Table des matières

Informations générales sur le personnage :

Nom et Prénom: Tétradie Gondeghissel
Age: 19 ans
Sexe: Féminin
Race: Humaine
Carrière: Voie de l'Exorciste
Lieu/ville de départ: Middenland
Fréquence de jeu: Courante
MJ: ~


Nom de la ligne FOR END HAB CHA INT INI ATT PAR TIR MAG NA PV
Profil de départ (+4 PC initiaux) 8 10 8 8 8 8 8 8 8 9 1 60/60
Profil actuel 8 10 8 8 8 8 8 8 8 9 1 60/60
Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) - 0/1 - 0/1 0/1 - - - - 0/2 - 0/5


XP disponible: 49
PC dépensés: 4

Destinée : « Ta fin sera collante »



Description physique :

Partons du bas pour remonter ensuite. Deux pieds de jeunes filles à la corne épaisse, abîmés par les marches de pénitence sur le pavé et lacérés sur les multiples graviers, cailloux, lames de métal et autres déchets qu’on trouve sur la route. Les jambes ne sont pas dans un meilleur état, avec ses genoux rendus épais à force de s’en servir d’appuis pour les heures de prière sur le sol de marbre nu. Du muscle a pourtant poussé sous cette peau écorchée, résultat bien involontaire des trajets de pénitence interminables et des efforts physiques à fournir dans le culte de l’empereur devenu dieu.

Le haut du corps est dans un état bien différent. Si le buste et les hanches se sont épargnés de ramper au sol durant d’interminables marches forcées, ils ont subi les horreurs de la pénitence et des privations. Les jeûnes successifs ont amaigri sa silhouette pourtant robuste, lui donnant une allure de paysanne du Norland. Ses formes ne s’en sont jamais vraiment remises et s’il est tout de même possible aisément de la différencier d’un garçon, elle ne porte pas les attributs de son sexe avec la rondeur jugée à la mode dans l’Empire. On ne comptera pas non plus les cicatrices, marques et autres plaies en guérison qui parsèment son ventre, ses seins et son dos. La flagellation et la torture ont marqué sa chair à jamais. De larges sillons rouges ou brun tracent sa chair couleur lait, des épaules au milieu du dos, du ventre à la gorge.

Le visage, enfin, n’est pas épargné. La cire de cierge lui ayant coulé sur les joues a grêlé son visage autant que la petite variole. Elle n’est pas laide, au contraire, mais ses joues ont trop souffert pour qu’on puisse la regarder sans froncer du nez. Même ses cheveux ont été rendus poisseux par le sang qui les colle et la propension de Tétradie à les laisser pousser longs avant de les couper courts et de bien trop s’en occuper derrière. Sa frimousse porte encore la marque de l’innocence cependant et un interlocuteur intéressé trouvera dans ses yeux un peu de la douceur qui manque au monde.

Elle porte cependant peu de vêtements différents. En tant que Sœur de Sigmar appartenant anciennement au temple d'Altdorf lui-même affilié à l’Ordre de la Torche, Tétradie porte une robe blanc cassé virant parfois au gris remontée d’un capuchon qu’elle n’enlève normalement pas en présence de laïcs. Très simple mais de bonne facture afin de pouvoir tenir sur la durée, cet habit de lin et de laine est parcouru de divers livres saints, parchemins contenant des passages choisis des Testaments, médaillons, colifichets et autres outils de superstition liés de près ou de loin à Sigmar. A noter qu'elle a aussi une robe noire réhaussée de gris, plus traditionnelle.

Description psychologique :

Voilà bien longtemps que l’admiration pour Sigmar, Son culte et Sa majesté a outrepassé toute autre boussole morale pour la jeune Tétradie. Plus qu’une référence, d’ailleurs, la foi envers l’antique empereur est devenue pour elle une bouée de sauvetage, un bout de bois salvateur sur un océan de nécroses et de doutes.

Comme toute personne, la jeune cultiste possède son masque public et son masque privé. A l’extérieur, face à des ouailles, sa formation lui impose une forme de sagesse tranquille. Elle est une exorciste en devenir, une bergère parmi les agneaux Elle se doit de maintenir un visage fier, une attitude droite, une voix forte et rassurante. Son enseignement lui a appris : elle doit être une mère pour les impériaux, un symbole de stabilité et de tradition. Les questions sur la foi doivent obtenir une réponse, les peurs des sujets du temple doivent être apaisées… Et pour cela elle mettra en œuvre toute sa maîtrise de la théologie sigmarite et de sa propre expérience. A dire vrai, ceux qui la côtoient dans le privé la décrivent comme une jeune femme affable, serviable envers les supérieurs du culte, de bon conseil et d’une humeur souvent égale. Au pire certains diront qu’elle parait très terne de caractère et peu axée sur l’amusement, mais elle ne fait pas figure d’exception sur ce point parmi les novices. Reste la face de la pénitente publique. Le visage le plus souvent caché, mais pas toujours, Tétradie parcourt les rues sans autres vêtements qu’une chemise longue pour cacher ses attributs féminins, impurs aux yeux des dieux. Là, avec les autres, elle vide son esprit en se fouettant et s’admonestant des coups de fléaux terribles. Pour montrer l’exemple au peuple et pour apaiser la colère des dieux, elle se fait du mal et extériorise ses angoisses par la douleur, dans l’espoir d’un lendemain meilleur. Pourtant ces flagellations sont bien loin des pires qu’elle peut commettre. Celle qu’elle fait dans les séances privées de pénitence, là où le monde n’est plus que corps nus et douleur purificatrice, est infiniment pire.

Dans cette partie de la journée, où il n’y a plus qu’elle, ses sœurs de foi et Sigmar, plus rien n’est interdit. Elle se laisse aller aux hurlements déments de passages religieux, elle se fouette au sang, se mutile à coup de couteau et de marteau – l’arme préférée de son divin patron. Elle pleure aussi, en pensant à son passé, à son avenir et au triste sort que connaîtra bientôt l’Empire si sa populace continue à être aussi obstinée et païenne dans son comportement. Intérieurement, en secret, elle souffre de sa condition, de sa vie actuelle et en pensant à quel point celle-ci aurait pu être meilleur. Mais voilà la triste vérité : le culte de Sigmar est tout ce qu’elle, tout ce qui lui reste. Trahir le culte, l’abandonner, signifierait dans le même temps jeter aux ordures tout ce à quoi elle s’est toujours accrochée et tout ce pour quoi elle a œuvré. Un sacrifice que Tétradie n’est pas prête à faire. La découverte de ses pouvoirs d’exorciste n’a pas eu l’effet d’une bombe sur sa psyché. Son entraînement l’ayant placée dans une attitude de soumission envers Sigmar, Tétradie a considéré qu’il ne s’agissait que d’une juste récompense pour sa foi inébranlable. Pour le moment la jeune initiée n’a pas encore eu l’occasion de mettre ses pouvoirs à l’épreuve en dehors des difficiles entrainements du couvent. Elle ne doute pas, malgré tout, qu’en temps utile elle prouvera sa valeur à son dieu et à l’Empire.

Reste son rapport spécial à la foi, notamment son appartenance à la secte des Unificateurs. Tétradie croit que Sigmar n’a pas été simplement couronné dieu de l’Empire par Ulric, mais roi de tous les dieux! Conséquence logique, elle considère que toute personne ne se dévouant pas uniquement et intégralement à Sigmar est, au mieux, en train de perdre son temps à vénérer un laquais sans importance. Autant dire qu’elle garde souvent ses idées pour elle et le cercle qui l’a recueillie. Concrètement en public Tétradie ne se vouera qu’à Sigmar, ne priera que lui, ne parlera que de lui en bien, ne se référera qu’à ses paroles et ses dictons. De même elle tentera de promouvoir Sigmar par-dessus tout, envers et contre tout.

Alignement : Loyal Neutre

Historique du personnage :

A Middenheim, la famille Gondeghissel était respectée comme l’une des plus prospères de la ville, bien avant la Tempête du Chaos et ses conséquences. Grands commerçants en bois, possédant plus d’une dizaine d’exploitations de sapins, d’if et de chênes à travers le Middenland et le Nordland. Ses possessions terrestres ont permis aux possesseurs du nom de se placer comme une respectable et riche entreprise de la capitale du Nord. Pour ne rien gâcher, ses deux dirigeants en charge, Markus et Himelda Gondeghissel étaient connus comme des gens d’une profonde dévotion envers Ulric, donnant sans compter à son culte, s’affichant pudiquement aux cérémonies officielles et n’oubliant pas de tailler des faces de loup dans les poutres de fondation de leur petit manoir du quartier de Freiburg. La vie leur donna bientôt trois fils, qui naquirent peu après le mariage, avec à peine quelques années d’intervalles. Fredrik et Helmut, les deux aînés, furent rapidement prometteurs avec des capacités certaines pour le commerce et la négociation ainsi qu’une certaine fibre diplomatique. Le cadet, Johann, n’hérita pas de la fibre marchande de son paternel ou de sa fratrie. Plus costaud que ses frères, large comme un ours et aux mains de bûcheron, il se destinait plutôt à rejoindre les ordres du Dieu de l’Hiver ; c’est qu’en effet il avait tenu de sa mère une piété profonde pour Ulric.

Dans le même temps grandissait Tétradie, la petite dernière. Six ans plus jeune que Johann, elle était née alors qu’on ne l’attendait même plus. Préférée de sa mère, comme la tradition le voulait, la bambine put faire ses premiers pas dans les opulents halls de la demeure familiale et dans les bras de parents aimants mais lointains, très préoccupés par leurs affaires. Si tout pouvait paraître parfait dans cette famille aussi modèle qu’en vue, une pomme pourrissait. Johann, encore jeune et avide de plaire à son adolescence, pris ombrage du traitement préférentiel qu’avait sa sœur. Son aigreur d’enfant se transforma bien vite en haine d’adulte et il la frappait, punissait et engueulait dès que l’occasion se présentait, quand ses parents avaient le dos tourné. La situation dura des années, alors que les gifles volaient sur une Tétradie terrorisée, trop jeune pour comprendre le comportement violent et cruel de son frère, incapable de le dénoncer par peur des représailles ou considération de la situation comme « normale » de son point de vue.

Ce traitement terrible, ponctué d’insultes et de menaces, eut un effet terriblement ironique. Alors que Johann se tournait de plus en plus vers la foi ulricaine, parlant à douze ans à peine de rentrer dans les ordres et porter le nom de la famille jusque dans le domaine de la foi, particulièrement importante à Middenheim. Instantanément Tétradie prit Ulric en grippe. Cette divinité était donc le protecteur de ce frère qui s’en prenait à elle, qui la frappait ? Et bien, le Père de l’Hiver se passerait d’elle ! Ses prières seraient fausses, sa dévotion minimale, ses dons absents. Alors dans sa huitième année, la jeune fille surprit son entourage en arborant un médaillon en forme de marteau au lieu du loup familial. Ses parents ne comprenaient pas, refusèrent au début et hésitèrent sur la conduite à adopter ; Middenlander ou pas, Sigmar restait le dieu tutélaire de l’Empire et interdire à une personne de porter son symbole pouvait être mal vu. Ils finirent néanmoins par lui confisquer, arguant qu’à son âge elle n’avait pas d’opinion tranchée sur la religion, à raison. C’est là qu’intervint le premier signe de qui deviendrait son lien particulier avec l’empereur devenu dieu. Une fois le colifichet arraché à son cou d’enfant et caché dans une armoire, Tétradie ressenti un vide profond. Plus forte qu’une simple vexation ou déception, c’était comme si le fait de se voir retirer ce symbole lui avait causé un manque au cœur, quelque chose qu’elle n’avait jamais ressenti jusqu’alors. Trop jeune pour comprendre et surtout trop confuse, elle n’en parla à personne, gardant ce sentiment en elle comme un lourd secret. Pour son frère Johann, qui demeurait seul à la maison maintenant que ses grands frères grandissaient et quittaient le domicile pour travailler ou vivre ailleurs, ce fût le signal qu’il avait le champ libre : la petite fille parfaite avait déçu des attentes et en plus de ça manifesté une foi envers le dieu du Reikland, la terre des faibles hommes du Sud! Les coups redoublèrent dans les mois qui suivirent, plus violents, plus visibles aussi. A vrai dire même, ils ne s’arrêtèrent jamais.

La situation sembla se stabiliser durant les deux années qui suivirent. Tétradie rentra dans le rang familial et si ce n’était son manque d’assiduité durant les cours de ses précepteurs ulricains, on la pensait « guérie ». Ce ne devait pas durer. Johann, désormais en études au Grand Temple d’Ulric de Middenheim, venait de passer une série d’examens martiaux visant à s’assurer de ses compétences avant d’aller plus avant dans sa formation. Son aigreur fût à la hauteur de sa réception mais, en le voyant rentrer un soir avec le regard noir et les yeux vides, la future exorciste compris que tout cela allait lui retomber dessus. Et cela arriva.

L’âge avait rendu Johann ironiquement moins violent mais plus vicieux aussi. De plus l’âge permettant à Tétradie de parler et de mieux comprendre son environnement, il avait aussi pris son parti de ne plus être physique mais de passer plutôt à une forme de torture mentale. Pour faire simple, il profita d’un soir d’Ulriczeit où les parents Gondeghissel étaient en tournée dans leurs exploitations forestières pour emmener sa petite sœur se promener en ville… Où il l’abandonna. A douze ans, évidemment, Tétradie sut retrouver son chemin à travers les rues enneigées de Middenheim qu’elle connaissait bien. Les passants observèrent, intrigués, cette gamine qu’ils avaient déjà vu jouer errer à travers les ruelles et les chemins jusqu’à arriver sur le pas de la demeure familiale, fermée à clé. Elle resta sur le perron, assise sur la première marche, sous les yeux des faces de loups qui l’observaient, impassibles et indifférentes à son malheur. « Lève-toi. » Les mots semblèrent venir d’un songe. La gamine leva les yeux au ciel pour découvrir le père Erwin Tauthamer, abbé dirigeant à l’époque l’ordre de Gragh Mar, groupe monastique dirigeant une école pour enfants au sein du temple de Sigmar de Middenheim. Il était connu pour être un homme dur, un dirigeant charismatique et un érudit chevronné, mais aussi pour un être d’une grande finesse d’esprit et d’une profonde perspicacité et n’obéissant qu’à Werner Stolz, le grand prêtre de Sigmar de la ville. Tétradie lui obéit et se leva avec l’admiration que pouvait avoir une enfant pour ce colosse au crâne rasé vêtu d’une épaisse aube doublée de fourrure. Il m’emmena à l’internat des pupilles du temple, lieu normalement uniquement masculin, avant de lui laisser une chambre vide. Pour autant la surprise du prêtre, déjà surpris d’avoir trouvé la petite Gondeghissel seule sur son perron, fût encore plus étonné quand celle-ci refusa catégoriquement de partir le lendemain matin ! D’abord désarmé, l’homme de foi tenta bien de comprendre le pourquoi de la chose, soupçonnant une corruption quelconque au sein de la famille, mais Tétradie refusait de parler, par peur et obstination puérile. Erwin proposa alors une solution : parler au confessionnal, lieu où elle n’était évidemment jamais allée de par la passion de sa famille pour Ulric. Là, seule, elle pourrait tout raconter sans crainte, dans la sécurité de l’isolement. Pour la première fois, dans le noir de la petite pièce, la petite fille craqua. Elle pleura à chaude larmes, se remémorant tout ce qu’elle avait pu subir comme humiliations, moqueries et privations durant ses années. Elle n’oublia aucun détail et, quand midi sonna aux cloches du temple, Tauthamer en savait bien plus qu’il n’en avait besoin. Laissée aux mains des moines, Tétradie observa son protecteur d’un jour partir vers la demeure familiale, pour en revenir moins d’une heure plus tard en déclarant simplement à l’enfant : « Tu vas aller quelque part où tu seras mieux. »

Dans les faits Tétradie ne sut jamais vraiment ce qu’il s’était passé ce jour-là. Les moines la convoyèrent, avec d’autres jeunes filles de son âge, vers un couvent de Carroburg, loin de Middenheim. Le lieu, de son nom du Couvent des Sœurs du Marteau Doré, était un équivalent à l’ordre de Gragh Mar mais réservé aux jeunes femmes de l’adolescence à leur majorité. Bien qu’accueillant principalement des orphelines ou des abandonnées qui seraient élevées dans la foi sigmarite afin de rejoindre la religion, on y plaçait également quelques filles aux origines moins tragiques afin qu’elles aient un enseignement correct sur l’histoire du monde, la théologie sigmarite et tout autre sujet qu’une représentante du beau sexe se devait de maîtriser. Martiales et autoritaires, les Sœurs de Sigmar n’étaient pas les âmes les plus charitables du monde et étaient bien décidées à transformer ces filles en fidèles de l’empereur devenu dieu.

Il serait long d’expliquer les premiers mois de Tétradie au sein de ce sanctuaire et probablement peu intéressant. Elle y fit la rencontre d’Olga Varhneim, la mère supérieure dont la rigueur et potentiellement la cruauté la faisait craindre de toute apprentie. Ou des cours de maniement des armes pratiqués aux côtés de la puissante Gilda Hamerstein, qui laissèrent à l’initiée des souvenirs, et des hématomes, en grand nombre. La vie se poursuivait donc des mois durant, entre enseignement et aventures d’adolescente, sans que ses parents ne la recontactent. Jusqu’à un rituel matinal pas comme les autres. Après huit mois de formation, apprentissage et entrainement divers, Tétradie eut le droit pour la première fois de porter le grand cierge durant la procession de neuf heures dans les rues du Carroburg. Spectacle habituel, les badauds observèrent la petite vingtaine de sœurs et d’initiées marcher au pas lent pendant que l’abbesse de tête chantait les louanges et les exploits de Sigmar. Sur ses talons, la jeune Gondeghissel exultait de fierté malgré le poids de la bougie qui pesait lourd sur ses frêles épaules. Sous sa capuche noire bordée de blanc, elle avançait d’un pas lent, surveillant ses pieds afin de ne pas glisser. Devant un oratoire de Sigmar, à un carrefour marchand, sa première transe allait avoir lieu. Tétradie se sentit soudainement partir alors qu’une douce lumière submergeait son regard. Elle s’effondra au sol en tremblant, poussant Olgar Varnheim à se retourner, furieuse, convaincue d’une chute maladroite. Ses yeux s’ouvrir pourtant quand elle entendit la jeune initiée réciter des passages entiers des Testaments, par cœur, ce qu’elle n’avait jamais pu faire jusqu’à présent ! Les sœurs en étaient convaincues : une transe avait eu lieu, un acte sacré signe de la volonté de Sigmar. Pourtant le scepticisme devait encore prévaloir quelques temps : Tétradie ne se souvenait de rien et des semaines passèrent sans qu’aucun nouveau phénomène ne se produise. L’attitude inquiète et intriguée des sœurs et des autres élèves se détendit avec le temps et bien que l’événement ne fût jamais réellement oublié la situation de normalisa.

Sept mois plus tard, pourtant, alors que la jeune initiée entrait dans sa quatorzième année, elle eut une nouvelle transe, une vision cette fois, alors qu’elle lisait un passage du Voyage vers l’Est du Divin Sigmar, un texte sacré apocryphe mais conservé en raison de sa sagesse. Alors que les autres sœurs mangeaient dans le silence, elle lut le passage suivant :

« Et alors, portant toute la peine des Hommes, Sigmar passa la montagne solitaire. »

Tétradie s’effondra sur le pupitre et la mère Varnheim, d’instinct, empêcha les autres religieuses d’aller la secourir ; une transe ne devait être interrompue. Toutefois il fallut intervenir quand Sœur Velma constata que la pauvre enfant était en train d’essayer de s’arracher les yeux avec les mains. Rapidement maîtrisée et plaquée au sol, déployant une force qu’on ne lui connaissait pas, l’initiée se débattait autant avec l’extérieur qu’avec ce qu’elle voyait. Tout était flou mais terrifiant à la fois, un corbeau à trois yeux, les flammes, le sang, les cris, la peur, la douleur. Elle rouvrit les yeux en pleurs, tétanisée par des souvenirs. Le mobilier autour avait été dévasté par l’effet d’une force invisible. En sortant de ce moment mystique, Tétradie eut deux certitudes : quelque chose de terrible allait s’abattre sur l’Empire et Sigmar en voulait à l’humanité pour sa vanité et sa suffisance, des péchés que seule la douleur pourrait racheter. La jeune initiée ne sut jamais si la mère Varnheim prit peur ou conscience de la nature magique de son élève. Tout ce qu’elle sut, c’est qu’une semaine plus tard elle était en route pour un autre couvent, plus caché, près du petit bourg d’Uder. Un lieu plus caché, un couvent spécial à la doctrine spéciale : celle de la flagellation. L’établissement, plus proche de la forteresse rénovée que du monastère prévu pour l’exercice de la foi, accueillait uniquement des femmes ayant montré des capacités de réception au pouvoir de Sigmar. C’est dans ce lieu que Tétradie devait passer l’année suivante, mais ses premiers jours furent les plus importants.

Le couvent était dominé par un homme, le prêtre-guerrier Uther von Drakvan. Sa doctrine était très particulière : prenant exemple sur les flagellants, il soutenait que la douleur permettait de pardonner les fautes des hommes envers les dieux et Sigmar en particulier, d’autant plus quand ses protégées avaient, de par leurs capacités miraculeuses, un lien privilégié avec la divinité en question. Cette époque marqua le début de la rencontre entre Tétradie et la flagellation, la purification par la douleur. Ce fût une révélation, sa vision faisait enfin sens ! La souffrance la libérerait de ses erreurs, de ses doutes, elle la libérerait autant qu’elle libérerait l’humanité et permettrait enfin d’accomplir l’œuvre de Sigmar ! Tout était bon pour se donner de la peine : le fouet, les couteaux, les marteaux – préférés du dieu guerrier, les aiguilles… Les initiées se donnaient de la peine autant qu’elles apprenaient la foi sigmarite et les prières à adresser à leur dieu. Certaines succombèrent à leurs blessures, de leurs nombreuses blessures ou d’infections diverses. Celles qui survécurent, en revanche, devinrent fortes, résistances, fanatisées. Alors qu’elle atteignait sa quinzième année, Tétradie fût témoin de la Tempête du Chaos. Bien que loin du front, elle et ses sœurs de foi furent réquisitionnées pour assister les shalléennes dans leur œuvre d’aide aux réfugiés. Les horreurs étaient nombreuses, les mutations légions, les blessés et les morts innombrables. Archaon fût pourtant arrêté aux portes de Middenheim et la situation revint à la normale, dans une certaine mesure.

L’adolescente reprit pour les quatre dernières années de sa formation, les plus éprouvantes. Uther l’envoya pour cela au sein du Grand Temple de Sigmar, à Altdorf, pour qu’elle y soit instruite en tant que prêtresse du culte spécialisée dans l’exorcisme. Ce choix n’était pas celui de Tétradie mais uniquement de von Drakvan, qui avait constaté le lien entre elle et Sigmar. On peut dire que c’est à partir de cette période que la jeune femme entrevit réellement toute la beauté et la puissance du don que Sigmar lui avait offert. Par ses prières, sa voix et ses gestes il était capable d’invoquer Sa majesté, Sa gloire, Ses pouvoirs. Bien sûr ses capacités restaient balbutiantes et elle avait infiniment plus à apprendre, mais ces éléments magiques renforcèrent sa foi comme jamais.

Comme souvent les êtres étrangers et particuliers attirent l’attention. Un prêtre-professeur émergea pour prendre Tétradie sous son aile : Erich von Nuln. Il instruisit son élève en tant que père de substitution, l’accompagnant dans ses dévotions classiques et ses flagellations privées, qui devinrent bientôt publique quand la future exorciste rejoignit l’ordre des Enfants de la Douleur de Sigmar, groupe flagellant mixte procédant régulièrement à des processions publiques dans la ville d’Atldorf, notamment devant le parvis du Grand Temple. Erich, pourtant, avait une caractéristique que les autres prêtres n’avaient pas : il faisait partie des Unificateurs. Quand son emprise sur l’initiée fût suffisamment forte et sûre, il l’instruisit de sa foi hérétique : Sigmar n’était pas juste un dieu, Ulric l’avait couronné souverain de tous les dieux, quels qu’ils soient. Ainsi se dévouer à Ulric, Manaan, Morr, Shallya ou n’importe quelle autre était totalement vain ou à minima moins efficace que de prier le roi lui-même ! Nul besoin de préciser que Tétradie but chacune de ses paroles et adhéra entièrement à ces théories. Non pas qu’elle fût difficile à convaincre, en réalité. Pas uniquement par naïveté d’adolescente ou par sa foi déjà débordante, mais davantage comme un réflexe de défense. Quel foyer avait-elle eut ? Une famille qui l’avait poussée dans une religion qu’elle n’appréciait pas ? Un frère qui la battait régulièrement et qui l’avait abandonné ? Des parents dont elle n’avait eu aucune nouvelle pendant toutes ces années, preuve s’il en fallait une qu’ils ne tenaient finalement pas tant que ça à elle ? Seul le temple de Sigmar, par ses préceptes et la connaissance qu’il lui avait apporté.

Et enfin, après des années d’apprentissage et d’entrainement, Tétradie maitrise à présent une petite partie des miracles que Sigmar, dans sa confiance et sa force, lui accorde. Elle débarque, âgée d’à peine dix-neuf ans, en fin de sa course d’initiée, dans son Middenland natal, dévasté par la guerre contre le Chaos, rempli de réfugiés, de résidus des ténèbres et de sombres créatures. Elle s’avance pour aider dans la purification et la reconnaissance de la gloire du dieu de l’Empire. Sa foi est plus forte que jamais et la pratique de la flagellation l’a endurcie au-delà de ce qu’on attendait d’une apprentie. Désormais, elle sera confrontée au vaste monde.




Compétences :

Incantation - Exorcisme (E) : Votre personnage sait utiliser et plier la magie selon sa forme particulière relative au domaine choisit. En terme de règles, il:
- Gagne 7 points dans la caractéristique Magie si il n'en a pas déjà
- Peut effectuer les actions “Incanter” et “Dissiper” sous cette caractéristique Magie
- Peut dépenser des xpM ou des PdC (selon qu'il soit sorcier ou prêtre) pour apprendre des sorts du domaine choisit (et du Domaine Primaire si sa race a accès à ce dernier).

Doctrine du culte - Sigmar (E) : Votre personnage, en tant qu'initié, prêtre ou cultiste, connait les croyances de base, les détails des cérémonies religieuses, les costumes appropriés, les jours saints, les comportements honorables et interdits, les symboles de son culte/religion, les cérémonies. Il sait également expliquer la signification des jours saints célébrés par le culte/religion, décrire les dispositions traditionnelles de lieux saints de son culte/religion, être capable d'apprendre ces détails aux pratiquants et demandeurs intéressés, etc.

Sens de la magie (E) : Votre personnage est capable de ressentir certaines altérations faites aux vents de magie dans son environnement immédiat : sans précision aucune, il sait que quelque chose ou quelqu'un concentre ou manie de la magie dans un périmètre proche. Ce “sixième sens” se manifeste de différentes manières selon le type de magie et la race du personnage ; certains la sentent -littéralement-, d'autres la perçoivent dans leur esprit, l'associent à un frisson bizarre ou ont l'intime conviction de sa présence, d'autres encore voient leur comportement s'altérer, en lien avec le vent sollicité. C'est au MJ de décider de la manière dont cette présence magique se révèle au personnage. Pour posséder cette compétence, le PJ doit avoir eu dans son passé des éléments solides qui lui permettent de faire le lien entre ses intuitions et l'usage de la magie proprement dit ; faute de quoi, malgré son ultra-sensibilité, il ne prêtera aucune attention à ce “sixième sens” magique et à ses manifestations. De plus, votre personnage peut dorénavant gagner des “Xpm” selon les différentes méthodes de gain d’expérience magique décrites dans la section Magie des règles.

Alphabétisation (E) : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Bretonnien, Tiléen, Estalien, etc.,) si bien entendu il comprend ce langage (pour cela, il devra posséder la compétence «langue étrangère» pour ce langage. A l'inverse, s'il ne possède que la compétence «langue étrangère» il le comprendra, le parlera mais ne sera ni capable de le lire ni de l'écrire). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais dans certaines situations, le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.

Connaissance des démons (E) : Votre personnage sait reconnaître un démon empruntant des traits humains lorsqu'il en voit un et distinguer son type au premier coup d'oeil (Majeur, Mineur ou Servant). Il est en effet sensible à l'aura magique qu'ils irradient et peut ressentir s'il y en a un à 50 mètres à la ronde même s'il ne l'aperçoit pas. Sur un test réussi, lorsqu'il n'a jamais été confronté avec un démon de ce genre, il peut se rendre conscient de ses capacités, ses faiblesses et de ses intentions. (Si votre personnage a déjà été confronté à ce type particulier de démon, il en connait automatiquement tous les détails).

Théologie (E) : Votre personnage a une connaissance générale de la plupart des pratiques religieuses, des différents cultes et des symboles religieux, alliée à une connaissance approfondie des doctrines de sa propre foi. Il peut automatiquement reconnaître les noms et les symboles de la plupart des Dieux et, sur un test réussi, il peut reconnaître et comprendre de brèves citations des écrits sacrés des religions étrangères à la sienne. (Le MJ pourra assigner des modificateurs en fonction de la notoriété des religions rencontrées.)




Inventaires et biens du personnage:

Bourse: 6.7 Couronnes d'or, 5 Pistoles d'argent


Inventaire
Marteau de guerre
24+1d10 dégâts, 10 points de parade ; Assommante, Lente et Percutante
Une arme simple, mais puissante, elle est constituée d'un long manche d'un bois solide au bout duquel se dresse une tête de métal qui tue par un violent écrasement.
Brigandine
12 armures, torse et bras ; -2 INI, PAR et HAB
De grosses plaques rivetées sur un manteau de cuir suffisent à créer un plastron moins onéreux que les armures de plates — la brigandine est appréciée des militaires vétérans, mais aussi des chevaliers qui n'ont pas la fortune suffisante pour l'acquisition d'un harnois.
Médaillon des larmes Permet de régénérer 1D6 pvs supplémentaires par jour tant qu'il est porté Un petit médaillon tout simple avec le symbole de la comète à deux queues gravé sur l'endroit et celui de la colombe sur l'envers. Lorsqu'il est ouvert, on peut voir une simple mèche de cheveux et un portrait à demi-effacé, marqué d'un simple A.
Bible de Sigmar
Médaillon (Sigmar)
Fouet de pénitence
Rations
Tente (petite)
Couverture
Barre de chocolat de Nowel Objet event saisonnier Octroie +1 INT pendant 1d2 heures (peut rendre malade (indigestion etc) via 1d3,sur un 1)
Trophée de fourrure Récompense d’événement, bonus de 1 point sur tout jet de persuasion/intimidation où le récit de vos exploits dans l’arène peut servir. Vous n’êtes pas certain de ce que c’est, ni de quel animal cela peut bien venir, mais il y a sans doute une belle histoire derrière.


Grimoire
Exorcisme
Prières Mineures
Imposition des mains Portée : Soi-même ou Contact
Durée : Instantanée
Effet : L'exorciste rend 1D10 PV à la cible du sort. Il peut se soigner lui-même. Attention, cette prière ne peut soigner une personne qu'une fois jusqu'au prochain lever du soleil.
Pavois divin Portée : Soi-même
Durée : 2 tours
Effet : Se concentrant pour vider son esprit de toutes pensées autres que celles de piété, l'exorciste crée autour de lui un bouclier saint le protégeant des attaques des serviteurs des Dieux Sombres. L'exorciste augmente ses points d'armure de 2D6+1 points contre une attaque portée par un démon, une attaque portée avec une mutation, un sort offensif chaotique ou une créature chaotique.
Regard Pesant Portée : Soi-même
Durée : 1D6+1 minutes
Effet : Le regard de l'exorciste devient noir et lourd à supporter, intimidant ses adversaires. Il obtient +2 à ses jets d’intimidation.
Prières moyennes
« Silence, démon ! » Portée : Contact
Durée : 1 minute
Effet : Il n'est pas rare que les démons ayant pris possession d'un être humain tentent par des paroles insidieuses et corrompues de déstabiliser ceux qui veulent les exorciser. L'exorciseur peut alors, en apposant ses mains sur les tempes du possédé, ordonner au démon de se taire. L'exorciseur impose le silence à tout démon circonscrit en un possédé. Le démon ne pourra plus prononcer le moindre mot à moins de réussir un test sous INT avec un malus égal au degré de réussite de la prière.
Chaque point en « Maitrise de l'Aethyr » augmente la durée d'un tour OU augmente le malus au test d'INT du démon d'un point supplémentaire.


Parcours

Quêtes accomplies

Nom + lien + récompenses obtenues

Classes acquises

Carrière et classe en cours d'apprentissage

Carrière : Voie de l'Exorciste
Classe actuelle : Initiée

Dévotion religieuse

Dieu Points de dévotions disponibles Points de dévotions dépensés
Sigmar 5 0

Autres


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