce genre-genre d'attaque. Celui-celui qui se fait repérer n'aura rien-rien.
Les deux groupes de skaven étaient tapis dans les fourrées et les talus, les quinze coureurs nocturnes divisaient en petite section en fonction de leur objectif, étaient parfaitement invisibles. En retrais les trente soldats migrateurs et leur rats-géants attendaient patiemment l'ouverture des portes. Aucun bruit n'était audible du relais, des nuages passèrent devant les lunes, il était temps d'y aller.[/align]
Les derniers trios débarquèrent tranquillement, hormis l'assassin tout le monde était là. A l'heure du repas, le grand skaven, qui surveillait la nourriture, distribua chichement les morceaux, arrivé devant Scuzz il jeta une poignée de tripes malodorantes. Se délectant d'abuser de son pouvoir il fut le seul à s'octroyer un morceau noble, les autres durent se contenter d'os ou d'abat. Tous les aspirants mangeaient en regardant l'alléchante réserve de viande fraiche, lorsque la sentinelle siffla. Quelque-chose approchait suivant le marquage que Trois-vérités avait laissé.
Les guerriers eshin, délaissant leur piètre pitance, s'embusquèrent derrière le mur végétal, essayant d'identifier l'inopportun en regardant entre les tiges. Ils étaient deux, l'un reniflait la piste l'autre le maintenait par une laisse, des rats. Avant que les apprentis-assassins prennent une décision les intrus avaient fait demi-tour.
- Un migrateur. Annonça Suture. Inutile de bouger, personne n'est plus rapide que ces bâtards. Même nous.
Les acolytes se regardaient encore indécis, lorsque d'un bruit de piétinement se fit entendre. Une odeur d'appréhension emplis la cachette, plus d'une centaine de pattes martelaient le sol de l'autre côté des ronces.
Un énorme rat émergea de l'ouverture. Pourvu de quatre longues pattes musclées, d'un garrot s'élevant à la hauteur de la poitrine de Scuzz, il avait la souplesse d'un félin et des incisives d'une taille impressionnante. Son crane était protégé par un chanfrein de cuir bouilli et un solide harnais lui ceinturait le poitrail. L'arrivée du monstre fit reculer les assassins. Relié à sa bête par une solide courroie, un skaven entra à son tour, il était très proche morphologiquement des membres du clan eshin, le corps sculpté par les efforts et de longues jambes faites pour la course. Aucune armure ne le couvrait à part une peau de rongeur qui lui élargissait les épaules il était à peu près nu.
-On a faim-faim, on c'est dit que ça sentait-sentait un peu trop la bouffe ici-ici pour ne pas se servir. Lâcha l'intrus en désignant le tas de barbaque avec son épieu
Un feulement menaçant accueilli sa déclaration, mais l'aspect du mutant faisait hésiter les aspirants, profitant des espaces laissés d'autres binômes se rangèrent à côté du premier. Vociférant, brandissant leurs armes, les deux camps tentaient d'impressionner l'autre. Une voix autoritaire stoppa l'escalade.
-J'ai autre chose-chose à te proposer, migrateur, plus alléchant qu'une mort-mort dans un vallon.
Trois-vérités se tenait adossé à un arbre, personne n'avait remarqué son retour.
-Un peu à l'Est, se trouve un relais plein-plein de choses-hommes, des marchands rentrant chez eux, les poches pleines ou des marchandises pleins-pleins leur chariot
Le chef adverse était tenté, les skavens ne se faisaient aucune confiance, mais la haine des humains les rapprochaient. La perspective de profit était trop belle pour ce pillard.
-Pourquoi-pourquoi j'aurais besoin de vous-vous, pour m'en emparer ?
-Tu va ouvrir-ouvrir les portes comment ? En les rongeant ? Ou alors tu comptes-comptes attaquer de jour ? Répondit narquois l'assassin. On se charge de vous faire entrer-entrer et on partage ensuite.
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Le relais de Kleinberg datait d'une époque révolue où les homme-bêtes pullulé dans la région, de ces temps anciens il avait gardé une solide enceinte de rondins goudronnés, haute de trois mètres qui ceinturait une large cour pouvant contenir plusieurs véhicules et leurs attelages. Le corps de logis était un vaste bâtiment de deux étages reposant sur un rez-de-chaussée en grosse maçonnerie dont les portes étroites et épaisses pouvaient transformer en forteresse. Il n'y avait plus depuis des années de sentinelle dans le clocheton de bois surplombant la façade tournée vers les bois, le seul garde était maintenant posté sur les toits des vastes écuries servant de chemin de ronde à la palissade. La défense était assurée par l'équipe de tenancier renforcé par les voyageurs en transite. De leur point d'observation les skavens pouvaient sentir la nourriture chaude et une forte odeur d'étable. Il faisait nuit et les choses-hommes et naines du bâtiment s'étaient couchées.
Trois-vérités rassembla ses sbires hors de portée d'oreille de ses nouveaux alliés.
-Zyeck tu prends six rats, tu t'occupes-occupes du guetteur, débloque la porte-porte, mais tu la laisses fermé-fermé, les autres on s'attaque-attaque aux bâtiments, si on peut se les faire seul-seul ce serait dommage de ne pas se servir en premier-premier. Tuez les chiens-chiens d'abord. Scuzz, Nikkit et Thrak, vous suivez le premier groupe. Lorsque la sentinelle est morte-morte vous passez le mur derrière le logis principal. Vous vous y introduisez et déverrouillé la porte-porte principal, tuer le maximum de dormeur, on vous rejoint-rejoint après avoir nettoyé les écuries. Si la résistance s'organise prévenez le portail-portail qu'ils fassent entrer les migrateurs, qu'ils prennent les coups-coups à notre place. Restez calme tous, le musc de combat est une gêne pour ce genre-genre d'attaque. Celui-celui qui se fait repérer n'aura rien-rien.
Les deux groupes de skaven étaient tapis dans les fourrées et les talus, les quinze coureurs nocturnes divisaient en petite section en fonction de leur objectif, étaient parfaitement invisibles. En retrais les trente soldats migrateurs et leur rats-géants attendaient patiemment l'ouverture des portes. Aucun bruit n'était audible du relais, des nuages passèrent devant les lunes, il était temps d'y aller.[/align]