[Helena Morenheim] La fuite

La province du Wissenland a changé de mains plus d'une fois au cours de sa longue histoire, du coup ses troupes régulières sont farouchement indépendantes. La Comtesse Emmanuelle von Liebwitz dirige cette terre depuis la ville de Nuln, mais officiellement, la capitale de la province est Wissenburg.

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Déistra
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Re: La fuite

Message par Déistra »

[align=]La gamine la suivit sans rechigner, attendant même patiemment qu'elle en ait finie avec l'achat de sa robe. Helena commença rapidement à marchander le prix de la robe, cependant le petit homme obséquieux en face d'elle n'était pas ce que l'on pouvait appeller un tendre dans ce domaine...
Test de marchandage : 19 loupé, il t'entourloupe sans que tu y comprennes quoi que ce soit...
Apparemment, Helena avait trouvée son maître en la personne de cet homme, celui ci parvenant même à lui vendre la robe pour plus cher qu'elle ne l'aurait crue, encore un peu et elle aurait été certaine d'avoir fait une bonne affaire... Elle lui paya donc la somme convenue (8 pistoles, prix des plus scandaleux !), et elle se dirigea donc vers l'auberge, pour la partie la plus éprouvante de la journée : Faire prendre un bain à une gamine qui visiblement ne devait même pas savoir ce que c'était...
Test de persuasion (Charisme donc bonus de +1, réussite sous 14 ou moins) : 9, réussite moyenne...
La gamine quoique réticente, accepta donc de se dévêtir et d'entrer dans le bain, toussant et crachant lorsque la mousse lui rentrait dans les yeux et les narines. Il fut nécessaire de plusieurs fois changer l'eau du bacquet dans lequel elle nettoyait Darla, celle-ci devenant noire en moins de temps qu'il ne fallait pour la rincer. Elle trouva en outre une quantité monstrueuses de parasites divers parmi les cheveux de l'enfant, elle eut même la grande surprise de voir parmi ce qui ressemblait désormais à de foisonnantes boucles noires une pistole nichée ici l'on ne savait comment, malgré ses interrogations la gamine fut dans l'incapacité de lui en expliquer la provenance...

Ce ne fut que lorsqu'elle eut entièrement finie de la décrasser et qu'elle ne s'extirpe de l'eau pour se sécher qu'elle put voir l'ampleur des sévices qui lui avaient été infligés : L'ensemble de son dos était zébré de vilaine cicatrices, anciennes traces de coups infligés à la cravache ou tout autre instrument de ce genre, ses bras et ses jambes étaient couverts de bleus dont certains presque noirs, par ailleurs elle présentait des traces de griffures sur l'intérieur des cuisses qui étaient encore fraîches, dieu seul savait ce qui avait pu produire pareilles marques... Ses ongles eux nécessiteraient une coupe drastique et un entretien régulier avant qu'ils ne ressemblent à quelque chose de féminin, quand à ses cheveux, une fois démêlés la lahmianne put constater que leur coupe était des plus anarchique : La moitié gauche avait été coupée grossièrement en un dégradé hasardeux, sans doute à la dague, tandis que la partie droite elle, s'étendait en plusieurs couches successives, certaines mèches allaient jusqu'à la hanche de la petite tandis que d'autres lui arrivaient à peine à l'épaule...

Une servante compatissante lui prêta une paire de ciseaux pour égaliser le tout, si elle décidait de tout couper de manière homogène la petite s'en tirerait avec les cheveux coupés à la nuque... Les frusques qu'elle portait auparavant étaient complètement vides de quoi que ce soit d'intéressant, elle possédait juste ce qui ressemblait à un os brisé taillé en pointe, arme rudimentaire mais qui visiblement avait déjà servie, car de sombres tâches de sang déjà séché recouvrait la partie pointue...
Test caché : 11 réussi !
Cependant, en tâtant minutieusement à travers les vêtements elle sentit quelque chose de dur entre deux couches de tissus, elle en sortit un petit médaillon d'argent finement ciselé, à l'intérieur une gravure représentant une belle jeune femme aux cheveux noirs et richement habillée tenait compagnie à une mèche de cheveux de même couleur...
Test d'int : 6 réussite...
En comparant les cheveux présents dans le médaillon et ceux qu'elle venait de couper, on pouvait supposer qu'ils appartenaient sinon à la même personne, du moins à des membres proches de la même famille...

En sortant de l'auberge, Darla n'arrêtant pas de se renifler quand elle était sûre qu'Helena ne regardait pas - Il faut la comprendre, l'idée de propreté étant totalement nouvelle pour elle - , celle-ci constata que la journée était bien plus avancée qu'elle ne le supposait, il lui fallait donc trouver une autre auberge pour passer la nuit, la robe attendrait plus tard... Elles prirent donc la direction des beaux quartiers, pour finalement atterrir en face face à un établissement portant le nom "Maison Von Hesrtein" L'endroit était tenu par une veuve encore jeune aux grands yeux francs qui leur présenta un endroit à l'hygiène impeccable, bien entretenu et meublé simplement mais avec goût.

Les prix étant tout à fait acceptables (5 pistoles la nuit, 15 pistoles la semaine, 30 pistoles le mois), voire même carrément généreux, Helena sut qu'il s'agissait d'une croyante, et de la pire eau (Ce n'était pas une grenouille de bénitier mais c'était quand même loin très loin de la pécheresse), aussi souffrit-elle d'une légère migraine tout le long de son entretien avec elle, et lorsqu'elle put enfin prendre possession de sa chambre elle se sentit comme vidée de son énergie pendant une bonne vingtaine de minutes... Sa grande chance était qu'il n'y avait pas de symboles religieux dans ses appartements tout comme dans ceux plus petits dévoués à Darla, mais elle devra à l'avenir éviter le plus possible de croiser le chemin de la propriétaire si elle voulait éviter de renouveler cette éprouvante expérience...
[/align]
Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
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Pour noter Déi, c'est ici ! Allez mes enfants, n'ayez pas peur...
Déistra Noiredextre
Magus de Slaanesh, ex-Sybarite, branche de Nuln
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Helena Monerem
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Re: La fuite

Message par Helena Monerem »

Helena jeta négligemment la pistole trouvée à Darla, en disant :

« Tiens, garde là, puisqu’elle est à toi. Bien, ceci dit, tu m’en vois navrée, mais il va absolument falloir couper tes cheveux si tu veux avoir la moindre chance de ressembler de près ou de loin à un être humain. Et encore plus si tu veux ressembler à une suivante digne de ce nom. »


Elle n’était elle-même pas une spécialiste éprouvée de la coiffure, mais, lors de son long séjour dans la maison close dont elle provenait, il lui était arrivé à de nombreuses reprises de devoir s’occuper de la coiffure et de la toilette des autres filles. Qui lui avaient, bien entendu, rendu la pareille lorsqu’elle en avait eu besoin.

Ainsi, même si ce n’était guère son domaine d’exercice favori, était-elle convaincue qu’elle devrait arriver à un résultat tout à fait acceptable. Elle passa ensuite à ce qu’elle avait trouvé sur la petite. L’os, elle le jeta également. Pas la peine de s’encombrer de tels déchets. Elle passa plus de temps sur le pendentif. Celui-ci lui inspirait bien des réflexions.

Très visiblement, il semblait indiquer que la gamine n’avait pas toujours été destinée à errer dans les rues. Mais qu’avait-il bien pu se passer alors pour que celle-ci finisse ainsi ? C’était un mystère, sans le moindre doute. Néanmoins, cela ne signifiait pas grand-chose pour Helena. Il était peu probable que la famille de la gamine débarque tout à coup. Et dans le cas contraire, Helena pourrait de toute façon plaider son ignorance et sa bonne foi très aisément. D’autant plus que sa venue avait fortement amélioré la vie de la fillette, même si c’était plus par volonté de s’attacher l’amour et la fidélité de Darla que par désir de faire le bien. Mais qui s’en rendrait compte ?

Néanmoins, il allait falloir qu’elle rende le médaillon à Darla. Si elle le possédait encore actuellement, sans le moindre doute, c’est qu’elle l’avait dissimulé très précautionneusement aux yeux de son ancien maitre. Celui-ci, en effet, n’aurait probablement pas hésité à troquer le médaillon contre quelques pichets de mauvais vin. Et donc, qu’elle attachait de l’importance au médaillon. En le gardant pour elle-même, Helena ne ferait que s’attirer méfiance et peut-être même de la colère et de la haine. Il était donc risqué de le garder pour elle-même si elle désirait s’attirer les bonnes grâces de Darla. Il était par contre très intéressant de noter que celle-ci était parvenue à dissimuler son bien à son poivrot de maitre. Cela voulait dire que la fille était tout à la fois intelligente et secrète.

Secrète, cela s’expliquait aisément pour quelqu’un ayant vécu dans la rue, mais cela voulait dire qu’Helena devrait la surveiller attentivement et discrètement, afin d’être sure que Darla ne lui dissimulait rien. Enfin, avec le temps, cela lui passerait peut-être. Intelligente, en revanche, était à la fois un bien et un mal. Un bien, car ainsi elle disposerait de quelqu’un d’efficace et d’utile, sur qui elle pourrait compter pour plus que simplement la servir. Un mal, car cela voulait dire que des explications simplistes et des manipulations enfantines seraient probablement aisément éventées. Cela signifiait, surtout, qu’il faudrait qu’elle soit très prudente autour de la fillette, pour ne pas trahir sa véritable nature, et pour que ses manigances et manipulations ne soient pas percées à jour.

Helena eut un sourire intérieur. Le défi serait intéressant, et suffisamment amusant que pour pimenter un peu les heures creuses. Et puis, elle ne craignait pas réellement une fille à peine sortie de l’enfance.

Mais il était désormais temps de lancer une nouvelle offensive dans la guerre qu’elle menait à Darla, sans que cette dernière n’en ait même conscience. A chaque nouvel assaut, les défenses de celle-ci s’effondraient un peu plus, et bientôt elle triompherait totalement, sans même avoir dû livrer combat. Les meilleures batailles étaient celles gagnées sans que l’adversaire ait réalisé qu’elles avaient été livrées. Et dans ce domaine, elle avait toujours excellé.

S’adressant à Darla, elle dit alors :

« J’ai jeté ton… os. Si tu veux une arme, au moins, utilises en une vraie, quelque chose de véritablement efficace. » Tout en parlant, elle sortit sa dague de sa botte, et la lança à la fillette qui venait de sortir de son bain.

« Utilise plutôt ceci, si tu y tiens absolument. Mais je ne te la donne que à deux conditions. Premièrement, tu la porteras toujours dissimulée sur toi. Hors de question pour moi d’avoir une suivante qui se balade ouvertement armée. Et deuxièmement, je veux que tu ne l’utilises que en dernier recours. Pas question désormais de suriner à tout va tout ceux qui ont une parole déplacée ou une attitude équivoque. D’ailleurs, rajouta-t-elle avec un demi-sourire, cela te forcerait sans doute à tuer la moitié de l’Empire, et je dois bien reconnaitre que cela ne fait aucunement partie de mes plans pour l’avenir. »

Helena avait savamment calculé ses paroles et actions. En donnant sa dague à Darla, non seulement elle lui faisait comprendre qu’elle ne la craignait pas, mais elle lui montrait à plusieurs reprises qu’elle lui faisait confiance. Elle lui faisait confiance pour ne pas l’attaquer dans le dos dès qu’elle aurait son attention ailleurs, mais également, elle lui faisait confiance pour ne pas la décevoir sur chacune des conditions dictées. Et en ayant agi avant que Darla ne puisse donner sa parole de respecter ces deux conditions, par un effet curieux que bien peu soupçonnaient, elle renforçait encore leur valeur : le contrat devenait implicite, mais encore plus fort, du fait qu’elle lui témoignait suffisamment de confiance que pour ne pas lui demander sa parole, Darla se sentirait encore plus obligée de s’y conformée, sans toutefois s’y sentir obligée par Helena. Une manœuvre adroite, mais qui marchait souvent.

Evidemment, il se pouvait aussi que la gamine, justement, ne se sente pas du tout liée par ce genre de contrainte. Mais, dans ce cas, promesse ou pas, elle n’aurait probablement jamais tenu parole. Pire encore, en la rendant ouvertement parjure par la promesse d’un serment qu’elle ne tiendrait pas, Helena enfoncerait un coin douloureux entre elles. Cette solution était donc, et de loin, la meilleure.

Et maintenant, elle s’apprêtait à porter le coup de grâce. Brandissant le médaillon, elle prit un ton sérieux :

« Quant à ceci, tu peux t’estimer heureuse que j’ai été consciencieuse en inspectant tes frusques, malgré leur crasse. Sans moi, tu aurais perdu ce bien à tout jamais. Désormais, prends en grand soin, car je soupçonne qu’il a une grande valeur. Mais je ne t’autorise à le porter qu’à la seule condition que, lui aussi, il soit dissimulé à l’abri des regards. Un tel bijou n’est jamais en possession d’une servante, et l’on t’accuserait bien vite de l’avoir volé. Je n’ai aucun désir de rentrer dans de longues et laborieuses explications sur l’origine incertaine de ce médaillon, aussi je te serais fortement reconnaissante de continuer à le cacher. Mais en prendre soin relève de toi et de toi seule. Tu es suffisamment grande maintenant que pour savoir prendre soin de toi et de tes affaires. »
Helena se leva et reprit :

« Bien, maintenant, habille toi en vitesse, nous nous en allons quérir un logement pour la nuit. »

Vérifiant que ses instructions étaient suivies, et que Darla ne s’habillait pas à l’as de pique, Helena resta attentive, puis, une fois que la fillette fut prête, elle ouvrit la porte de la pièce et se mit en route…
***
Helena avait rapidement délaissé les quartiers marchands pour se diriger vers des lieux situés dans un voisinage aisé. Indispensable à sa couverture, cela avait en plus de multiples avantages. Si quelqu’un la recherchait, ce serait un des derniers endroits qu’il irait investiguer. Et quand il s’y rendrait, ce serait avec la plus extrême prudence, et en questionnant plus légèrement qu’ailleurs. L’Eglise et l’Empire avaient beau prétendre traiter tout le monde sur le même pied, ils marchaient néanmoins sur des œufs lorsque riches, nobles et puissants étaient dans les environs. Sans parler de la sécurité générale. Si enquêteurs et autres fanatiques religieux trainaient beaucoup moins dans les beaux quartiers, les patrouilles de la garde y étaient, elles, en revanche, bien plus présentes. Sans compter que, bien souvent, elles étaient épaulées par la milice privée de tel ou tel potentat, ou de quelques bourgeois s’étant cotisés pour assurer leur protection. Et il fallait encore y ajouter les gardes du corps, les concierges et gardiens qui se trouvaient absolument partout. Se faire attaquer ici relevait de la plus grande des malchances, si pas du désir profond et affiché de se faire agresser. Et cela n’entrait absolument pas dans ses intentions…

Après avoir exploré quelques rues, elles finirent par repérer une auberge présentant bien, sans toutefois avoir l’air trop prétentieux qui annonçait des prix impériaux en échange de quelques courbettes serviles et de beaucoup de clinquant sans saveur. Déjà assurée d’avoir un bon service pour un prix correct, Helena y entra, entrainant Darla à sa suite.

Et en effet, l’accueil étant charmant, et les prix plus que corrects, à tel point qu’Helena paya une semaine d’avance, tout en sachant très bien qu’elle ne ferait pas aussi long feu dans l’établissement, et en le faisant savoir à la tenancière, lui annonçant que, le cas échéant, le surplus d’argent serait à son compte. Helena aimait bien l’argent, mais c’était pour ce qu’il permettait d’offrir, pas pour l’argent en soi, comme un de ces idiots avares qui amassaient or et argent en se privant de tout, et finissait par mourir sur un trésor dont ils n’avaient jamais profité. Et ici, un peu de générosité lui garantissait un service impeccable, et une protection jalouse de la part de la propriétaire. Sans compter que, une fois de plus, cela asseyait son statut de noble. Et Helena ne manquait jamais une occasion de couvrir ses traces et renforcer son bluff, même si la bêtise générale qui l’environnait ne rendait pas cela nécessaire. La médiocrité des autres ne devait pas l’empêcher elle de viser et d’atteindre la perfection.

Prétextant une migraine qui, de plus, commençait à être bien réelle, elle se retira dans sa chambre, accompagnée par Darla. Elle se demandait si la fillette parviendrait à trouver le courage de lui réclamer les cinq pistoles promises. Voilà qui serait une leçon intéressante quant au caractère de Darla.
Après avoir laissé un temps suffisant pour voir si Darla lui demanderait effectivement l’argent, bien déterminée à le lui donner le cas échéant, elle appela à elle la fillette :

« Darla, je suppose que tu es affamée ? Bien, dans ce genre de cas, il existe un remède aisé : manger. Je vais donc te donner ta première tâche en tant que ma domestique : tu vas descendre et aller demander deux repas, un pour toi, et un pour moi. Une fois que tu les auras demandé, demandes aussi combien de temps il faudra attendre avant qu’ils ne soient près. Lorsque tu sauras cela, remontes ici pour me dire quand ils seront prêts. Et après cela, tu descendras et attendra que le cuisinier et fini de les préparer, et tu pourras alors les monter ici pour que nous mangions ensemble ; Est-ce compris ? Et demande-lui également de faire monter le nécessaire pour que je puisse moi aussi me laver. La poussière de la route s’est accumulée sur moi ces derniers jours, et je n’ai malheureusement pas pu m’en débarrasser comme je le souhaitais. Il est donc absolument vital que je puisse me laver ce soir. Une fois que nous aurons mangé, tu m’aideras alors à me dévêtir pour que je puisse prendre mon bain, et ensuite nous nous préparerons pour la nuit. Tu as tout retenu ? Bien, alors file. »

Helena se retint au dernier moment de jurer en parlant de se déshabiller pour la nuit, elle réalisa seulement à ce moment-là qu’elle avait oublié quelque chose de crucial, d’essentiel. Elle faillit s’en mordre les lèvres de frustrations, et décida de compenser cela au plus tôt. En passant à la boutique « Plaisirs Coupables », elle aurait aussi dû s’acheter une ou deux robes de nuit. Elle n’avait rien pour dormir cette nuit, malédiction.
Certes, ce ne serait pas la première fois qu’elle dormait nue entre les draps, même si généralement, à ses côtés, se trouvait alors un homme – ou, plus rarement, une femme. Mais tout de même, voilà qui était gênant.

C’était décidé ! Demain, dès son lever, avant même d’aller voir pour une robe, elle retournerait avec Darla aux « Plaisir Coupables », et y achèterait une robe de nuit. Ou plutôt deux, d’ailleurs. Une première tout à fait sage et respectueuse, sans pour autant être ennuyeuse, ne laissant poindre en réalité qu’une ombre de promesse voluptueuse. Et une seconde bien plus … aguicheuse, jouant sur les tissus et les dentelles, dévoilant sans jamais montrer, cachant sans jamais dissimuler, laissant deviner, dessinant ses courbes et ses formes, les couvrant d’un voile léger de soie ou de gaze.
Tout à ses réflexions, Helena en profita pour voir ce qu’elle avait bien pu oublier d’autre. Et, rapidement, la liste s’allongea follement devant elle. Probablement qu’un ou deux autres ensembles de sous-vêtements seraient également souhaitables, dont certains moins affriolant que ce qu’elle avait acheté aujourd’hui. Il lui fallait quelque chose de plus conventionnel et acceptable socialement. Ne serait-ce que pour assurer sa couverture, en plus d’y voir là une question d’hygiène primordiale.

Et ce n’était malheureusement pas tout. Elle avait promis à Darla de l’éduquer, et elle était bien décidée à tenir parole. Il fallait que, face à la fillette, son attitude soit sans reproche si elle voulait s’attirer sa fidélité et sa dévotion. En outre, avoir une suivante capable de lire, ne serait-ce que maladroitement, lui serait très certainement utile. Mais pour cela, elle devrait se procurer une plume, de l’encre et quelques bouts de parchemins, ainsi que de quoi les gratter pour pouvoir les réutiliser. Mais cela vaudrait surement le coup. En de nombreux cas, elle pourrait lui envoyer des messages et des instructions par écrits, ou encore, elle pourrait lui faire confiance en l’envoyant chez un herboriste ou un fournisseur de fards et autres produits divers.

Ce qui lui arracha un gémissement supplémentaire. Elle n’avait plus sa trousse de maquillage, laissée derrière dans sa fuite. Et, sans fard à paupière, sans mouche, ni fond de teint ni mascara. Le cauchemar total. Et il était déjà heureux qu’elle soit parvenue à sauver une bouteille de parfum de ce désastre. Aucun doute possible, il allait lui falloir absolument une nouvelle trousse de maquillage. Et cela impliquait, bien entendu, d’acheter un miroir. Hors de question de se maquiller à l’aveuglette si elle pouvait l’éviter, cela pouvait conduire à un résultat très improbable et surement peu attirant. À éviter autant que possible. Et pas question de demander une aide quelconque à Darla. Du moins, pas dans les premiers temps. Elle n’avait probablement même jamais entendu parler du concept, et, autant en se maquillant sans miroir courrait-elle quelques risques de fausses manœuvres, autant avec Darla elle irait droit à la catastrophe de façon tout à fait assurée et garantie.

En faisant le bilan de ses besoins, Helena se rendit compte que la liste était tout simplement faramineuse. Tout d’abord, elle devait absolument s’acheter deux robes de nuits. Ainsi que des sous-vêtements supplémentaires. Et une trousse de maquillage, avec un petit miroir aisément transportable. Et également – du moins, s’il lui restait quelque argent après cette gabegie, de quoi commencer à enseigner l’écriture et la lecture à Darla, même si cela pouvait éventuellement attendre un peu plus longtemps. Mais cela aussi nécessiterait quelques fournitures pour lesquelles elle devrait payer. Sans compter cette robe de soirée qu’il lui fallait absolument acquérir dès que possible.

Et il ne fallait pas non plus qu’elle délaisse le Sire de Roquevault. Toute la journée, elle s’était demandé comment se dépatouiller avec lui. Le plus simple, finit-elle par conclure, était qu’elle se rende demain aux environs de midi à son auberge, accompagnée de Darla. La présence d’une suivante lui garantissait que le nobliau bretonnien n’oserait point faire d’avances trop osées, mais Helena savait que, malgré cette frustration – et, en réalité, grâce à elle, il lui serait possible d’enserrer le bretonnien un peu plus dans ses filets. La voir papillonner juste en dehors de sa portée rendrait le chevalier fou de désir et de concupiscence, et, en choisissant soigneusement ses mots et ses propositions, elle parviendrait surement à le ferrer un peu plus encore. Elle en profiterait alors pour arranger les détails de leur voyage en commun, puisque, si elle avait bien compris les propos du chevalier, celui-ci quittait la ville le surlendemain déjà. Si elle parvenait à se faire escorter, ce serait déjà une solide protection assurée pour le prix de quelques sourires avenants, amis, si, en plus, le transport lui était offert à elle et à Darla, l’affaire devenait directement très intéressante, et offrait des avantages non négligeables.

C’était décidé, elle irait le voir dès demain midi. En se levant tôt, d’ailleurs, elle aurait probablement le temps d’effectuer une partie de ses commissions avant que l’heure ne soit venue pour elle de se rendre à l’auberge de Roquevault. Et elle en profiterait pour se renseigner discrètement sur les von Stafferg qui résidait en ville. Une idée lui était venue pour que, soit ils ne se rendent pas au rendez-vous fixé avec le chevalier, soit ils renforcent son histoire. Mais, pour cela, il allait falloir qu’elle sache où ils résidaient. Elle repassa son plan en tête. Oui, cela pourrait bien fonctionner, et la sortir ainsi de ce guêpier dans lequel elle s’était retrouvée piégée et qui pouvait bien se retourner contre elle, bien qu’elle ait déjà pris des précautions en ce sens afin d’éviter tout retournement de situation aussi malencontreux. Mais savait-on jamais avec les dés capricieux du Destin ? Mais ce n’était pas bien grave, elle avait trouvé une solution de plus pour parer au problème, et elle plaignait d’avance les malheureux von Stafferg qui se retrouveraient par malheur sur son chemin. Ou Roquevault lui-même, si elle se rendait compte que son plan était inapplicable avec les von Stafferg. Son plan était suffisamment souple et adaptable pour qu’elle puisse passer de l’un à l’autre sans la moindre difficulté, et, pour le réaliser, elle aurait juste besoin d'une petite fiole et d'un peu de parfum, simple comme bonjour, et modifiable à souhait. C’était, bien entendu, le propre des plans brillants…
voili voilà donc. Tu peux déjà, si tu le veux, jouer la matinée en plus du restant de la soirée, dans ce cas, j'utilise toutes les comp adéquates (commerce, séduction,...) pour améliorer tant mes réductions de prix que mes recherches d'info sur les stafferg :) :)
Modifié en dernier par Déistra le 18 déc. 2011, 00:47, modifié 2 fois.
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Dame Helena Monerem, noble Lahmiane (niveau: Beauté mortelle)


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Compétences:

- Alphabétisation
- Séduction
- Commerce
- Vision Nocturne
- Sens Accrus
- Acuité auditive
- Corruption
- Baratin
- Charisme

Pouvoirs Vampiriques:

- Brumes éthérées
- Nécromancien-né
- Armes naturelles
- Don du Sang
- Apparence humaine
- Malédiction des Vampires
- Vampirisme

Sorts connus:


.
Les vampires sont vos amis, aimez-les!

Vous aussi adoptez un vampire!

Quant je monte mon dragon, je freine aussi pour les elfes..

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Déistra
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Re: La fuite

Message par Déistra »

[align=]La jeune fille s'exécuta, et partit chercher quelque pitance pour elle et Helena. Elle remonta quelques instants plus tard, mais pendant ce temps l'immortelle eut le temps si elle l'eut désirée de fouiller rapidement la pièce : Rien de bien décevant ici, outre le lit et une petite coiffeuse la pièce comportant un petit secrétaire, dans les tiroirs un nécessaire d'écriture ainsi qu'un petit pot d'encre de qualité moyenne, dans une commode à côté du lit un ouvrage portant le symbole du marteau sigmarite reposait... Lorsqu'elle redescendit pour attendre leur repas elle s'en saisit machinalement, sans se douter des conséquences...
Test de résistance aux symboles religieux (malus de 2 car personnage de rang 2, tu t'y serais risquée au rang 1 ç'aurait été 2 points de plus...) : 6/11 sous END, malaise certain mais tu parviens à te saisir de l'ouvrage, sensation de répulsion certaine cependant...
Helena fut saisie d'un haut-le-coeur lorsqu'elle se saisit de l'ouvrage sacré, tout son être était saisit d'une répulsion anormale envers ce symbole pieux. La sensation demeura désagréable durant toute la durée de son contact avec le livre, pour un peu elle l'aurait jetée par la fenêtre... Darla remonta quelques minutes plus tard, portant un plateau garni de deux assiettes contenant de la viande en sauce, lorsque son regard rencontra le sien elle fronça les sourcils, demandant d'une voix soucieuse :

-"M'dame Hanna, vous allez bien ? Z'êtes toute pâle, on dirait une morte, vous voulez pas vous allonger ?"

En effet après vérification dans le miroir de la coiffeuse la complexion d'Helena de déjà pâle avait maintenant pris un teint carrément cadavérique, une fine pellicule de sueur perlait désormais à la lisière entre ses cheveux et son front délicat... Quel que soit le mal qui l'affligeât, cela passa très vite, et bientôt elle reprit son ancienne apparence, bien que l'expérience fut entièrement nouvelle pour elle... A cause de cet incident fâcheux, l'atmosphère du dîner fut des plus tendue, mais eut l'avantage de faire redoubler d'efforts une Darla désormais inquiète d'un nouveau changement de sa situation... Pour l'instant, sans doute la prenait-elle pour une jeune noble un peu fantasque affligée d'une quelconque maladie exotique, mais du moins eut-elle la délicatesse de ne pas la traiter comme une pestiférée, se contentait de lui jeter un coup d'oeil inquiet quand elle croyait que son attention était ailleurs... Elle retourna diligemment chercher un nécessaire de toilette pour son bain, l'aida du mieux qu'elle le pouvait à se dévêtir, comme on pouvait s'y attendre malgré toute sa bonne volonté elle ne put aller plus loin que le corset, instrument qui d'ailleurs semblait la plonger dans la plus haute perplexité...

Le contact de l'eau délicieusement chaude acheva de dissiper les conséquences de sa curiosité, et c'est donc dans le plus simple appareil dans un style fort peu orthodoxe qu'elle s' "endormit" dans son lit, en réalité ce fut plutôt comme si son esprit basculait soudainement dans les ténèbres, le fameux "sommeil de mort", mais cela, Helena ne pouvait le savoir... Sa servante elle profita d'une petite pièce dédiée à cet usage, un quartier alloué aux domestiques des occupants de la chambre, bien moins luxueux mais toutefois d'une propreté correcte...
Test de la Mj sadique "Free of charge" : 18, échoué, la petiote a peur du noir...
[/align]
***

[align=]Lorsqu'Helena émergea du sommeil le lendemain matin la première chose qu'elle constata, ce fut qu'elle n'était pas seule dans son lit : Blottie contre elle comme un chaton, Darla avait profitée de son sommeil pour se faufiler contre elle, répandant une odeur délicieuse jusqu'à ses narines... Du sang, innocent qui plus est, quel meilleur moyen de commencer la journée ? Elle fut malheureusement interrompue dans cette réjouissante entreprise par le réveil de la fillette, réalisant ce qu'elle venait de faire elle rougit violemment en tentant de se justifier en excuses inintelligibles... Rougeur délicate qui persista jusqu'à leur départ pour le marché, première partie de leur traversée : Les Plaisirs coupables, acheter quelques fanfreluches...
Jet de marchandage (Sous charisme, réussite sous 13 ou moins) : 10 réussite !
Obtention d'un rabais de 10% sur toute la boutique ! Obtention de la compétence : 1/25
Désormais familière avec les lieux, Helena parvint à dénicher et à négocier à un prix appréciable ce qu'elle cherchait, à savoir les deux robes de chambre, l'une en lin l'autre entièrement en soie, ainsi que deux ensembles de sous vêtements en lin, qu'elle paya rubis sur l'ongle... Les choses se compliquèrent singulièrement lorsqu'elle poussa la porte de La plume de Véréna, l'établissement n'étant pas tendre avec ses ressources financières... L'ensemble d'écriture lui coûterait la somme indécente de 10 couronnes, tandis que l'encre elle, n'en coûtait quand même que 5... Les parchemins eux, étant à 1 pistole la feuille, elle décida de remiser à plus tard ses projets d'acheter le coûteux matériel, pour l'instant le nécessaire présent dans l'auberge suffirait amplement... Le coffre d'Handrich lui combla tous ses désirs, déjà ses yeux experts trouvaient ce qu'elle cherchait...
Jet de marchandage (Sous charisme, réussite sous 13 ou moins) : 16 raté !
Pas de réduction, tu payes au prix coûtant ! Obtention de la compétence : 1/25
Malgré tous ses efforts pour faire baisser les prix, la petite vieille qui tenait la boutique ne baissa pas ses prix d'un pouce, aussi fut-elle obligée de payer les 10 pistoles qu'elle lui demandait pour la boîte de maquillage... Puis vint l'énorme problème du miroir, ce si joli miroir en argent qui lui tendait les bras... Mais qui avait l'énorme défaut d'être en argent, et de valoir la bagatelle de 20 couronnes, le rendant inaccessible si elle souhaitait conserver son train de vie actuel... Elle en fut donc réduite à sa copie en cuivre, mais son coeur se serra quand même en quittant la boutique... Au passage elle acheta aussi sa fiole pour une dizaine de sous, avant de se diriger Darla toujours sur ses talons, vers La toile elfique, la dernière destination de la matinée...
Jet de marchandage (Sous charisme, réussite sous 13 ou moins) : 14 raté !
Pas de réduction, tu payes au prix coûtant ! Obtention de la compétence : 1/25
Le marchand avait beau être un elfe snob et prétentieux à l'extrême, il connaissait son affaire, et c'est une véritable merveille de tissu qu'il lui présenta en guise de robe de soirée, un véritable joyeu, d'un velours bleu nuit qui tranchait drastiquement avec sa peau d'ivoire... Même Darla qui pourtant n'y connaissait rien en avait des étoiles dans les yeux, bien qu'elle déglutit avec difficulté lorsque le vendeur énonça le prix, "1 couronne une affaire très chère enfant..." En plus d'être snob cet être irritant était aussi têtu comme un troupeau de mules, conservant un sourire professionnel et des paroles mielleuses tout le long des tentatives inutiles de l'immortelle pour en faire baisser le prix... Elle finit par repartir avec le vêtement délicatement enveloppé dans une boîte en bois sculpté d'un luxe extrême, à tous les coups elle était la principale cause de son prix exorbitant... Au cours de leurs pérégrinations quelques questions habilement posées par Helena lui en apprit plus sur les Von Stafferg, apparemment ils possédaient deux logements dans les beaux quartiers, il s'agissait d'un couple avec trois enfants, très appréciés au sein de la communauté locale... Ils vivotaient aisément grâce aux investissements du père, tandis que sa femme en grande mondaine organisait soirées sur soirées, occasions parmi d'autres d'introduire leur fille aînée, une jeune personne d'une grande beauté disait-on... Apparemment aucune rumeur ne courrait sur leur compte, la parfaite petite famille heureuse en somme...

Elles retournèrent ensuite à l'auberge déposer leurs achats, chose qui fut rapidement effectuée... Il ne leur restait plus qu'à rejoindre le noble à son auberge, pour l'instant tout se déroulait on ne pouvait mieux...
Total de tes achats :
Auberge (1 semaine 10s, 2 repas 4s, un bain 2 pa) : 2 pa 14 s
Les Plaisirs coupables (2 robes de nuit 4 co, 2 ensembles de sous vêtements 6 co) : 10 - 10% = 9 co
Le Coffre d'Handrich (maquillage 10 pa, miroir 2 co, flacon 10 s) : 2 co 10 pa 10 s
La Toile elfique (Robe de soirée 1 co) : 1 co
Total : 12 co 12 pa 24 s
Reste à Helena :
1 co = 10 pa = 100 s
Reste 13 co 1 pa (En V3, normalement je crois que c'est validé, mais je ne suis pas sûre)
[/align]
Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
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Lien Fiche personnage: Fiche de la Déchue...

Pour noter Déi, c'est ici ! Allez mes enfants, n'ayez pas peur...
Déistra Noiredextre
Magus de Slaanesh, ex-Sybarite, branche de Nuln
Gratifications sexuelles, promotions canapés, pourvoyeuse de débauche, masseuse confirmée
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Pour la contacter, faire le 66.66.66.66.66

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Helena Monerem
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Re: [Helena Morenheim] La fuite

Message par Helena Monerem »

Avant de quitter l’auberge, cependant, Helena saisit rapidement une feuille et une plume parmi celles qui avaient été mises à sa disposition, et s’empressa de griffonner quelques mots sur le papier épais, s’efforçant d’adopter une écriture plus maladroite que la sienne, et dotant la brève missive d’une orthographe volontairement hasardeuse. Une fois qu’elle eut finit, elle pressa un buvard sur le tout, absorbant ainsi l’encre en trop, tout en en profitant pour ajouter quelques taches à l’ensemble. Cela fait, elle contempla son œuvre :

« A l’attanssion de messire von Stafferg,
Messire, prennez garde : certains vous veullent du mal et essaieront de vous tuer dès qu’ils en aurront l’occasion. Soyez ce soir sur la gran-plasse une hueur après le coucher du soleil, je vous expliquerai tout. Soyez armer et accompagner autant que pocible, vous êtes en denger.
Un ami… »


C’était parfait ! L’allure générale laissait supposer quelqu’un qui avait eu à peine quelques soupçons d’éducation. Certes, en réalité, cela avait aussi été son cas, car sa propre éducation était venue sur le tard, mais lorsqu’elle s’était mise à travailler dans le domaine très… spécialisé qu’elle avait occupé, la tenancière lui avait appris l’art d’écrire et, surtout, d’écrire bien. Les clients, ces idiots, tiraient une gloire imbécile en portant sur eux les bouts de papiers sur lesquelles les filles écrivaient une prose dont elles ne pensaient pas un mot. Parfois, ils allaient même jusqu’à demander à ce qu’on les leur lise, encore et encore.

Helena avait donc appris à lire et à calligraphier au mieux, afin d’exceller dans son domaine, et pouvoir travailler avec les meilleures, au milieu des plus riches. Mais elle n’avait pas appris grand-chose d’autre. Enfin, pas grand-chose d’autre dont elle puisse parler en public. Mais elle avait bel et bien appris quelques trucs qui pouvaient conduire un homme à la folie

Le souvenir de certains d’entre eux créa un sourire léger sur ses lèvres. Tout n’avait pas été désagréable lors de son séjour dans la maison des plaisirs, tout bien pesé. Elle poussa un soupir presque mélancolique, puis se remit au travail. Même si elle n’était pas submergée de regrets quant à son passé, il fallait bien reconnaitre que la liberté avait un coté grisant loin d’être désagréable.
Pliant la feuille en quatre, elle finit par écrire le nom des von Stafferg sur une des faces dans le même style maladroit. Il ne lui restait plus dès lors qu’à interpeller un gamin des rues lorsqu’elle serait non loin de la demeure du nobliau, et de lui faire porter la missive jusqu’à la porte pour quelques sous de cuivre. Bien entnedu, elle resterait juste assez longtemps pour être sure que la missive arrivait bien à destination.

Elle ne savait pas si cela marcherait ou non, mais elle espérait que la lettre serait suffisamment inquiétante que pour qu’il se montre prudent un jour ou deux en attendant d’en savoir plus, et, de ce fait, limite ses sorties. S’il se rendait au rendez-vous, ce serait encore mieux. Elle avait été très réfléchie en choisissant l’heure : en fixant une heure après le coucher du soleil, non seulement elle se garantissait le couvert de l’obscurité, mais, surtout, le tout était bien trop tôt pour qu’il ait le temps de se rendre à la soirée du bretonnien à temps, et puisse s’en éclipser tout en respectant les convenances. Et une fois qu’il en aurait fini avec le rendez-vous, si il y allait, il serait bien trop tard que pour qu’il puisse se rendre à la fête sans paraitre manquer totalement de respect pour les bienséances et pour leur hôtes. C’était pour cette raison qu’elle avait tout fait pour rendre cette réunion la moins douteuse possible. Elle ne connaissait pas bien la ville, mais il était fort probable que sa grand-place soit un endroit plutôt ouvert et donc peu fréquenté par les malandrins, même la nuit, en faisant ainsi un endroit sûr. A dire vrai, c’était souvent un endroit habité par les marchands prospère, qui s’y localisait pour être à proximité tout à la fois des marchés et du burgemeester. Un endroit plutôt bien famé, donc, avec même parfois des gardes. Pas le genre d’endroit recherché pour une embuscade, ce qui devrait mettre le nobliau en confiance.
C’était aussi pour cette raison qu’elle l’avait invité à s’armer et à venir en étant accompagné. Il fallait tout faire pour que ce rendez-vous soit le plus attractif possible, dans l’espoir qu’il s’y rende, garantissant ainsi de facto son absence à la réunion du chevalier. Quant à ce dernier, elle lui réservait un petit tour pour s’assurer qu’il soit trop occupé à autre chose que pour pouvoir se concentrer sur des détails tels que parler d’elle aux véritable von Stafferg.

A cette fin, elle transvasa une petite quantité du parfum bon marché dont elle disposait dans le petit flacon qu’elle avait acheté, flacon qu’elle glissa en un endroit aisément accessible. Il était temps de se mettre en route, si elle voulait avoir le temps de clôturer tout ce qu’elle prévoyait de faire avant le soir.

A ce propos, d’ailleurs, elle ne savait pas encore comment elle allait procéder pour le soir même. Se rendrait-elle ou non sur la place ? Probablement que oui, à cette heure-là, la place ne serait probablement pas déserte, et elle pourrait s’y promener sans attirer l’attention de von Stafferg, si d’aventure il se rendait bel et bien au rendez-vous. Mais irait-elle jusqu’à se faire connaitre à lui comme l’auteure de la lettre ? Cela aurait comme mérite de renforcer la crédibilité de l’ensemble, cela était certain, mais, d’un autre côté, c’était beaucoup plus risqué, et peu intéressant. Si le chevalier partait aussi vite qu’il ne l’avait dit, il était peu probable qu’il entende parler avant son départ, départ qui aurait lieu avec elle. Et les nobliaux dont elle avait usurpé le nom ne sauraient même jamais qu’elle était passée par là. Ceci dit, renforcer la crédibilité du mensonge était une manière supplémentaire d’éliminer le moindre risque de dénonciation.

Elle s’observa quelques instants dans la glace, puis décida de se changer rapidement. Autant qu’elle soit à son avantage devant le chevalier, même si, pour une première rencontre plus « officielle », elle tenterait d’avoir l’air modeste et réservé qui convenait aux filles de bonnes familles. Rejetant rapidement ses vêtements du matin, elle enfila un des ensembles de sous-vêtements de lin blanc, à l’aspect tellement sage et conventionnel que même un prêtre n’aurait pu y trouver à redire. Probablement que, avec un tel attirail sur elle, la plupart de ses anciens clients seraient incapables de la reconnaitre ainsi parée.

Bien entendu, elle n’avait pas la moindre intention de se dénuder face à quiconque, mais elle tenait à incarner son personnage jusqu’au bout des ongles. C’est pour cela qu’elle sélectionna ensuite la robe de lin achetée la veille, et l’enfila, tentant de se faire aider de Darla, à qui elle enseigna rapidement quelques rudiments nécessaires pour qu’elle puisse arborer sa nouvelle robe sans rougir. Une formation plus longue serait utile lorsqu’elle disposerait de davantage de temps, mais, en attendant, c’était déjà ça…

Elle enfila ensuite son collier, puis, en dernière étape, se recoiffa rapidement avant de se maquiller. Il fallait bien avouer que, depuis quelques temps, elle était particulièrement pâle. Certes, c’était le teint caractéristique des femmes de la noblesse, mais, tout de même, il ne fallait pas non plus effrayer les gens en ayant l’air prête à défaillir à n’importe quel moment… S’aidant du miroir tenu par Darla, elle se repoudra légèrement les joues, puis enduisit ses lèvres d’une pâte légère destinée à les rendre plus vives et étincelantes. Elle paracheva son travail en soulignant le contour de ses yeux d’un mince trait noir.

Quelques gouttelettes de parfum dans le cou pour finir la séance de pouponnage, et elle se leva, se recouvrant de sa cape de lin dont elle fit passer le capuchon sur sa tête, avant de récupérer rapidement la fiole qu’elle avait préparé. Elle saisit son éventail, qu’elle donna à porter à Darla, puis prit ses gants, qu’elle enfila en descendant l’escalier de l’auberge et en allant vers la sortie.
Saluant de loin l’aubergiste, elle sortit, Darla sur les talons…
***
Helena regarda à peine l’auberge où résidait le bretonnien avant d’y pénétrer ; Comme toutes les auberges du quartier, comme la sienne propre d’ailleurs, c’était une auberge réservée à des clients aux poches profondes et à la bourse généreuse. Ce n’était pas une surprise, et était même plutôt un bon signe : cela signifiait que celui sur qui elle avait mis le grappin était suffisamment fortuné que pour pouvoir s’offrir ce genre d’établissement, et suffisamment peu regardant à la dépense que pour ne point hésiter à sortir les couronnes par poignées entières. Exactement le genre d’homme qu’elle recherchait. Et maintenant, il était temps de ferrer le poisson…
Elle eut aimé pouvoir détailler à loisir l’intérieur de l’auberge, mais, malheureusement, cela ne cadrait absolument pas avec le personnage de noble qu’elle campait, même si c’était celui d’une petite noble de campagne, naïve et timorée, facilement impressionnable. Mais néanmoins, il lui fallait adopter une apparence, si pas hautaine, du moins, distante et indifférente, comme blasée, afin de ne pas ressortir.

Traversant rapidement la salle commune, elle s’enquit de l’endroit où elle pourrait trouver le chevalier auprès d’un tavernier nonchalant, à qui elle fit un sourire léger et évaporé. Suivant les indications de l’homme, elle parcourut quelques couloirs, avant d’arriver devant une porte sur laquelle veillait un homme qui avait tout d’un serviteur.

Cependant, lorsqu’elle lui demanda à voir son maitre, l’homme, narquois, indiqua que celui-ci était sorti. Il mentait. C’était évident pour quiconque savait en déceler les signes, et cela l’irrita au plus haut point. Tout allait si bien jusqu’alors !

Elle faillit perdre son calme, mais sut se contrôler à temps. Pour le moment, ce bougre de sacripant avait la haute main, et il le savait. Inutile de le brusquer, cela ne ferait que le braquer encore davantage, et elle n’en obtiendrait rien.

Grinçant intérieurement des dents, elle ravala sa colère et sa fierté, et, sur un ton délicat et légèrement mielleux, elle reprit la parole :

« Bien sûr, bien sûr. Je comprends tout à fait : un bon et honorable serviteur doit tout faire pour veiller à remplir les désirs de celui qu’il sert. Mais, dans ce cas ci, je puis vous en assurer, je suis certaine que Messire de Roquevault sera ravi de ma visite, et, personnellement, j’en serais enchantée et vous serait fortement reconnaissante de me laisser le voir. Soyez assuré que je chanterai vos louanges de gardien fidèle à ses oreilles, et que votre fidélité sera justement récompensée… »

Tout en disant cela, sa main agitait négligemment trois pistoles en argent, comme machinalement. Le message était clair, mais tout à fait silencieux. Qu’il la prenne donc pour une cruche, et s’empare de son argent pour la laisser entrer. Elle savait qu’elle aurait bien un jour le dernier mot. Et si la récompense finale qu’elle lui réservait n’était telle qu’il se l’imaginait pour le moment, et bien, soit ; Elle n’en rirait que davantage une fois le moment venu…
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Dame Helena Monerem, noble Lahmiane (niveau: Beauté mortelle)


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FOR 10/ END 11/ HAB 11/ CHAR 13/ INT 12/ INI 11/ ATT 12/ PAR 10/TIR 9/ NA 1/ PV 100/100

Compétences:

- Alphabétisation
- Séduction
- Commerce
- Vision Nocturne
- Sens Accrus
- Acuité auditive
- Corruption
- Baratin
- Charisme

Pouvoirs Vampiriques:

- Brumes éthérées
- Nécromancien-né
- Armes naturelles
- Don du Sang
- Apparence humaine
- Malédiction des Vampires
- Vampirisme

Sorts connus:


.
Les vampires sont vos amis, aimez-les!

Vous aussi adoptez un vampire!

Quant je monte mon dragon, je freine aussi pour les elfes..

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Re: [Helena Morenheim] La fuite

Message par Déistra »

[align=]
Test de corruption (Bonus de +1 car usage de corruption, bonus de + 1 pour cause de "supériorité esthétique" ! :lol: : Réussite sous 15 ou moins ) : 10, réussite moyenne...
Les yeux du serviteurs se mirent à briller avec avidité à la vue de l'argent d'Helena, aussi c'est d'un ton mielleux qu'il lui répondit :

-"Mais bien sûr Noble Dame, si vous voulez bien vous donner la peine...", dit-il tout en lui ouvrant son sésame, lui donnant accès à une large pièce à vivre, décorée richement mais avec un mauvais goût ostentatoire, elle avait bien entendue parler de cette tendance chez certains membres de la noblesse mais celui-ci semblait un cas particulièrement atteint... Messire de Roquevault était à son bureau, plongé dans une pile de papiers, quand elle entra il s'emporta :

-"Quoi encore Tobias ? J'ai pourtant demandé à ce qu'on ne me dérange p... Frauleïn Von Stafferg, vous ici ! Veuillez m'excuser et croyez bien que votre présence m'est des plus agréable, mais vous me trouvez en plein préparatifs, l'organisation de mon prochain voyage me prends tout mon temps... Il apparaît d'ailleurs que nous ne seront pas seuls lors de notre voyage, vous vous souvenez du hérault avec qui je discutais lors de notre première rencontre ? Eh bien, il est au service d'une Dame Clara de Pleitdorf, une personnalité des plus influentes au sein de Wittenhausen... Elle m'a justement fait part ce matin de son désir de visiter une lointaine parente, domiciliée à Altdorf et fort malade d'après ce qu'elle m'en a dit... Vous la rencontrerez sans doute lors de notre petite soirée, par contre les Von Stafferg ont été obligés de se décommander, j'espère que cela ne vous chagrinera pas, leur fille paraît-il souffrirait de maux de ventre...", dit-il avec une mine déçue, la lahmianne elle était aux anges... Mais Helena n'eut pas le loisir de s'appesantir sur cette plaisante nouvelle, car il reprit aussitôt :

-"Mais dites-moi, quelle raison des plus urgentes a bien pu requérir votre présence en avance de ce soir ? Si vous m'aviez prévenu, j'aurais aisément pu organiser un accueil bien plus agréable que la pauvre excuse de salutation que je vous ait offert sitôt passé le pas de mes appartements..."
[Au fait Helena, il apparaît que ton dernier poste a, l'air de rien, ignoré une bonne partie de mon texte précédent... Je suis révoltée, pour la peine tu devras (encore) attendre avant d'avoir ton dragon, na ! :P Et ne cherche pas à discuter, c'est non négociable ! :twisted: /]
[/align]
Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
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Lien Fiche personnage: Fiche de la Déchue...

Pour noter Déi, c'est ici ! Allez mes enfants, n'ayez pas peur...
Déistra Noiredextre
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Disponible 24/24h, 7/7j, Sur simple demande plus ou moins légale
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