Informations générales sur le personnage :
| Nom et Prénom: | Nicolas Chambefort | |
| Age: | 29 ans | |
| Sexe: | Masculin | |
| Race: | Humain | |
| Carrière: | Voie du Racketteur | |
| Lieu/ville de départ: | L'Anguille, Bretonnie | |
| Fréquence de jeu: | Régulière au possible, mais je suis plutôt lent | |
| MJ: | RP Libre |
| Nom de la ligne | FOR | END | HAB | CHA | INT | INI | ATT | PAR | TIR | NA | PV |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Profil de départ (+4 PC initiaux) | 10 | 8 | 8 | 8 | 8 | 9 | 9 | 8 | 8 | 1 | 60/60 |
| Profil actuel | 10 | 8 | 8 | 8 | 8 | 9 | 9 | 8 | 8 | 1 | 60/60 |
| Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) | - | - | 0/1 | 0/1 | - | - | 0/1 | - | 0/1 | - | 0/10 |
| XP disponible: | 0 |
| PC dépensés: | 4 |
Description physique :
Avec son grand mètre quatre-vingt pour presque autant de kilos, Nicolas correspond définitivement à l’image qu’on se ferait d’un racketteur ou autre spadassin. L’Anguillois est une vraie armoire à glace, aux épaules larges et au physique robuste : ses jambes sont par exemple “bien sculptées” (ou juste grosses, selon les avis), ce qui lui a par ailleurs valu son patronyme de “Chambefort”. C’est une brute dont l’apparence globale donne plus envie, lorsqu’on le croise, de changer de trottoir qu’autre chose ; et ce malgré les jolis pardessus qu’il porte en temps normal, et dont sa corpulence remplit facilement les tissus.
Le rouquin ne serait pas nécessairement vilain, si seulement il pouvait effacer les multiples hématomes et coupures qui recouvrent son visage barbu. Nicolas est plutôt du genre bagarreur, et ça se voit. Son faciès, et son corps de manière plus générale, sont parcourus de petites cicatrices, de balafres accumulées au cours des années et qu’il affiche fièrement, comme pour embellir son apparence de “dur”. C’est pour cette raison qu’il prend un certain soin à entretenir sa pilosité broussailleuse, et ne pas laisser pousser de duvet autre que sa moustache, sa barbiche et ses rouflaquettes : pour que tous puissent voir les preuves de ses bagarres passées, et sachent directement à qu’ils ont affaire. Ses cheveux sont de feu, et ses yeux océan, même si les cocards qui les entourent souvent ne rendent pas leur couleur très simple à remarquer. Autre signe distinctif, Nicolas a ce qu'on appelle des oreilles en chou-fleur, ici aussi récoltées à force de combats.
Le malfrat marche généralement d’un pas lourd, très peu discret ; ce n’est le genre de personne qui aime faire savoir lorsqu’il est dans le coin et remplir une salle de sa présence. Il ricane souvent, ce qui laisse entendre sa voix grasse et voir ses dents jaunies ; qu’il est étrangement parvenu à maintenir à peu près en place malgré les années. De façon similaire, Nicolas est un homme qui apprécie beaucoup les signes de pouvoir ou de richesse ; que ce soit des anneaux, des bagues, des bracelets, et autres ornements de ce style. Cependant, il n’en porte que deux de manière véritablement constante : une bête boucle en métal à son oreille droite, et un petit médaillon représentant deux lances croisées, même s’il garde généralement ce dernier à l'abri des regards, enfoui sous son col. Puis il faut bien le dire, les matraques et autres coutelas qui pendent à sa ceinture, tendent de toute manière à plus attirer l’attention que ses quelques joailleries.
Description psychologique :
L’apparence est tout en Bretonnie, et celle de Nicolas reflète en vérité assez bien son caractère : un brigand aux ambitions princières. Chambefort est une brute rude et portée sur les plaisirs de la vie. Un racketteur très bon pour envoyer des baffes et en recevoir, qui intervient lorsque demander “poliment” ne suffit plus à convaincre ces honnêtes gens de donner quelques piécettes. Dans la plupart des cas, il tend à considérer qu’être celui du bon côté de la matraque, ainsi que la renommée de son “gang” lui épargnent la nécessité d’être civil. Ce n’est pas qu’il est idiot : juste qu’on à tendance à ne pas avoir besoin de trop réfléchir quand son “travail” consiste à tout régler en roulant des épaules et en donnant quelques coups bien placés. Si Tonton Hoël est le roi de la pègre, alors probablement qu’on peut considérer Nicolas comme un de ses chevaliers : et tout comme les véritables chevaliers, Nicolas légitime sa place en chargeant et en frappant. Il est une sorte de reflet distordu d’un noble paladin, avec moins d’armure, de beau code et d'éthique, mais tout autant de brutalité. Un écuyer des bas quartiers, dont les arènes de lutteurs sont les terrains de joutes.
Le rouquin est une grande gueule, égoïste et ambitieux, qui n’hésite pas à appuyer ses propos de manière plus physique s’il le faut. Étonnamment, puisqu’il occupe ainsi une partie conséquente de son temps, il n’aime pas spécialement se battre : c’est surtout qu’il ne sait pas faire grand-chose d’autre. En tant que bon opportuniste ayant passé pas mal d'années à donner des crochets, ce sont simplement les réactions violentes qui lui viennent le plus naturellement ; et il est tout à fait du genre à provoquer des disputes avec plus faible que lui parce qu’il sait qu’ils ne pourront la plupart du temps par vraiment répliquer. Alors s’il peut en plus utiliser cet atout pour s’enrichir un peu et monter les échelons, pourquoi se priver ?
Cependant, tout n’est pas à jeter chez l’Anguillois. Malgré son côté vicelard, le malfrat possède néanmoins un certain “code de l’honneur”. Il tend à respecter ses engagements et ne se montre pas particulièrement rancunier envers ceux qui lui tiennent tête : s’il doit briser l’épaule de quelqu’un, ce ne sera généralement pas par haine, juste que la chose est plus avantageuse pour lui. De manière similaire, il est plutôt loyal, qualité appréciable dans son milieu ; et ce que ce soit envers son “Tonton” et ses acolytes, qu’envers sa véritable famille. Même si les circonstances l’ont amené à prendre un chemin carrément antagoniste à celui de son frère aîné, il ne lui en tient ainsi pas spécialement rigueur. Peut-être du fait de sa “croyance” sudiste, on peut en fait dire que Nicolas a une vision de l’honneur assez Estalienne. Loin de la courtoisie et des bienséances, l’honneur est pour lui plus un “honneur familial”, qu’il faut être prêt à défendre par n’importe quel moyen, si nécessaire.
Également, Nicolas est très porté sur les élixirs ou autres concoctions douteuses : une mauvaise habitude qui s’est notamment accrue depuis qu’il est revenu de l’Empire. C’est un grand consommateur de stimulants, “déductions miracles” et “potions médicinales” censées fournir des résultats hors-normes. Et si les effets sont parfois aléatoires, cela ne l’empêche jamais de retenter le coup à la moindre occasion. Il raffole également des jeux de cartes, bien qu’il y soit absolument inapte, et tende à faire dérailler la plupart des parties perdues sur une échauffourée de taverne.
Comme tous les Bretonniens, Chambefort fait preuve d’une forte dévotion à l'encontre de Shallya, ce qui n’est pas si étrange que ça même en considérant sa profession : après tout, c’est bien la Colombe qui lui a tant de fois évité de finir dans les jardins de son père. Il est aussi fidèle envers Morr, dont il sera, comme tous, amené à rejoindre le domaine ; mais plus étonnante est sa foi pour une autre divinité du panthéon classique, à savoir Myrmidia. Cette croyance, il la tient de son bref passage dans l’Empire, et des mercenaires Estaliens qui l’ont introduit au culte de la Vierge en armes. Pour un gladiateur tel que lui, la protection d’une patronne des soldates ne peut être de trop, d’autant plus qu’elle incarne sa vision déformée du “respect” et de “l’honneur” martial. Tout chevalier a besoin d’une déesse guerrière : et Myrmidia est un peu sa Dame de racaille. Il évite néanmoins de trop afficher cette dévotion, la Bellona n’étant pas spécialement bien vue auprès de ses confrères ; raison pour laquelle il tend à camoufler son collier, symbole de cette croyance. Enfin, Manann possède encore une petite place dans son cœur, mais plus par habitude qu’autre chose, l’Anguillois s’étant fait la promesse de ne plus jamais retourner sur un bateau depuis qu’il a quitté la marine.
Alignement : Neutre Mauvais
Historique du personnage :
Nicolas Chambefort naquit en l’an 1522 du calendrier bretonnien, dans la cité de Castel-l’Anguille, capitale portuaire du duché éponyme. Contrairement à la majorité des habitants du pays de Gilles, le racketteur ne connut ainsi jamais une vie paysanne, sous la protection de Taal et la surveillance d’un quelconque seigneur. Toute son enfance, il la passa à la frontière du grand océan, à parcourir des ruelles fondées sur les vestiges d’antiques ruines elfiques.
Le père de Nicolas, Jacen Lemarinier, devait son patronyme à sa profession, puisque servant sur un des Corsaires de la rutilante marine bretonnienne. Jacen était un de ces hommes, paysans comme nobles, qui tentait, en bravant les dangers du domaine de Manann, de se faire un nom dans la plus puissante flotte du vieux monde. Ce dernier passant le plus clair de son temps en mer, le père de Nicolas fut finalement assez peu présent durant les premières années de sa vie ; et c’est sa mère au foyer, Marie, ainsi que son frère aîné de six ans, Jean, qui s’occupèrent en grande partie de lui.
Même s’il était promesse d’ascension sociale, chose éminemment précieuse pour des gens de leur condition ; l’emploi de Lemarinier ne rapportait cependant qu’un salaire assez maigre à sa maisonnée. Pour subvenir aux besoins de la famille, le grand frère de Nicolas fut rapidement amené à devoir enchaîner les petits boulots sur les quais, aidant à débarquer des marchandises, ou encore à garder les entrepôts lorsque son âge le permit. Leur train de vie était loin d’être luxueux, mais ainsi allaient les choses, et les Lemarinier ne s’en plaignaient pas outre mesure.
Nicolas lui-même eut malgré tout des premières années plutôt heureuses, à flâner au milieu des navires amarrés et des dockers amusés par sa petite personne. Ce fut l’âge des découvertes et des premières amitiés, le rouquin n’étant évidemment pas le seul enfant des rues à traîner dans les environs. Il rejoignit des groupes qui vagabondaient ici et là, jouant à sauter de caisse en caisse avant que des travailleurs quelque peu occupés ne les fassent déguerpir en vitesse. Vers ses huit ans, il fit notamment la connaissance d’un certain Ancel Charpentreau, un fils de charpentier d'un quartier voisin, et avec qu’il se lia rapidement d’amitié. Les deux enfants ne pouvaient pas se trouver plus différents l’un de l’autre, mais leurs caractères se complémentaient. Ancel était le petit fluet qui parvenait toujours à extirper quelques faveurs aux adultes à force d’histoires farfelues, tandis que Nicolas faisait le gamin bagarreur, le défendant contre les autres garçons qui l’embêtaient ou se moquaient de ses soeurs. Au grand dam de son frère aîné, notamment, qui se retrouvait à devoir faire le médiateur avec les mères de famille avoisinantes, quand leurs garçons revenaient pleurer dans les chaumières avec des bleus et des coupures. Mais Nicolas s’en fichait. La vie était suffisamment simple pour le petit d’alors.
Au cours des années, les choses changèrent cependant pour lui. Les années passèrent, l'adolescence prit la place de l'enfance. Le père d'Ancel mourut dans un accident, tandis que le sien revenait chaque fois au port plus amer et fatigué. Jacen Lemarinier n’était pas un homme mauvais. Rude, peut-être. Violent, souvent. Mais le bretonnien essayait véritablement d’améliorer les conditions de sa famille ; en progressant dans une de seules filières laissant une chance aux paysans comme lui. Et plus que tout, il souhaitait ardemment qu’un de ses fils le suive dans cette voie : une responsabilité qui tomba sur le petit Nicolas. A 12 ans, on invita ainsi le rouquin à rejoindre le bâtiment de son père en tant que mousse. Au début, l’initiative ne dérangeait pas plus que ça l’intéressé : pour lui qui avait passé toute sa vie à côtoyer des marins, ça semblait juste là l’évolution naturelle des choses. Son paternel travaillait dans la flotte. Rien de plus normal, donc, à ce qui lui aussi finisse le restant de ses jours sur les planches en bois d’un rafiot. Puis si cela pouvait soulager le poids de sa famille, alors pourquoi ne pas aider ? Nicolas avait toujours eu la particularité d’être à l’aise en même mesure avec ses deux mains ; une qualité qu’il se voyait sans trop de mal pouvoir mettre à profit, que ce soit pour rafistoler les cordages ou nettoyer le pont. Autant dire que la réalité se montra quelque peu différente.
Nicolas resta 6 ans à suivre son père sur un Corsaire Bretonnien, le Trident Sanglant. D’abord comme mousse, puis comme matelot. Et il détesta chacune des secondes passées là-bas. La vie de marin était difficile, et terriblement ingrate. Les semaines entières sans apercevoir la moindre terre, les maladies, la promiscuité ; sans parler des combats ou des éléments en furie. Il vit des équipages de norses enragés décapiter ses camarades d’un coup de hache ; des créatures sorties d’un cauchemar vaguer au travers des eaux ; et des bâtards en armure charger les navires adverses du haut de leur pégase. Et au milieu de tout ça, il y avait lui. Petit mousse devant transporter la poudre de la cale jusqu’aux canons, en évitant de se faire happer dans tout ce bordel. Puis matelot défendant sa peau sur un pont trempé de sang, d’eau et de dégueulis. Son père trépassa avant lui, durant un de ces combats : et pire que tout, tombé par-dessus bord. Pas d'épitaphe, pas de sépulture. Le corps fut laissé aux poissons et à Manann. Alors, dans un moment de lucidité, Nicolas décida de faire le choix le plus important de toute sa vie : celui de ne plus jamais, ô grand jamais, remettre les pieds sur quelque bateau que ce soit. Au diable l’ascension sociale, la paye ou le prestige. Désormais âgé de 18 ans, le marin prit ses deniers, attendit qu’on revienne à bon port, et quitta ses fonctions. Adieu les connards, merci pour rien, ciao bye bye.
Mais restait maintenant à savoir que faire de ce nouveau départ. C’est que les choses avaient changé depuis son engagement dans la marine. Il était bien repassé par l’Anguille au cours des années, mais ce n’était là qu’un repos temporaire avant qu’on ne le ramène encore et toujours sur les flots : c’est comme si 6 ans de sa vie s’étaient écoulés sans lui. Son frangin avait trouvé un poste stable dans le guet depuis le temps, et s'était même permis le luxe de fonder une petite famille avec une serveuse du coin, donnant ainsi à Nicolas un neveu de quelques années à peine. Leur mère, Marie, mourut, elle, peu après son retour. Rien d'extraordinaire : une simple maladie, comme pouvaient en subir tous les habitants du continent. Au moins Nicolas eut-il le réconfort de la voir une dernière fois avant qu’elle ne rejoigne les jardins de Morr.
Désormais sans emploi et sans parents, le rouquin vécut quelques semaines avec son frère et sa famille. Il hésita même à prendre un poste au guet, comme son aîné : si la vie en mer lui avait appris une chose, c’était à se battre, et la garde manquait toujours de gros bras pour faire appliquer les édits de l’intendant FitzGodric. Mais Nicolas déclina finalement. D’une certaine manière, le rouquin avait hérité de l’ambition de son paternel, tout en refusant de marcher dans les pas de ce dernier. L’ancien matelot se voyait mal obéir à un bourgeois pour un salaire de misère : son père avait passé sa vie entière dans la légalité, à servir entre dix mètres de bois pour se retrouver à nager avec les anguilles. Très peu pour lui. Se battre, d’accord. Mais dans ce cas, il se battrait pour ceux qui pouvaient vraiment lui apporter quelque chose.
Alors Nicolas reprit contact avec d’anciens amis, et il retourna voir Ancel, son camarade dont il ne prenait plus de nouvelles depuis un bon moment maintenant. Lui aussi avait bien changé, mais l’alchimie qui les avait rapprochés enfants ne tarda pas à refaire surface. Le fils de charpentier lui vint en aide : il lui fit rencontrer des gens issus des docks et des bas-fonds, comme eux. Des coupe-jarrets, des escrocs, des gladiateurs sous la protection d’un certain “Tonton Hoël”. Des criminels de la pire espèce, mais qui pouvaient lui apporter la richesse et l’influence que l’Anguillois convoitait. Aussi ne fallut-il pas attendre bien longtemps avant qu’il ne les rejoigne.
La vie devint soudainement plus simple pour lui. Toute cette expérience accumulée sur mer, Nicolas put la mettre à profit dans les abattoirs de la ville, théâtres des matchs d’arènes qu’orchestrait la bande de Tonton. Même pas besoin de faire des combats à mort : on lui donnait là un moyen à la fois plus sûr, et plus rentable, de pratiquer ce qu’il avait appris sur ces foutus rafiots. Bon, évidemment, les défaites arrivaient. Un coup mal reçu, une mauvaise chute, les aléas du métier. Des fois, il lui fallait prendre quelques stimulants, un peu d’alcool pour tenir, voir les deux en même temps. D'autres fois on le sortait de l’arène, tout de même, histoire de diversifier les activités. S’il fallait taper un gars un peu récalcitrant, alors on pouvait faire appel à lui, souvent avec l’aide d’Ancel. Est-ce qu’il en avait des regrets pour autant ? Bien sûr que non. Pas vu ce qu’il remportait en échange. On lui permettait de porter des costumes de bourgeois, d’accéder à des restaurants devant lesquels il ne pouvait que baver étant enfant, et tout ça grâce à la force de ses poings. Autant dire, le rêve de toute une vie.
Mais l’état de grâce finit par prendre fin. Après sept ans de bons et loyaux services envers Tonton Hoël, il fallut qu’une des opérations tourne mal. C’était parti comme un coup routinier pourtant : un cambriolage, certes contre la Compagnie du Phare, mais rien qu’ils n’avaient pas déjà fait ailleurs par le passé. Sauf que le cambriolage foira. Le guet les attrapa et les mit au ban. En une soirée, le brigand chuta du rang de mafieux victorieux, à celui de condamné à mort. Tout ça pour ça.
En vérité, le gladiateur accepta sa peine avec un certain fatalisme. Il avait tenu plus d’or, de boissons et de femmes entre les mains qu’une bonne partie de ses ancêtres. Malgré son statut de paysan, il avait connu un peu de la richesse et de la notoriété de ceux mieux nés que lui, peu importe les moyens utilisés pour en arriver là. Alors, pourquoi avoir des regrets, après tout. Il avait joué, et il avait perdu. Si c’était à refaire, il aurait foncé sans hésiter.
Et pourtant, Nicolas ne mourut pas.
Il y eut des tractations, de tous les côtés, même si le malfrat n’en comprenait pas tous les aboutissants. De Tonton Höel, qui rechignait à laisser ses gars ainsi exécutés. Du châtelain ducal, qui comptait bien profiter de l’incident pour asseoir son autorité sur la Compagnie du Phare et la mafia locale. Et de son aîné, Jean, également. C’est que le garde n’avait pas chômé non plus durant les années, montant peu à peu en grade dans le guet jusqu'à en devenir un de ses sergents. Nicolas était un sale type, qui méritait sa peine. Mais il restait aussi son petit frère. Les deux pouvaient bien être du côté opposé de la loi, mais ils n’en partageaient pas moins le même sang. Alors l'aîné protégea encore son cadet, et se plaça en faveur d’un compromis.
Au lieu d'exécuter le criminel par la corde, on lui préféra le norse : Nicolas et ses confrères, notamment Ancel, furent contraints de s’engager dans l’ost ducal pour aller repousser la Tempête du Chaos qui déferlait alors sur l’Empire. Une légion pénale, en quelque sorte. Au premier abord, ce n’était pas si mal pour le paysan. Mieux qu’une pendaison, pour sûr. Tuer des norses, Nicolas savait déjà comment faire : puis au moins cette fois, on ne l’obligeait pas à les affronter sur un bout de bois flottant au milieu de nulle part.
Mais la guerre, sur terre, c’était différent. Même pas en ce qui concernait les combats : l’ost de l’Anguille avait eu la “chance” d’arriver suffisamment en retard pour ne pas avoir à trop batailler. Non. C’était plutôt ce qui se passait après les affrontements. Des ports dévastés, Nicolas en avait déjà vu quelques-uns quand il n’était qu’un mousse ; mais la flotte du Roy était assez efficace pour que les extractions norses ne se limitent normalement qu'à quelques razzias éparpillées sur les côtes. Pas là. À mesure qu’ils avançaient vers le nord, le paysage ne faisait qu’empirer. Des régions entières ravagées par la guerre ; des villages réduits en cendre ; et les abominations laissées dans le sillage des armées en campagne.
C’est dans ce décor désolé que Nicolas trouva également la foi. Les Anguillois n’étaient évidemment pas les seuls à venir porter main forte aux fils de Sigmar : d’autres ne tardèrent pas à se joindre à la mêlée, et à croiser le chemin des criminels en sursis. Des bretonniens, comme eux, venus d’autres duchés ; des chiens de guerre à la recherche de butin ; et surtout, des Estaliens, avec leurs jolis tertio et leurs armées bien ordonnées. Ils lui parlèrent d’une déesse, semblable à la Dame tant adorée par les nobles de son pays, mais qui pouvait aussi protéger les paysans tels que lui. Une vierge aux cheveux bruns, portant une lance, gardienne des soldats et des combattants. Une certaine Myrmidia, dont les atouts ne manquèrent pas d’intriguer le criminel. Shallya pouvait l’empêcher de trépasser une fois la bataille terminée : mais au cœur de cette dernière, sans doute qu’une aide divine ne serait pas de trop.
Peut-être grâce à cette assistance céleste, Nicolas finit bien par revenir à l’Anguille, le conflit achevé. Vivant, à sa propre surprise. Intact, vraisemblablement pas. Mais vivant. Et c’est là tout ce qui comptait. Alors, sans trop d’hésitation, le bretonnien reprit ses petites activités, comme si rien ne s'était passé. On lui avait évité la pendaison une fois : il suffisait donc qu’il ne se fasse plus saisir la main dans le sac.
Compétences :
• Bas fond (B) : Votre personnage, à force d'évoluer dans des quartiers mal famés, en connaît ses règles et ses codes. Il sait aussi où s’adresser pour obtenir des produits illicites, où trouver qui, etc., dans les quartiers pauvres de n'importe quelle ville. Il bénéficie d'un bonus de +1 lors des tests régissant ce genre d'action dans ce genre d'endroit.
• Bagarre (B) : Votre personnage est expérimenté dans l'art de se battre sans arme conventionnelle en se servant de toutes les parties de son corps ainsi que des objets présents dans son environnement. Grâce à sa technique, on considère qu’il utilise une arme de profil « dégâts 1D10, points de parade 1D6 » lorsqu’il se bat sans armes.
• Langage secret - Jargon des marins (E) : Votre personnage comprend et sait parler ce jargon en utilisant le vocabulaire relatif aux activités marines tel que : virer à bâbord, ferler, embouquer, cabaner, etc., . . Ce langage permet aussi de donner des ordres de manœuvre, de spécifier les différentes parties du navire. De plus, le jargon des marins est indispensable pour se faire embaucher sur un navire.
• Ambidextrie (A) : Votre personnage peut utiliser ses deux mains avec la même habileté et dextérité et ceci sans subir de malus lors des tests. En ce sens, il ne subira aucun désavantage lorsqu'il, pour une raison ou une autre, combattra ou tentera une opération quelconque avec l'une ou l'autre de ses mains. De plus, il ne subit pas le malus prévu pour la relance de parade ratée lors d'un combat avec deux armes.
• Parade (A) : Votre personnage a appris comment se servir d'une arme à son plein potentiel pour réussir à parer une attaque rendant les parades bien plus efficaces. La valeur de parade des armes (bouclier compris) est ainsi doublée. Par exemple, une épée ayant une parade à 12 aura dès lors une parade à 24.
• Lutte (B) : Votre personnage est rompu aux techniques de combat au corps à corps. Lorsqu’il se bat sans armes, au lieu de faire des dégâts, il peut choisir d’immobiliser son adversaire au sol pour la fin du round et le prochain round. (Il devra réussir un test de FOR comparé à chaque round pour réussir à le maintenir toujours immobilisé). Si le lutteur dispose de plusieurs actions offensives, il peut attaquer la personne immobilisée et donc tenter de lui infliger des dégâts normaux à mains nues sans pour autant le libérer de son immobilisation.
Inventaires et biens du personnage:
| Bourse: | 1 Écus d'or, 14 Sous d'argent |
| Inventaire | |||
|---|---|---|---|
| | Gourdin | 1 main ; 14+1D8 dégâts, 9 points de parade. Assommante. | Le gourdin est un grand bâton dont l'extrémité est lourde et épaisse, fait pour des assauts violents. Il s'agit de l'ancêtre de la masse d'armes. |
| | Rondache | 1 main ; 4+1D6 dégâts, 14 points de parade. Déstabilisante. | Une rondache est un bouclier de forme circulaire en acier, de petite taille et léger. Elle est utilisée dans les combats rapprochés. |
| Hoqueton renforcé | 6 points de protection ; Torse, dos et bras | La version agrandie du jaque, il comporte de grandes manches qui vont jusqu’aux poignets. Épais et assez encombrant, c'est un outil de protection, pas un vêtement fait pour se garder du froid ou de la pluie - il est souvent porté par les répurgateurs ou les patrouilleurs ruraux sous de longs manteaux. |
| | Gantelets Cloutés | 1 ou 2 mains ; 6+1D6 dégâts, 2 points de parade. Assommante ; Malus de -1 TIR/ATT lorsque utilisé en conjonction avec une autre arme. | Ce gantelet renforcé d'une bande de fer au niveau des phalanges permet de donner du piquant à tous les combats, y compris la bagarre de taverne la plus banale |
| | Coutelas | 1 main ; 12+1D6 dégâts, 6 points de parade. Rapide ; Peut être utilisé comme arme de jet. | Très discret, idéal comme arme à porter sur soi pour se sentir en sécurité ou pour des actions plus mystérieuses… |
| | Elixir de Mamma Melchine | | |
| | Doublet | ||
| | Nécessaire de rasage | ||
| | Bourse | ||
| | Médaillon représentant deux lances croisées | ||
Parcours
Quêtes accomplies
Nom + lien + récompenses obtenues
Classes acquises
Carrière et classe en cours d'apprentissage
Carrière : Voie du Racketteur
Classe actuelle : Escroc
Dévotion religieuse
| Dieu | Points de dévotions disponibles | Points de dévotions dépensés |
|---|---|---|
| Shallya | 5 | 0 |
| Morr | 5 | 0 |
| Manann | 5 | 0 |
| Myrmidia | 5 | 0 |
Autres
- Second compte PJ de Faust Valdorf \o/
