Table des matières

Informations générales sur le personnage :

Nom et Prénom: Nërys Aeryn
Age: 105 ans
Sexe: Féminin
Race: Elfe Sylvain
Carrière: Voie du Garde d'Athel Loren
Lieu/ville de départ: L'Empire
Fréquence de jeu: ~2 fois/semaine
MJ: [MJ]Le Loup Blanc


Nom de la ligne FOR END HAB CHAR INT INI ATT PAR TIR NA PV
Profil de départ (+4 PC initiaux) 8 7 10 9 8 10 10 9 10 1 50/50
Profil actuel 8 7 10 9 8 10 10 9 10 1 50/50
Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) - - 0/1 - - 0/1 0/1 - 0/1 - 0/5


XP disponible: 0
PC dépensés: 4




Description physique :

Nërys Aeryn est une « jeune » elfe que les autres membres de son peuple qualifieraient de belle et élégante avec ses cheveux mi long dont certaines pointes se posent légèrement sur ses épaules. Elle a également une longue tresse rabattue devant elle. Cependant, ses yeux sombres ne lui donnent point cet aspect chaleureux propre à ses congénères et plus particulièrement aux membres de sa famille. Ils traduisent, en quelque sorte, la solitude à laquelle elle a été confrontée depuis la fin de son enfance. Sa peau est plutôt pâle et s’accorde parfaitement avec son regard et sa chevelure, accentuant ainsi sa glaciale pureté. En effet, souriante et rieuse de son enfance, les événements qu’elle a traversé lui ont ôté toute joie apparente, la rendant ainsi encore plus insondable.

La beauté naturelle de Nërys n’est pas un point de détail. Elle ne s’en ai jamais réellement rendu compte puisqu’elle n’a quasiment jamais été confrontée à d’autres personnes que ceux de sa race, sa solitude croissante n’aidant pas. Malgré sa rude vie de combattante, Nërys fait preuve d’une grâce propre aux Elfes Sylvains. Elle dégage une sensation de pureté, d’innocence. Il est dès lors difficilement concevable qu’un étranger la rejette. Son charisme et son apparence lui donne un ascendant, inconscient, sur certaines personnes.

Jeune femme svelte au physique épanoui, elle s’est également endurcie de par ses nombreuses années de chasse et ce malgré le fait que la nature lui ait refusé le statut d’élue tant espéré par ses proches. Comme la plupart des Elfes, sa force ne réside pas dans sa puissance physique mais plutôt dans l’agilité et la manière dont elle dispose de son corps. Rares sont les mouvements superflus, privilégiant ainsi la grâce et la précision, notamment lors des moments de grandes tensions tels que la chasse ou le combat au corps à corps. Même si elle n’a jamais pris part à un réel conflit militaire, son maniement des armes est excellent du fait de ses entraînements quotidiens avec son père. Ce dernier s’est toujours montré extrêmement dur avec elle, sans aucune forme de cruauté cependant, comme si il cherchait à réparer son erreur en lui procurant une formation quasiment parfaite.

Quant à ses tatouages claniques, il n’est guère aisé de les décrire puisqu’ils sont emplis de mystères qu’elle seule, avec son père et la Tisseuse de Charmes peuvent réellement comprendre. Contrairement à ses frères, sa peau n’est pas imprégnée de son animal gardien. Toutefois, un enchevêtrement complexe de motifs parcourt son dos. Cela symboliserait en fait l’antre du Loup Gris, un gardien tout à fait particulier puisqu’il est réputé pour être un solitaire. L’absence de l’animal en lui-même dans la composition du tatouage est un cas plutôt rare chez les Elfes Sylvains, cela ne serait donc pas sans rappeler l’échec de la jeune femme… Quand on connaît l’acte qu’elle a dû accomplir pour pallier cet événement regrettable, on peut alors voir une certaine lueur d’espoir dans ce tatouage. La signification profonde du tatouage principal serait dès lors un lien entre Nërys et la nature, un lien détourné ou différent du moins. Même si elle eue l’impression qu’on lui tourna le dos, une place lui était finalement peut-être dédiée. L’antre représente un lieu abstrait et laisse donc place à une large interprétation. Est-ce là la quête de toute une vie ou au contraire, une étape préalable indispensable à l’épanouissement de la condition d'elfe de Nërys ? D’autres motifs tribaux plus simples se prolongent le long de ses bras, rappelant aux initiés sa puissance guerrière, mais également le long de ses jambes pour souligner sa vie de coureuse des bois.

Description psychologique :

En dépit de ses différences, Nërys a toujours tenté de se considérer comme un membre du clan à part entière. Du moins, peut-être ne s’agissait-il là que de son rêve le plus cher. La jeune Elfe était douée d’une intelligence pragmatique de par la vie qu’elle menait. Cependant, à force de solitude et de longues nuits passées à cogiter et à se perdre dans une certaine mélancolie, Nërys avait développé une grande sensibilité qu’elle tentait de masquer le plus souvent. En effet, elle avait une certaine fierté et s’interdisait de se dévoiler ou de s’apitoyer sur son sort. Cette intériorisation de nombreuses souffrances furent peut-être les raisons qui l’empêchèrent de trouver l’âme sœur. Cette idée lui était désormais lointaine, non pas qu’elle avait perdu tout espoir à ce sujet, elle préférait seulement ne pas l’envisager. Dans l’état actuel des choses, l’idée de tomber amoureuse était totalement impensable. Elle vouait un profond respect à sa culture et aux autres formes de vie qui composent les forêts et le reste du monde de manière plus vaste. Elle ne désirait pas la souffrance d’autrui et peinait difficilement à supporter les visions d’horreur sporadiques qui s’imposaient à elle depuis peu. Que faire ? La peur s’installait en elle, ses doutes devenaient plus nombreux. Une magie qu’elle ne comprenait pas, que sa famille ne comprendrait peut-être pas non plus… C’était comme un coup supplémentaire… Creusant l’écart définitivement, du moins c’était comme ça que Nërys l’interprétait. Elle avait l’impression que si elle ne partait pas prochainement, elle pourrait s’ostraciser et sombrer dans une tristesse plus profonde encore, voir même mettre les autres en danger. Il s’agissait peut-être d’un appel au voyage, un voyage nécessaire pour se construire, se trouver ou plutôt se retrouver. Nërys était particulièrement convaincue que cela avait un lien avec le début de sa jeune vie d’adulte. Comme si le rituel n’eut jamais cessé. Elle ne s’en n’était pas réellement rendu compte, mais à présent qu’elle avait été confrontée à ces étranges manifestations, qui s’apparentaient à une sombre magie, elle se devait de partir à la recherche d’une réponse précise. Sa vie était peut-être même en danger.

Toutes ces années passées auprès des éclaireurs du clan ont fait de Nërys une fine maîtresse des arts du combat sylvain. La notion d’armée, chez ses semblables, n’était pas un terme fréquemment utilisé. En effet, les Elfes sylvestres n’ont pas l’habitude des batailles rangées de grandes envergures, préférant ainsi l’embuscade et les petites escarmouches sous le couvert des arbres de leurs forêts qu’ils connaissent à la perfection. Les Elfes étant peu nombreux et très raffinés, on ne retrouve pas toujours de soldats de métier à proprement parlé, mis à part les quelques gardes permanents du clan. Cependant, de nombreux Elfes sont potentiellement capables de grossir les rangs militaires en cas de guerre. C’était le cas de Nërys notamment. Elle eut un très long et difficile apprentissage du combat au corps à corps et à l’arc avec ses frères. Le tout accompagnant son quotidien d’éclaireuse, voir même occasionnellement de chasseresse. Elle était donc fréquemment envoyée à travers la forêt pour observer, rendre compte au chef du clan, traquer une créature ou parfois, un intrus. Pour cela, on la respectait mais elle ressentait cette légère distance qui s’instaurait perfidement entre elle et ses camarades. Ce n’était pas la première fois qu’un elfe sylvain n’arrivait pas à communier avec son animal gardien mais l’intégration et l’acceptation n’en devenaient que plus ardues. Jamais son clan ne la bannirait pour cela, elle le savait et pourtant… Aujourd’hui, elle ressentait ce besoin grandissant de s’éloigner, loin, très loin.

L’intensité des récents maux devenait insupportable, sans qu’elle soit capable de les maîtriser. Si la nature lui tournait le dos, en apparence, elle se devait d’être en mesure d’identifier la source de cette funeste magie qui la transperçait de toute part. Évidemment, Nërys n’avait pas parlé de tout cela à qui que ce soit, pas même à la tisseuse de charmes qui aurait sans doute gardé son secret. Elle avait peur de la réaction des gens, une chose était sûre, cela n’aurait pas été bien perçu. Dans ce cas, elle ne pouvait pas rester parmi ses proches sans les informer du danger qu’elle représentait.

A chaque fois que Nërys partait en patrouille, elle songeait fermement à s’en aller, laisser ses camarades derrière elle. Elle était certaine qu’ils comprendraient ses raisons, du moins partiellement, et que cela les soulageraient du fardeau qu’elle pensait représenter. Elle ne deviendrait alors jamais une paria pour eux, seulement un lointain souvenir, voir même peut-être une lueur d’espoir dans le cœur de sa famille, priant pour qu’elle revienne épanouie. Quant à son rôle au sein du clan, ils sauraient se passer d’elle, les guerriers n’étant pas rares et les bois miraculeusement épargnés par les intrusions massives depuis bien des années. Elle devait s’en aller, mais elle reviendrait un jour.

Alignement : Neutre

Historique du personnage :

Le grand jour était enfin arrivé, Nërys s’était longuement préparée à vivre la dernière phase du rite de passage à l’âge adulte. Elle avait cent ans et était la petite dernière de sa fratrie. Ses deux frères, Fandrïl et Jola, avaient su s’ouvrir à un gardien animal. Cela faisait la fierté de leur père, Solae Aeryn, guerrier vétéran de leur clan. Dans son clan, le rite se déroulait toujours au lac des songes éveillés, lieu le plus propice pour solliciter et prier Kurnous. Les grands sages du village venaient y méditer régulièrement afin d’obtenir des réponses ou des signes quant à l’avenir du clan.

« Nërys Aeryn, avance toi dans le cercle je te prie, les marques sur ton corps prendront tout leur sens après la cérémonie » lui dit la tisseuse de charmes. Elle lui tendit un bol de plantes à ingérer pour pouvoir entrer en transe et communier avec la nature, comme il était de coutume. Il n’y avait que les proches et les sages qui se trouvaient directement autour du cercle, Nërys croisa alors le regard de son père qui lui souriait doucement. Elle prit le bol et avala son contenu tandis que les chants furent entamés. Nërys sombra alors dans les songes éveillés, le flou l’envahissant entièrement. Son esprit virevoltait dans tous les sens, telle une hirondelle à l’approche des beaux jours, elle distinguait de vagues formes animales qui tournoyaient autour d’elle mais qui jamais ne se précisaient. A l’apogée de la transe, on se retrouvait sur le pas de la porte entre le monde des vivants et le monde des esprits. Il s’agissait donc ici d’une ouverture, d’un entrebâillement où une seule chance de comprendre son lien avec le Grand Esprit nous était accordée. Le temps s’écoulait rapidement bien qu’elle n’en avait pas conscience. Un bref instant, elle eut l’impression d’apercevoir un loup mais rien de clair ne s’était manifesté lors de sa transe. Les elfes sylvains ne s’étalaient jamais trop sur ces songes, en tout cas pas avec n’importe qui. Ses frères lui avaient pourtant raconté ce qu’ils avaient vu respectivement et leurs souvenirs semblaient limpides et précis. Leurs visions le furent également puisque Fandrïl évoqua même un envol dans les cieux sur le dos d’un aigle majestueux tandis que Jola lui parla du lynx qu’il regarda droit dans les yeux durant un moment qui lui sembla durer une éternité.

Au réveil, la fête qui devait avoir lieu s’arrêta rapidement, plus rapidement que celles auxquelles Nërys avait déjà assisté. Elle était plongée dans une sorte de coma et la déception s’empara de ses proches et des autres membres du village. Lorsque tout se passait comme prévu, l’elfe avait tendance à se réveiller immédiatement, comme transcendé, voir même zélé, et la fête pouvait alors atteindre son paroxysme, s’étalant ainsi tout au long de la nuit. Il était de mauvais augure de ne pas réussir à créer de lien direct avec la nature lors de ce rite, malheureusement… Petit à petit, les elfes sylvains se dispersèrent, glissant quelques paroles de sollicitude au père de la jeune femme.

L'enchanteresse voulu rassurer Solae en lui affirmant que Nërys aurait l’occasion de réparer cet échec par la réalisation d’un acte de bravoure déterminant. Sans montrer aucune faiblesse, il récupéra sa fille à l’aide de ses deux fils, puis ils la ramenèrent dans leur hutte qui se trouvait à mi-hauteur d’un if séculaire gigantesque, symbole du clan. La nuit continua d’emporter Nërys au travers de nombreux cauchemars, ballottée.

Au réveil, la jeune femme était toute engourdie et ne se souvenait plus réellement des rêves qu’elle avait pu faire lors de la cérémonie. Personne ne se trouvait dans la pièce qui lui servait de chambre. Elle se sentait mal, très mal. Une sensation de vide l’envahit lorsqu’elle tenta de se remémorer la forme éthérée qu’elle crût apercevoir un très bref instant. « Rien… Je ne comprends pas, tout le monde dans la famille a déjà réussi cette épreuve… Pourquoi moi ? ». Les larmes l’envahirent, puis elle sombra de nouveau dans un sommeil peu réparateur, en proie à ses tourments.

Après sa convalescence, Nërys fut rapidement convoquée par la tisseuse de charmes. Elle se rendit alors chez celle-ci afin de connaître la tâche ultime qui allait enfin pouvoir déterminer son totem. Toutefois, elle ne se faisait plus beaucoup d’illusions en ce qui concernait la fierté qu’elle aurait pu procurer à son père en évoluant au sein du clan. Quand bien même l'enchanteresse entrerait en contact avec le Grand Esprit à sa place, il s’agissait là d’une situation tout à fait regrettable, ne présageant que du malheur pour Nërys. Elle ne serait jamais totalement acceptée par ses semblables.

« Nërys Aeryn… » La tisseuse de charmes était assise en tailleur au centre de la pièce et jeta ce qui pouvait s’apparenter à des runes sur un délicat tapis. Ces pierres représentaient en fait des formes animales ou végétales, voir même des motifs tribaux tels que l’on pouvait en voir sur les tatouages de certains elfes sylvains. L'enchanteresse usait souvent de ces pierres lorsqu’elle était amenée à prendre une décision importante. Les méthodes de communication et d’interprétation du Grand Esprit n’était pas nécessairement les mêmes d’un clan à un autre. Elle saisit ensuite une outre dont elle laissa un léger filet d’eau s’échapper et couler entre les plis du tapis, formés par la pression des pierres. La compréhension de ces signes était un savoir complexe dont l’apprentissage se faisait sur toute une vie, une vie passée au service d'Isha et de Kurnous.

« J’ai toujours vu en toi une membre du clan prometteuse, je n’ai jamais eu de doute là-dessus… Cependant, ton rite ne s’est pas déroulé comme nous l’avions espéré… A présent, tu vas devoir partir quelques temps jusqu’aux forêts qui bordent les pieds des montagnes. Là-bas, tu trouveras ta voie et donc ton totem. Je ne peux rien te dire de plus. Ne reviens pas avant de penser que tu as réussis. » Nërys n’était que rarement allée aussi loin mais après tout, il ne s’agissait que d’un territoire frontalier dont elle avait souvent entendu parler. Elle ne se sentait pas spécialement en danger même si l’idée ne la réjouissait pas vraiment. Cela paraissait logique après tout, d’une part elle connaissait plutôt bien sa forêt, or cela aurait pu fausser son jugement. Deuxièmement, c’est dans cette même forêt que Nërys échoua après tout. Peut-être qu’elle était destinée à voyager longuement pour trouver sa voie. C’était rare chez un elfe sylvain, rare mais pas inédit.

C’est ainsi que Nërys voyagea deux cycles lunaires durant, dans les dites montagnes. La forêt s’y avançait timidement mais n’était clairement pas maîtresse des lieux. La jeune elfe ne comprenait pas. « Pourquoi cet endroit en particulier ? » Elle dut vivre de la faune et de la flore locale qu’elle connaissait suffisamment bien pour s’en sortir. Nërys commençait toutefois à douter à mesure que le temps passait dans la montagne. A plusieurs reprises, son désir ardent de trouver son totem lui donna de fausses impressions et interprétations. Elle cherchait un signe, en vain. Sans quasiment plus aucun espoir, elle s’était installée aux pieds d’un vieux chêne et ses pensées ne cessaient de s’égarer, le crépuscule prenant le dessus. Elle entendit alors un hurlement terrifiant qui venait de plus haut dans la montagne. Nërys se redressa immédiatement et sans réfléchir, se mit à courir en direction du cri strident. A mesure qu’elle progressait, la peur de ce qu’elle allait découvrir grandissait en elle. Elle courut ainsi un bon moment jusqu’à se retrouver devant l’entrée d’un antre terrifiant, même pour une elfe des bois. Du haut de ses cent ans, elle était jeune et encore peu expérimentée à la chasse, surtout dans une forêt voisine.

Elle n’entendait plus aucun bruit, si ce n’est les sons nocturnes habituels… Cependant elle n’était pas seule. En effet, une immense bête redoutable s’avançait en dehors de l’antre, il s’agissait d’un vieux loup solitaire, massif pour son espèce. Nërys n’en avait encore jamais vu d’aussi près et surtout, d’aussi grand. La chasse n’était pas à prendre à la légère. On ne tuait jamais pour le plaisir, seulement pour se nourrir ou se protéger bien que ce dernier cas de figure s'avérait très rare, les elfes sylvains étant fins connaisseurs de la nature. Elle restait toutefois imprévisible. Le loup ne montrait pas les crocs et la contemplait du haut de son promontoire. Nërys crut distinguer un très léger filet de sang coulant le long d’une patte de la créature. Était-elle gravement blessée ? Quelques instants s’écoulèrent alors, les regards se fixant l’un l’autre.

Puis soudainement, le loup s’allongea sur le côté, soufflant difficilement. Il venait d’abaisser sa garde, sans doute à cause de la douleur. La jeune elfe était particulièrement bouleversée. En effet, normalement lorsqu’une bête sauvage était blessée, elle avait tendance à redoubler de férocité, cela était d’autant plus vrai si l’on se trouvait sur son territoire ou qu’elle était acculée. Nërys pensa alors que tout cela n’était pas dû au pur hasard et que sa présence ici fut convoquée par le Grand Esprit lui-même, c’était un signe qu’elle ne pouvait ignorer. Elle décida alors de s’avancer doucement, à pas feutrés, ne montrant ainsi aucune agressivité ni intention hostile. Elle s’avançait de plus en plus et se retrouva proche du haut du promontoire. Elle hésita un court instant. Puis, se rappelant le rite et tous les enjeux que sa réussite impliquait, elle décida de s’avancer pour de bon. Était-ce la scène floue qu’elle avait perçu lors du rite, cela avait forcément un lien. La jeune elfe arriva en face du loup et se mit à genoux devant lui. Chez les elfes, on répugne à parler de dressage puisque cela implique forcément une situation de domination du dresseur sur la créature. Les elfes préfèrent donc le terme d’apprivoisement. Nërys n’avait aucune compétence en la matière et savait que ce qu’elle était sur le point de faire pouvait sembler parfaitement stupide. Or, en l’occurrence, la situation présente était tout à fait particulière, la crainte d’agir se dissipait petit à petit et Nërys se sentait presque apaisée. La scène était onirique. Sa main s’arrêta devant le museau de la bête qui la renifla patiemment, elle eut enfin l’impression qu’il acceptait totalement sa présence alors elle posa la main sur son cou pour le caresser… La nature ne l’avait peut-être pas totalement abandonnée finalement…

Elle parcouru paisiblement le corps du loup solitaire et découvrit alors la blessure qu’il dissimulait dans ses poils. Une pointe de flèche en fer semblait incrustée sous son poitrail. En temps normal, Nërys aurait été complètement effrayée à l’idée d’essayer de retirer cette pointe de la créature. Comment réagirait-elle ? Se laisserait-elle faire ? Elle pria, encore et encore, implorant ses ancêtres de lui donner la force, il ne fallait plus les décevoir. Nërys saisit finalement la pointe de flèche et la retira alors que le loup se mit à grogner férocement. Il se redressa brutalement, quasiment au même instant, et balaya Nërys de son corps, grognant de plus belle. A ce moment précis, Nërys crut que s’en était finit d’elle mais la créature s’en alla rapidement, grimpant les rochers par-delà l’antre. Il se retourna une dernière fois et scruta Nërys avant de disparaître derrière les arbres. La jeune femme était prise de légers tremblements dus à l’adrénaline engendrée par la scène. Elle respira un grand coup et se mit sur ses genoux, regardant les arbres s’avançant dans la montagne. Elle n’avait donc pas eu le temps de le soigner outre mesure cependant elle le savait, la nature était solide et la puissante créature parviendrait sûrement à se remettre de cette blessure avec le temps. Était-ce là la volonté de Kurnous ? Peut-être pouvait-elle rentrer ? Elle venait de vivre quelque-chose de fort pour son peuple, un acte qui n’était point anodin. Peu nombreux étaient ses semblables capables d’approcher un loup solitaire de cette manière. Elle redescendit de la montagne progressivement avant de se poser près du même chêne qu’elle avait choisi pour refuge précédemment. Il faisait désormais nuit noire et elle devait se reposer un peu avant de repartir.

Nërys était encore jeune, pour une elfe, mais elle était devenue une guerrière accomplie et respectée, du moins pour ses compétences. Elle se remémorait cette année dans la montagne. Elle venait enfin d’avoir un signe concret, un signe tangible qui prouvait à tous que la nature ne l’avait pas complètement rejetée. Son destin semblait simplement différent de celui de ses camarades. Cela lui donnait la force de rester parmi eux mais elle était devenue triste, mélancolique, loin de la jeune elfe rieuse qu’elle était lors de son enfance.

Elle n’avait cependant pas abandonné et continuait de prier régulièrement Kurnous au bord du lac des songes éveillés. C’est à ce moment que la vie de Nërys fut, de nouveau, totalement bouleversée. Lors d’une soirée de méditation au bord du lac, à l’instar de ses premières tentatives, le Loup Blanc refusa de se manifester. En effet, elle essayait régulièrement de trouver un signe qui lui prouverait qu’elle est belle et bien reliée à un totem. Elle le savait, cela était vain et c’est lors du rituel que cela devait se produire. Pourtant, elle gardait toujours un léger espoir au fond d’elle… Une fois de plus, rien ne se produisit ce soir-là. Pourtant… Quelque-chose de plus puissant, de terrible, se produisit soudainement sous ses yeux ; un loup spectral hurlant à la mort se dessina sur l’autre rive du lac. La scène ne dura qu’un court instant puisque lorsqu’il se mit à hurler, Nërys fut prise d’une terrible douleur et d’une peur sans pareille, le spectre l’observa alors calmement s’évanouir.

La jeune femme se réveilla quelques heures plus tard au bord de l’eau. Ce qui venait de se passer était-il réel ? Était-ce là le signe tant attendu ? Elle était perdue, choquée par ce qu’elle venait de voir. Quand bien même il s’agirait de son totem, était-ce la forme qu’elle aurait dû apercevoir ? Elle en doutait très profondément. Il y avait bien un lien mais… C’était différent, sombre et effrayant. Était-ce de la magie, cela était fort probable bien qu’elle était incapable de dire de quoi il s’agissait précisément.

Nërys hésitait à aller voir l'enchanteresse pour lui parler de ce à quoi elle venait d’être confrontée. Finalement, elle décida de garder cela pour elle, jugeant qu’elle n’en savait pas assez pour inquiéter les autres inutilement. De plus, ne serait-ce pas là une raison supplémentaire pour qu’elle soit pointée du doigt, chose qu’elle voulait éviter à tout prix. Inutile de se faire remarquer. Au fil du temps qui passa, Nërys fut de nouveau confrontée à d’obscures apparitions. Plus faibles et moins précises que le loup lors de la première manifestation. La jeune elfe n’était capable d’affirmer qu’une seule chose à ce sujet, les ombres n’apparaissaient que lorsqu’elle était seule et particulièrement mélancolique. Elle se demandait si ce n’était pas elle qui, inconsciemment, déclenchait un sortilège. Quelle magie se serait-elle immiscée en elle ? Des illusions ? Non, cela était bien plus obscure, plus pesant. Etait-il possible qu’elle soit possédée par un esprit maléfique ? L’idée la terrorisait de plus en plus. Elle ne savait rien sur le sujet et pire, elle ne voulait pas en parler. Pour elle, il s’agissait là d’un terrible fardeau supplémentaire, la dégoûtant d’elle-même, la faisant même douter de sa nature d'Asrai alors que son frère Fandrïl était, en quelque sorte, une exception au sein du clan. Elle pensait même que cela était une malédiction liée à son échec précédent. La solitude croissante s’emparait de nouveau de Nërys alors que ses visions continuaient de la harceler.

L’aurore approchait lentement tandis que Nërys courait en compagnie de Fandrïl et Jola. Ses frères ne lui avaient jamais tourné le dos, ils étaient restés exactement comme avant et n’avaient cessé de la respecter pour ses talents de chasseresse. Elle leur avait demandé de l’accompagner pour une patrouille comme ils leur arrivaient souvent de le faire, tous les trois. Nërys n’avait pas révélé ses réelles intentions et comptait attendre d’être le plus loin possible du village. Ils comprendraient son besoin de partir, elle le savait. Elle ne leur dirait évidemment pas qu’elle partait pour l'Empire humain. Nërys savait que cet empire abritait un savoir immense en ce qui concerne la magie. C’était forcément la meilleure destination pour comprendre et combattre sa malédiction. De nombreux magiciens des différents Collègres seraient en mesure de l’aider. Elle identifiait ce départ imminent, au même périple dans lequel elle se lança à la suite du rite de passage à l’âge adulte. Cela se résumait en une phrase : aller de l’avant pour trouver sa voie, comprendre ce qui lui arrivait et maîtriser les forces obscures qui la narguaient. Elle était également persuadée que les étrangetés qu’elle percevait pouvaient être potentiellement liées à son totem. Il s’agissait d’une raison amplement suffisante pour partir. Elle ne pouvait pas continuer à sombrer dans la solitude qui la rongeait. Rien de bon ne lui arriverait si elle restait ici plus longtemps. Nërys était forte et capable de résister à ces assauts mais cela la rongeait au fur et à mesure… De plus, l’idée d’aventure et de façonner son destin lui était alléchante. Peut-être ne subirait-elle plus les aléas néfastes qui l’ont martyrisé jusqu’à présent ? Peut-être irait-elle plus loin que tous ses semblables ? Elle récupérerait sa place au sein du clan et deviendrait puissante et indispensable à sa façon. Elle pourrait peut-être mettre ses pouvoirs au service de sa race. Peu importe la magie qu’elle possédait. Ou qui la possédait…

Les trois jeunes elfes parcoururent les bois jusqu’à l’aube frémissante et s’arrêtèrent à l’orée de la forêt. Ensemble, ils aimaient contempler les vastes vallées qui s’étendaient au-delà… Nërys se retourna vers Fandrïl et Jola. « Mes frères… Je vous ai demandé de venir ici pour une bonne raison… Je ne compte pas rentrer au village avec vous. À cause de mon échec lors du rituel, j’ai perdu tout espoir de ne faire qu’un avec le clan et surtout, avec le Grand Esprit. Cependant dans la montagne, j’ai cru pouvoir embrasser une toute autre destinée… Je pense que je dois partir, trouver ma voie pour peut-être un jour, je l’espère du fond du cœur, revenir vers vous. » Elle ne leur parla évidemment pas de ces sombres et terribles visions qui la tourmentaient.

« Nërys…. Tu as ta place parmi nous… Les gens t’apprécient, en un sens… Peut-être que nous accordons trop d’importance aux prophéties de nos anciens ? Je suis persuadé que tu… » Jola fut interrompu par Fandrïl qui posa la main sur son épaule. « Moi, je crois que si Nërys désire partir, il faut la laisser s’en aller affronter son destin. Il ne s’agit pas ici d’accorder de l’importance aux prophéties ou non… Je pense qu’elle n’a pas tort, la seule solution pour qu’elle reprenne sa place parmi nous est de se transcender. Jola, accepte le fait que Nërys ne partage pas la même destinée que nous… Laissons la partir, père comprendra. » Fandrïl retira la main de l’épaule de son frère. « Nous ne t’arrêterons pas de toute façon, Nërys… N’est-ce pas ? » demanda Jola.

Nërys eu envie de verser quelques larmes en regardant ses deux frères qui se tenaient devant elle. Il était désormais trop tard pour reculer bien qu’elle ne désirait qu’une chose, pouvoir rester auprès de sa famille, dans sa forêt natale. Si seulement tout cela n’était pas arrivé, si elle avait pu être parfaitement normale, comme les autres Asrais. L'un de ses frères ne l'était pas totalement, mais dans le bon sens tandis qu’elle se sentait être à l’opposé de ce qu’il incarnait. Il était pur, prometteur et lié à une magie qui ne pouvait être qu’un don d'Isha elle-même. Il ne pouvait avoir de plus belle destinée que la sienne. Elle enviait ses deux frères pour leur pureté, l'un était exceptionnel et l'autre parfaitement normal, mais Nërys n’était aucunement jalouse. La détermination de Nërys, malgré tous ces coups durs, était restée intacte. « Vous serez toujours dans mon cœur, je penserai à vous pour avoir la force d’aller au-delà des étreintes qui m’ont maudite. Je dépasserai cette condition, je vous le jure mes frères… » Ce furent ses dernières paroles, elle leur embrassa le front à chacun puis leur tourna le dos pour courir sans s’arrêter, quittant ainsi le couvert des arbres et traversant les hautes herbes des prairies verdoyantes qui s’étalaient loin devant. Elle devrait rejoindre l'Empire et ses mages. Ses frères la regardaient une dernière fois puis retournèrent d’où ils venaient.




Compétences :

Acuité auditive : Votre personnage a développé une ouïe bien au-dessus de la normale. Il peut ajouter un bonus de +1 à tous ses test d'écoute.

Vision nocturne : Votre personnage est doué de cette faculté de voir dans l'obscurité. Cependant cette obscurité ne devra pas être totale, comme celle des profondeurs de la terre ou les des souterrains d'un château etc. (Il doit au moins exister une source de luminosité : Astres lunaires, bougie etc., Votre personnage n'est pas capable de voir dans une obscurité totale.)

Adresse au tir (arc) : Votre personnage se révèle être particulièrement adroit au tir avec un type d'arme précis (à déterminer à l'acquisition de la compétence) et gagne un bonus de +1 à tous les tests de tir avec des armes de ce type. (Exemples de types d'armes de tir : arcs, arbalètes, etc…)

Camouflage (rural) : Votre personnage peut se dissimuler parfaitement dans son environnement. Il se voit donc créditer d'un bonus de +1 sur son test de camouflage lorsqu'il reste immobile. (Bien sûr, il est nécessaire que votre personnage trouve un endroit ou quelque chose où se camoufler et le MJ tiendra compte autant de la qualité du RP que de la topographie du terrain et d'autres circonstances qui peuvent influer sur la réussite ou l'échec du camouflage). Cette compétence peut faire l’objet d’une ou plusieurs spécialisations parmi les suivantes : rural (c'est-à-dire dans la campagne), urbain, forestier (y compris la jungle), désertique (chauds et froids), souterrain, montagnard.

Esquive : Votre personnage, particulièrement vif et agile, est spécialement entraîné à éviter les coups en combat au corps à corps. Pour faire une esquive, vous devez spécifier, avant la résolution du round, que votre personnage va tenter une esquive. Référez-vous aux règles d’esquive pour connaitre les effets de cette compétence (voir Wiki règles, section Règles concernant le combat au corps à corps).

Pistage : Votre personnage a cette faculté de pouvoir suivre les traces laissées par des animaux ou des voyageurs. Il ajoute un bonus de +1 lors des tests visant à déterminer s'il arrive à suivre une trace (selon les circonstances et la précaution de ceux qui sont suivis, le MJ peut décider de modifier le test par des modificateurs). Toujours sur un test réussi, d'après des traces de pas, les cendres d'un feu et d'autres indices, il peut arriver à estimer le nombre, la race la distance entre lui et ses proies (en temps et en distance).

Survie en milieu hostile : Votre personnage, habitué à évoluer dans des milieux hostiles, a appris à connaître les principaux dangers susceptibles d'être rencontrés dans une région concernée. Il n’ignore pas les effets du climat mais sait ce qu’il convient de faire pour les minimiser. Il est également capable de trouver de la nourriture (de base, pas forcément appétissante) alors que rien ne semble disponible, ce qui lui permet d’échapper à la faim. Il sait éviter les dangers etc., Il peut ajouter un bonus de +1 sur tous ses tests lorsqu'il se retrouve dans un tel environnement.




Inventaires et biens du personnage:

Bourse: 6 Couronnes d'or


Inventaire
Arc elfe sylvain long 30+1d8 dégâts, Malus de -2 TIR tous les 36 mètres Précise, Perforante
Lance de chasse 17+1d8 dégâts, 8 parade Rapide
Peigne
Corde
Couverture
Flûte à bec
Couteau de chasse


Grimoire


Parcours

Quêtes accomplies

Nom + lien + récompenses obtenues

Classes acquises

Carrière et classe en cours d'apprentissage

Carrière : Voie du Garde d'Athel Loren
Classe actuelle : Initié

Dévotion religieuse

Dieu Points de dévotions disponibles Points de dévotions dépensés
Kurnous 10 0
Isha 10 0

Autres


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