Informations générales sur le personnage :
| Nom et Prénom | Franziska Schrei | |
| Age | 20 ans | |
| Sexe | Féminin | |
| Race | Humaine | |
| Carrière | Voie du Sorcier Illégal | |
| Lieu/ville de départ | Quelque part dans l'empire (c'est vaste) | |
| Fréquence de jeu | Bi-hebdomadaire | |
| MJ | ~ |
| Nom de la ligne | FOR | END | HAB | CHA | INT | INI | ATT | PAR | TIR | MAG | NA | PV |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Profil de départ (+4 PC initiaux) | 8 | 8 | 9 | 9 | 8 | 8 | 8 | 8 | 8 | 9 | 1 | 60/60 |
| Profil actuel | 8 | 8 | 9 | 9 | 8 | 9 | 8 | 8 | 8 | 9 | 1 | 60/60 |
| Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) | - | - | 0/1 | - | 0/1 | 1/1 | - | - | - | 0/2 | - | 0/5 |
| XP disponible: | 24 |
| PC dépensés: | 4 |
Description physique :
Franziska est une femme dans la vingtaine dont l’apparence n’a d’avantage que sa sublime banalité. On pourrait aisément confondre son visage avec celui de n’importe quelle femme de son âge, voire même d’une femme plus jeune ou plus âgée selon son accoutrement. Sa peau est blanchâtre sans être vraiment pâle, variant souvent de teinte au gré des circonstances et de l’éclairage et semble plus que la normale refléter la lumière extérieure, comme si son corps ne désirait pas s’imposer au monde mais se glisser sous lui. Sous l’éclat d’un feu nocturne, elle devient d’un blanc rougeâtre sanglant, éclairée derrière le prisme bleuté d’un vitrail elle apparaît comme une feuille de glace mince et bleutée, tandis que devant la lueur verdâtre malsaine de la lune du chaos qui accompagne les bouillonnements macabres de son chaudron, Franziska devient d’une verdeur de gobelin malade. Même la couleur de ses yeux est telle que rares sont ceux capables de s’en souvenir après les avoir vus, car ils sont d’un gris aux allures de miroir qui peut aussi bien paraître bleu, vert ou noir selon les circonstances et l’angle d’où on les regarde. La seule chose qui semble trahir réellement l’identité de Franziska, c’est sa chevelure étrange, les cheveux oscillant entre le roux et le noir, donnant un grisâtre détonnant et sombre, résultat des effets du vent d’Ulgu sur une chevelure autrefois de flammes. Plus Franziska se plonge dans sa magie, et plus celle-ci est sombre, plus sa chevelure passe lentement du rouge au noir grisâtre sans qu’elle s’en aperçoive réellement.
Bien que la jeune femme complète à l’occasion son apparence avec du maquillage, noircissant les contours de ses yeux et poudrant sa face pour se donner presque des airs de femme du monde, le plus souvent on peut deviner à son manque de soin les conditions dans lesquelles elle vit. Sa première préoccupation semble être de préserver la moindre parcelle de sa peau de la lumière mordante du soleil, aussi elle arbore sans cesse son large et grand chapeau pointu qui la plonge dans l’ombre du front jusqu’au buste. Ses épaules sont recouvertes par une longue pèlerine qui vient se greffer par dessus une robe noire épaisse et monochrome dont le bas est hélas élimé et rongé par une utilisation bien trop régulière. Elle porte, pour finir de camoufler sa blanche peau, de longs gants d’un noir opaque qui lui couvrent mains et avant-bras, ainsi que de longues bottes. Son habit est plutôt humble, poussiéreux et déchiré par endroits, mais toujours suffisamment sortable pour passer pour une personne du commun. Une personne avec des goûts spéciaux en matière de chapeaux, certes, mais une personne du commun tout de même.
Franziska a un regard suspicieux envers tout ce qui respire, et même envers ce qui ne respire pas. Ses yeux ont pour habitude de fureter dans toutes les directions avec une curiosité flottante. Un désir brulant de trouver des secrets la pousse à toujours regarder deux fois chaque chose, chaque recoin, et chaque morceau d’information même lorsque c’est inutile. Mais un autre besoin tout aussi viscéral que la curiosité la pousse à être aussi attentive, et c’est le besoin de survivre. Franziska se démène pour s’entourer d’ombres en permanence, puis couve celles-ci de son regard suspicieux. Sa démarche, au quotidien, semble boiteuse et busquée. Elle tient son corps légèrement arqué, et traine la patte sous sa robe en s’aidant de son bâton. Cette démarche n’a rien à voir avec un quelconque handicap, mais elle lui permet de faire vaciller sa tête de tous côtés pour scruter son entourage, et de surprendre d’éventuels poursuivants lorsqu’elle adopte soudainement la posture d’une bien portante pour fuir à toutes jambes. Elle pourrait apparaître comme paranoïaque, si à cette prudence elle ne mêlait une arrogance de façade, et de profondeur. Ses yeux sont inquiets, mais son visage ne le paraît pas quand il est décoré d’un rictus suffisant dont la sorcière semble incapable de se départir sauf dans les pires situations. Franziska n’a pas l’élégance d’une fille de la haute, mais elle est suffisamment hautaine pour donner presque cette illusion à ceux qui la croisent fugitivement. Là où elle peut éviscérer une grenouille ou presser une limace entre ses doigts sans broncher pour jeter les éléments dans son chaudron, elle feindra souvent une attitude maniérée en public, et appréciera de mettre en avant tout ce qui peut la faire passer pour ce qu’elle n’est pas, comme exhiber le fait qu’elle sache lire et écrire.
Lorsqu’elle parle, Franziska a une voix souple, et une langue exercée qui tente toujours de sortir les mots les plus efficaces dans chaque situation, avec plus ou moins de bons résultats mais un effort qui se ressent dans le timbre de sa voix et dans sa manière de prononcer chaque syllabe. Une sorte d’habitude irrépressible la fait parfois former des vers accidentels au sein même d’une conversation des plus ordinaire, ce qui est peut-être dû à l’aspect musical de ses incantations.
Franziska est toujours accompagnée d’un chat noir, plus ou moins attaché à elle, comme n’importe quel chat avec son maitre. Le félin a pour doux nom « Balthasar Gelt », une pique presque enfantine envers l’institution des collèges de magie, qui force cependant Franziska à appeler le chat « Balthasar » en présence d’étrangers. Quand on ne prononce pas son nom complet, le félin tend à être moins obéissant et à ne pas réagir quand on l’appelle, ce qui donne parfois l’impression à des observateurs étrangers que la complicité entre la maitresse et l’animal est absente.
Description psychologique :
Franziska Schrei a un esprit marqué par une curiosité maladive. Pour elle, il n’y a pas de secrets qui ne méritent d’être découverts. Le savoir c’est le pouvoir, et quiconque veut l’empêcher d’acquérir du savoir ne veut que garder la puissance pour soi même. Elle a été suffisamment prévenue, et n’est pas suffisamment stupide, pour se jeter immédiatement dans les bras du chaos, mais elle a tendance à se croire naturellement meilleure que tous ceux qui l’ont précédés et à croire qu’elle pourrait bien réussir là où ils ont échoués, et ceux pour une seule et bonne raison : Franziska Schrei est brave. Elle n’est pas tout à fait du type de bravoure qui pousse à se jeter en avant vers l’ennemi et à affronter un danger supérieur sans faire cas de la mort ou de la défaite, mais plutôt de ce type de bravoure qui vous fait penser que la victoire est toujours possible, et qu’il n’existe rien de pire que la défaite. En l’occurrence, Franziska a et a toujours eu deux objectifs primordiaux : vivre longtemps, et vivre libre, l’un pouvant parfois prendre le dessus sur l’autre selon les naturelles sautes d’humeurs communes à n’importe quel être humain, mais aucun ne disparaissant jamais.
Bien plus que la majorité des humains du vieux monde, Franziska est attachée à sa liberté, voire à en obtenir plus. Sans aller jusqu’à refuser la soumission sous toutes ses formes, l’idée de prêter une allégeance absolue et éternelle à qui que ce soit ou à quelque entité que ce soit la répugne au plus haut point, mais ce qui la répugne encore plus c’est l’idée que l’on puisse user de violence, de menaces, d’intimidations, ou d’autres pires choses, pour la forcer à suivre un engagement. Quand bien même ce serait pour une cause qu’elle comprend et défend, une menace de mort parviendra rarement à la faire coopérer, sauf si il n’existe réellement aucun moyen de fuite, et la sorcière est intimement persuadée qu’il existe toujours un moyen de fuir. Pour Franziska, dans chaque situation, il doit nécessairement y avoir au moins trois choix possibles, et souvent l’un d’entre eux est de renverser une table, courir, et sauter par la fenêtre pour prendre la poudre d’escampette. La sorcière tient les dilemmes en horreur, et cherchera souvent à calculer pour bien doser les risques encourus afin de ne pas toujours opter pour l’issue la moins risquée mais plutôt pour celle qui préservera le plus sa liberté.
Tout en étant consciente qu’elle peut avoir à faire des concessions, elle se montre exigeante comme une aristocrate, estimant qu’elle mérite le respect de tout le monde et de n’importe qui. Il en devient presque trop facile de s’attirer les faveurs de la jeune sorcière, puisqu’il suffit de la traiter avec le respect qu’elle demande pour qu’elle devienne une personne très ouverte et même prête à rendre la pareille en respectant ses interlocuteurs. En revanche, il en faut peu pour l’offenser, la mettre dans une colère noire, ou la faire bouder. Si elle s’estime lésée, elle aura des réactions puériles, décidant par exemple de se taire pour attirer l’attention, ou de laisser échapper des répliques d’un sarcasme suintant. Quand elle s’énerve doucement, elle commence par réclamer directement ce qu’elle désire sans détours, comme si elle était en droit d’exiger n’importe quoi. Elle dira tel quel qu’elle n’apprécie pas le comportement d’untel, qu’elle veut une plus grosse part de butin, ou qu’elle veut entendre des excuses. Quand elle n’obtient pas ce qu’elle désire (ce qui est le cas le plus commun) elle a pour habitude de faire pression en se servant à outrance de son aura de sorcière, menaçant de changer les gens en salamandre, de faire sortir des couleuvres de leur bouche, ou de leur allonger le nez, ce qu’elle parvient parfois à faire à grand renfort de sortilèges d’illusions, même si elle travaille à trouver des sortilèges capables de réellement maudire quelqu’un qui lui a fait du tort, de le placer sous le mauvais œil, de lui donner des rhumatismes, de l’urticaire, des verrues, ou de le condamner à l’impuissance. Quand elle aura les moyens de lancer de tels sorts, elle n’hésitera pas à les lancer sur des badauds l’ayant insultée ou refusant de lui donner le minimum de respect.
Si Franziska Schrei est aussi pointilleuse sur la question du respect, ce n’est pas uniquement à cause de son arrogance égocentrique, même s’il y a beaucoup de ça. Elle estime que chaque être humain en ce monde mérite qu’on le traite avec un taux de respect minimum, du noble au mendiant, et elle peut piquer une crise simplement d’avoir vu un aristocrate passer à cheval devant un manant sans lui daigner un regard. Ce qui la frustre le plus demeure toutefois le traitement réservé à la gent féminine dans certains cas, et même si elle est suffisamment égoïste pour fermer les yeux sur ce qui arrive aux autres, elle ne sera jamais à l’aise en sachant qu’une femme se fait maltraiter. Pour autant, si elle déteste voir un système oppresser une certaine catégorie d’individus, elle se réjouit de voir la force véritable être utilisée comme il se doit et triompher. Quand deux hommes se battent, c’est au plus fort que doit revenir la victoire, et pas au plus juste ou au plus pieux ou quelque autre fadaise. Voir un noble arrogant plié en deux par un coup de poing la satisfait au plus haut point, mais voir un paysan moyen se faire tabasser par un homme d’armes musclé est du même acabit. Pour elle, le monde devrait laisser les mêmes chances à tous, mais ceux qui exploitent cette chance pour devenir plus forts ont plus de mérites que les autres. Cela s’applique surtout à sa vision de la magie : si elle devient plus forte grâce à la Dhar, alors elle s’estimera justement supérieure aux stupides mages des collèges qui veulent se limiter à un seul vent de magie. De cette manière, le banditisme et le racket lui semblent des maux justifiés par la capacité des uns à prendre aux autres et l’incapacité des autres à se défendre.
Elle sera offusquée si une bande de bandits s’en prennent à un mendiant affamé et chétif, ou pire, à une femme ; mais les brigands sont assez intelligents pour s’en prendre plutôt à des hommes gros et à la bourse pleine. Ceux là auraient, selon Franziska, mieux fait de s’entrainer pour changer leur graisse en muscles, et de dépenser leur or pour avoir des mercenaires de confiance ; voilà tout.
C’est aussi le pragmatisme de Franziska qui la pousse à considérer qu’elle est en droit de prendre tout ce qu’elle est en capacité de prendre. Le monde est impitoyable, et avec elle encore plus que pour la moyenne. Elle est prête à faire des sacrifices considérables et à mettre à mal sa morale, si douteuse soit elle, pour assurer sa survie et sa liberté. Brave, mais pas stupide, Franziska n’hésite pas à mentir, à faire des promesses qu’elle ne tiendra pas, à fausser compagnie au moment où on s’y attend le moins, à voler ce qu’elle ne peut pas acheter, et à embobiner son prochain par tous les moyens dont elle dispose qui sont nombreux étant donnée son affinité avec le vent gris. Assassiner quelqu’un en traitre ne lui ferait pas plaisir, mais quand on est une fugitive comme elle, on ne réfléchit pas aux regrets qu’on aura après avoir commis un crime, on commet le crime le plus franchement du monde et seulement après avoir retrouvé un lieu de sécurité et de calme on peut commencer à regretter.
Étant plutôt sûre d’elle, et consciente que la spontanéité est un grand atout en cas de fuite, elle a tendance à s’imaginer un plan précis avec beaucoup d’attention et à le mettre en exécution sans penser à d’autres plans éventuels. Quand elle essaye de lancer des sorts, elle préfère souvent tenter encore et encore jusqu’à ce que la capricieuse énergie Aethyrique veuille bien lui obéir plutôt que d’abandonner au premier échec en admettant qu’elle aurait tort de persévérer. De même, si elle doit s’enfuir d’un endroit, il en faudra beaucoup pour la convaincre de se rendre à ses poursuivants. Elle préférera sans doute faire face aux changements de situation avec le même état d’esprit qu’au départ, forçant la main au destin avec un peu de malice, un soupçon de fougue, et une bonne dose de magie sauvage et pas toujours très bien contrôlée.
Nettement plus à l’aise dans l’obscurité que dans la lumière, Franziska, qui donne le plus souvent l’air d’être attachée aux choses concrètes, peut se laisser aller à des élans de fantaisie qui partent très loin lorsqu’elle se laisse entrainer par la magie. La sensation de puissance ressentie alors qu’elle murmure ses incantations, une nuit de pleines lunes, au dessus d’un chaudron bouillonnant sont des plus grisantes, et elle ne fait pas grand-chose pour s’en débarrasser. En fait, Franziska aimerait se laisser bercer par la magie et la bercer en retour, sans avoir à faire de cette pratique une étude scientifique et rigoureuse qui est pourtant, elle le sait, nécessaire pour ne pas être engloutie par la Dhar ou même par les vents ordinaires à peine plus cléments. Parfois, elle expérimente en fonction de ses impressions, de ses lubies, de son intuition féminine voire tout bonnement en fonction des ingrédients qu’elle a sous la main. Sa quête de connaissances n’a pas de limites, et si la magie peut se cacher dans tout, alors elle estime que tout peut être une voie vers l’apprentissage et la maitrise des arts magiques. Elle sait que les moyens les plus efficaces de progresser sont ceux décrits dans les grimoires en Magikane, et elle cherche activement ce type de moyens, mais ne sera jamais autant heureuse que lorsqu’elle découvre simplement en tentant quelque chose que lui dicte son instinct, parfois une expérience totalement folle, ou bien n’ayant en apparence rien à voir. Autant que de puissance, elle est assoiffée de sensations fortes. La liberté pour elle passe aussi par cette possibilité de faire des choses irrationnelles sur un coup de tête, que ce soit chanter des vers blasphématoires autour d’un feu de camp, monter au sommet d’un arbre pour contempler le ciel nocturne, jouer avec de la neige comme une gamine ou disséquer un crapaud à la recherche d’une pierre magique.
Alignement : Neutre Mauvais
Historique du personnage :
Comme d’ordinaire, l’histoire de Franziska Schrei est à ses yeux unique et imprévisible, alors que prise dans une vue d’ensemble des différents fils de vie, elle est somme toute relativement banale. Franziska n’a pas été et ne sera pas la dernière magicienne à fuir l’influence des collèges pour se cacher et étudier la magie à sa manière, sans maitre, sans livres ou presque, et surtout sans serments prononcés à personne, ni à un patriarche, ni à l’empereur, ni même à Sigmar.
Pourtant la jeune fille n’est clairement pas passée loin de se voir trainée dans un collège d’Altdorf. Née dans une humble famille, dans un village de taille moyenne, quelque part au Stirland, elle ne semblait pas destinée à grand-chose. Son père était un petit négociant ambitieux mais incapable de réaliser ses ambitions, espérant sans relâche un héritier mâle qui ferait monter le renom et la richesse de la famille pour la génération suivante. La mère de famille, suivant le père dans ses ambitions, avait toutefois le malheureux défaut de ne faire que des filles. Franziska ne fut pas la première, et ne fut pas non plus la dernière, noyée dans une multitude d’enfants tous de sexe féminin. On avait maintes fois tenté de trouver une cause à ce phénomène, et on ne cessait d’accuser quelque sorcellerie ou envoutement, voire de rejeter la faute sur des voisins jaloux. Quoi qu’il en soit, le père de Franziska ne trouva pas d’autres solutions pour obtenir le fils tant désiré que de faire des enfants à sa femme sans discontinuer, qu’elle le veuille ou non d’ailleurs. Cette dernière, d’une endurance sans doute aussi surnaturelle que le résultat des naissances, parvint à survivre à un nombre effroyable d’accouchements, au nombre desquels plusieurs auxquels dut assister la jeune Franziska, plongeant son regard dans le sang, et tenant la main tremblante de sa génitrice qui à plusieurs reprises faillit passer l’arme à gauche sous les yeux de ses filles.
Franziska, dans cette famille nombreuse, qui se promettait à la grandeur mais qui était déjà ruinée sous le nombre de sa descendance, apprit à se faire discrète et à ne pas attirer l’attention, sans pour autant laisser sa personnalité se résorber. Elle apprit très vite à tricher pour gagner sans se faire remarquer, volant la nourriture dans les placards pour rejeter la faute sur ses sœurs, faisant profil bas devant ses ainées pour ne pas être martyrisée, et, globalement, fuyant la compagnie de sa sororie pour des occupations plus solitaires et plus discrètes.
Si leur père avait voulu au départ qu’elles apprennent toutes à lire et à écrire, pour que sa future grande lignée soit digne de ses ambitions (erreur qu’il ne reproduit pas avec les benjamines) la plupart des membres de la famille ne se préoccupaient pas plus que ça de littérature. Alors Franziska s’intéressa de visiter tout ce qui s’approchait d’une bibliothèque, même celles qui décoraient le salon de voisins. Elle se découvrit un certain talent à être quelque part sans en avoir l’air pour subtiliser les objets auxquels les gens ne faisaient guère attention, c’est à dire essentiellement des livres de piètre qualité. Franziska n’entrait que rarement par effraction où que ce soit, mais préférait pénétrer quelque part pour un motif quelconque, se faire oublier, et ne pas en ressortir avant d’avoir pu exploiter cet avantage. Elle récupéra donc des écrits divers, mais peu utiles, essentiellement des romans, des contes et de la poésie. Parfois quelques ouvrages culturels, ou avec un motif religieux quelconque, ce qui ne l’intéressait guère. Elle ne lisait pas pour se cultiver en ces temps là, mais pour le plaisir et pour se distraire, choisissant des livres de fables qu’elle « empruntait » pour parfois, quand le cœur lui en disait, raconter lesdites fables à ses petites sœurs en les agrémentant de détails inventés par ses soins. Elle se passionnait aussi pour certains livres plus scientifiques, découvrant à travers eux l’existence de cultes et de pratiques presque totalement oubliées et n’étant plus évoqués que comme des légendes ou dans des romans fantasques. Ainsi, les religions des nomades et des stryganis l’intriguaient, les anciennes voies des druides et des mages verts d’avant les collèges la fascinaient chaque fois qu’elle en lisait la moindre évocation, ce qui était hélas bien trop rare à son goût.
Ses parents ne se préoccupant que secondairement de la tenir en place, Franziska pouvait à l’époque respirer l’air du dehors, jouer seule aux environs de la ville, et ramener discrètement les livres qu’elle avait subtilisés. Elle détestait devoir rentrer chez elle, dans cette atmosphère suffocante avec ses nombreuses sœurs, son père frustré qui buvait de plus en plus et devenait de plus en plus violent, et sa mère, perpétuellement enceinte. Franziska avait l’impression que cette situation finirait par exploser, que cette maison s’embraserait bientôt comme un baril de poudre sous pression. Si ça a été effectivement le cas, elle n’en sait rien. Elle ne devait jamais savoir comment finiraient ses parents et ses innombrables sœurs.
Un jour, une caravane vint s’installer dans leur petite bourgade, avec son lot de bateleurs, de comédiens et de marionnettistes. Franziska, curieuse au-delà du raisonnable même pour une enfant de son âge, n’aurait pour rien au monde manqué un tel spectacle, alors elle s’éclipsa, comme à son habitude, de la maison pour aller assister aux nombreux spectacles. Un d’entre eux attira vite son attention, elle qui était fascinée par tout ce qui semblait occulte : un spectacle d’illusionniste.
Un homme, ni vieux ni jeune, ou peut-être les deux en même temps, faisait de brillants tours de magie devant un public époustouflé. Il était accompagné de plusieurs jeunes gens, allant du jeune adulte à l’enfant en passant par l’adolescent, qui l’assistaient et lui servaient d’accessoiristes. Il projeta des illusions impressionnantes à la foule, des spectacles et des sensations inoubliables avec des jeux de son et de lumière inouïs. Un spectacle ravissant auquel Franziska ne put pas réellement assister. Elle resta béate à froncer les sourcils pour ne distinguer qu’un homme qui s’agitait curieusement et un public qui s’émerveillait de choses invisibles ou devant des écrans de fumée indicibles. Elle voyait parfois des brouillons de choses, d’images et de sensations qu’on lui envoyait, mais à force de se concentrer dessus pour les percevoir, son esprit perçait sans peine les artifices et faisait disparaître le voile de mensonge, laissant voir la brume grisâtre et étrange qui se tordait dans des imitations pitoyables. Franziska aurait pu, déçue par ce spectacle, s’en aller benoitement et rentrer chez elle, mais elle ne le fit pas. Elle resta là pendant de longues minutes à essayer de percer le mystère de ces tours de passe passe, à observer les mouvements du magicien illusionniste, et à grimacer devant cette représentation qu’elle ne pouvait pas apprécier, trop rationnelle et éveillée par rapport au commun.
Grand mal lui prit de ne pas rentrer chez elle, car à force, l’illusionniste, qui était à l’affut de ce genre de choses, la repéra. Son spectacle, en plus de lui fournir une couverture pour ses missions au service du collège impérial d’illusionnisme lui permettait de repérer les individus sensibles à la magie, et de ressentir leur présence avec d’autant plus de précision lorsqu’ils attiraient à eux le vent gris. C’était le cas de Franziska, qui eut la mauvaise surprise de voir, dès le spectacle terminé, les sbires de l’illusionniste l’entourer et « l’inviter » à les suivre dans la carriole du mage. Ce dernier ne fit pas les choses dans la finesse. En fidélité à l’ordonnance impériale sur la sorcellerie, il força Franziska à le suivre, révélant que les autres enfants l’accompagnant n’étaient que les autres apprentis eux aussi réceptifs qu’il avait ramassé sur la route. Le mage exigea également, comme la loi le lui permettait, que la famille de Franziska Schrei fasse don de toutes les ressources qu’elle pouvait pour dédommager au collège les frais du voyage et de l’hébergement de la fille.
Pour le père et la mère de Franziska, l’hésitation fut de courte durée. Le mage n’avait pas encore eut le temps de faire une demande officielle, que le couple annonçait officiellement avoir déshérité leur fille. Au stade où ils en étaient, ils ne pouvaient pas se permettre de perdre leurs biens pour une seule de leurs enfants quand ils en avaient tant d’autres à nourrir. Et puis, qui voudrait reconnaître avoir une sorcière pour fille ? Ils inventèrent un prétexte selon lequel Franziska n’était pas réellement leur fille, et personne au village ne se sentit de les contredire, tant les amis et connaissances étaient sous le choc de savoir qu’ils avaient côtoyé une sorcière latente toutes ces années. La seule personne à faire des histoires fut Franziska elle même, qui tenta d’échapper à son ravisseur qui, sans perdre de temps à essayer de faire les choses en douceur, la ligota pour la charger dans sa carriole. Franziska devait pour toujours garder le souvenir de cet événement, alors que personne autour d’elle, pas même les autres apprentis, ne semblaient comprendre pourquoi elle était si horrifiée d’avoir été ficelée et capturée par un homme étranger. Il faut dire qu’elle était la seule fille du groupe.
Franziska n’a depuis plus revu son village, ses parents, ses sœurs ou ses livres chéris. Elle passa le restant du voyage soumise à la volonté du magicien gris, contrainte d’apprendre une foule de choses en un temps record, se voyant inculquer des notions dépassant tout à fait sa compréhension, devant intégrer la langue Magikane, des rudiments d’alchimie, de théorie sur la magie, et surtout les dogmes terrifiants du collège gris et ses règles impitoyables, sa dévotion au bien de l’empire, et le sort atroce réservé aux traitres. Le collège gris était sans doute le plus intransigeant sur ces affaires, dédiant une grande part sinon l’intégralité de ses ressources à la traque des mages renégats et ayant à son compte le plus grand nombre d’exécutions de ses propres mages. Franziska, saturée par ces menaces mêlées à son enseignement, étudia dans une terreur constante, complètement dépassée par ce qu’elle apprenait, mais l’apprenant tout de même, jusqu’à comprendre enfin à quel point la magie était quelque chose de vaste et de grand, de puissant au-delà de l’imaginable.
Franziska apprit à raccrocher des sentiments qu’elle connaissait déjà à leur véritable signification, à savoir la présence des vents de magie. Elle apprit à les distinguer, à les nommer, et à canaliser celui qui la suivait déjà partout depuis toujours : Ulgu. Franziska n’était sûrement pas douée d’un don particulier ou d’un tempérament suprêmement studieux qui lui aurait permis par elle même de progresser à une vitesse hors du commun, mais son maitre compensait à lui seul cette carence. Particulièrement exigeant, même au regard des standards des instructeurs des collèges ; particulièrement cruel aussi et n’hésitant pas à menacer régulièrement ses apprentis, il leur enseigna en bloc toutes les bases - ce qui fonctionna - et voulut par la même les endoctriner pour qu’ils puissent prêter serment au collège et à l’empire, ce qui ne fonctionna pas avec Franziska du moins.
Dès le premier instant, Franziska avait été incapable de concevoir autre chose que de la haine et de la crainte pour ce maitre, mais elle savait très bien qu’elle ne pourrait pas facilement lui échapper. Par chance, le sorcier lui enseignait justement un art de la dissimulation, de la création d’écrans de fumée, et de la disparition. Il n’existait pas de meilleurs enseignements pour apprendre à fuir. Alors la jeune sorcière se concentra pour développer au plus vite ses compétences, et contre toute attentes, il s’avéra qu’elle adorait ça. La magie lui procurait un plaisir indicible, le fait de la manipuler la comblait, constituant la seule occasion pour une frêle jeune fille comme elle de se sentir réellement puissante. Même, plus puissante que les hommes qui l’entouraient. Rapidement, elle en voulut toujours plus, et cette soif d’apprendre mua sa curiosité naturelle en un besoin corrosif d’obtenir de nouveaux pouvoirs, un désir qui ne pouvait être satisfait qu’en apprenant de nouveaux sorts.
Mais Franziska se posait bien des questions, se demandant s’il était réellement aussi nécessaire qu’on le lui répétait de séparer les différents vents de magie. Elle refusait de croire que seuls les elfes soient capables de maitriser la haute magie, car dans son esprit, rien ne pouvait être interdit à quelqu’un simplement au prétexte qu’il était né humain. S’il était impossible de manipuler une magie aussi puissante par les mêmes moyens que les elfes, alors il devait exister un autre moyen pour les humains. Il existe toujours un autre moyen, et il n’est pas un seul objectif qu’il soit impossible d’atteindre si l’on désire réellement y parvenir. Conséquemment, la seule vérité possible était que les collèges ne voulaient pas y parvenir. Que ce soit par lâcheté, trop effrayés par le chaos pour tenter quelque chose de nouveau ; par soumission plate et baveuse à la race des elfes auxquels on ne posait pas de questions quand ils réclamaient le monopole sur quelque chose ; ou même par pur égoïsme des magisters refusant de voir des individus devenir plus puissants qu’eux par des moyens qu’ils ne comprenaient pas.
Toutes ces pensées agitaient l’esprit de Franziska. Elles devaient sans doute, à un moment où à un autre, agiter l’esprit de chaque étudiant en magie avant de se dissiper à temps, mais Franziska, elle, devait mener ces pensées à un terme, trop brave et trop fière pour renoncer définitivement à une idée qui avait germé dans son esprit. À ceci se cumulait le fait que l’ordre des umbramanciens réclamait de ses apprentis un tribut bien trop lourd pour ce que Franziska pouvait tolérer.
Vœux de pauvreté ? Et puis quoi encore ? Pourquoi n’aurait-elle jamais le droit de profiter de sa vie pour goûter aux plaisirs de l’existence ? Elle voulait pouvoir profiter de biens matériels et se livrer à tout type d’expériences plaisantes pour elle même. Il y avait le rôle même de l’ordre aussi. Tandis que les adeptes bleus pouvaient passer leurs existences à nettoyer et utiliser des téléscopes bien au chaud dans leur collège, on leur demanderait à eux, mages gris ,de se mêler à la pire lie de l’empire pour s’infiltrer, d’espionner, d’assassiner, sans poser de questions, tout cela au nom de l’empire. Franziska n’aimait pas l’idée d’obéir à quiconque, encore moins à des brutes prêtes à exécuter les leurs au moindre pas de travers, comme son maitre lui donnait l’impression que devaient être tous les umbramanciens. De plus, elle n’avait jamais ressenti ou compris le sentiment de patriotisme envers quelque chose comme les nations, et estimait ne rien devoir à l’empire et n’avoir aucun intérêt personnellement à garantir son unité. Quand à combattre le chaos, ce pouvait bien être une bonne cause, mais pas une raison pour qu’on lui demande d’y sacrifier l’intégralité de son existence sans avoir le moindre choix. Franziska fit donc le choix de déserter.
Bien évidemment, rien n’était plus difficile. Les apprentis n’ayant pas encore prêté serment de fidélité au collège étaient surveillés, et le maitre de Franziska la tenait à l’œil, autant parce qu’elle était une relativement puissante, mais aussi parce qu’il ne pouvait pas ignorer la fascination de son élève pour les concepts les plus sombres associés à la magie. Alors que Franziska grandissait, vinrent des moments où elle débattait avec son maitre de la place des ordres de magie, et elle développa à cette époque une faculté surnaturelle à camoufler ses pensées véritables, sans pour autant étouffer totalement les soupçons de son maitre. Se sachant épiée, et connaissant bien son maitre, Franziska savait que planifier sa fuite serait signer son arrêt de mort. Le maitre était presque plus fort pour savoir ce que les élèves imaginaient que ce qu’ils faisaient réellement. N’importe quel acte peut tout à fait n’être qu’une illusion, un subterfuge pour détourner l’attention. Il était donc plus efficace d’épier les pensées que les agissemnts. Le maitre n’avait même pas besoin de savoir où se trouvaient ses apprentis. Il prenait un malin plaisir à prédire leurs actions d’une journée entière simplement après avoir discuté avec eux le matin même.
Alors Franziska le prit au dépourvu en prenant le contrepied de tous les enseignements. Elle prit un gros risque, mais ne planifia rien. Elle prit la fuite, à l’improviste. Au cours d’un exercice où leur maitre voulait qu’ils se mêlent à la population pour tester leurs compétences, Franziska décida d’un coup de jouer d’un subterfuge pour échanger sa place avec un civil auquel elle avait donné son apparence, et, sans préparation, sans rien emporter avec elle, elle prit ses jambes à son cou. Un coup de poker, qui prit son maitre au dépourvu autant par un monumental coup de chance que parce qu’un tel projet n’avait aucun sens. Indéniablement, on peut aussi dire que ce qui joua le plus en la faveur de Franziska, c’est qu’elle avait une faculté insoupçonnée pour courir très vite.
Et la traque commença. Pénible pour les deux camps. Franziska passa un temps incroyablement long à courir, se cacher, jouer de tous les subterfuges approximatifs qu’elle connaissait et qu’elle pouvait inventer. Une de ses forces fut de ne jamais choisir la solution la plus évidente, autant par choix subtil que par incompétence. On pouvait fuir plus loin en montant à cheval, mais qu’importait pour quelqu’un ne sachant pas monter à cheval ? Elle fut quitte pour ramper dans la boue des forêts au lieu de suivre les routes, se cacher dans les marais au lieu de se réfugier dans les villes, passer à deux doigts de l’inanition plutôt que de faire un détour dans une échoppe acheter de quoi manger simplement parce qu’elle n’y avait pas pensé avant de s’aventurer en territoire sauvage. Elle se déguisa plusieurs fois, mais au final finissait toujours par laisser émerger sa nature de sorcière, parce que la magie était trop importante pour elle. Elle ne pouvait tout simplement pas l’ignorer, et elle brulait de découvrir ce qu’elle pourrait faire une fois qu’elle pourrait piocher dans les huit vents sans crainte. Elle a gagné sa vie en cambriolant ou en escroquant, elle a parfois aidé des malandrins particulièrement peu scrupuleux, et ce jusqu’à récemment.
Franziska a maintenant rejoint un groupe de bandits des forêts qui étaient assez ouverts d’esprit ou assez ignorants des dangers pour accepter sciemment les services d’une sorcière. Pendant les opérations de la bande, Franziska Schrei leur fournit son soutient de loin, tandis que pendant que la bande fait halte, ou lors des nuits de pleine lune où la sorcière se sent tout particulièrement inspirée, les malandrins font le guet et repoussent brutalement tout étranger qui approche par les bois pendant que Franziska mijote dans son chaudron des sortilèges, des herbes, et autres substances dont elle a appris à prédire les effets au cours de sa longue errance pour fabriquer des potions qui aideront la bande. Des potions qui les rempliront de vigueur, qui les aideront à récupérer de leurs blessures, qui les empêcheront d’avoir peur, ou tout simplement de bons gros remontants pour garder le moral et des grogs pour ne pas succomber au froid et aux maladies. Quand aux effets secondaires de telles substances, et bien personne n’est au courant et c’est tant mieux.
Franziska ne sait pas grand-chose de la magie même qu’elle essaye de pratiquer, mais à force de mélanger des ingrédients à forte composante symbolique et des herbes médicinales aux effets avérés, elle espère réussir à charger ses potions de magie via des rituels et des incantations complexes. Elle expérimente sans cesse, mais cherche aussi tout autre moyen d’apprendre plus de sortilèges. Si une occasion de mettre la main sur un grimoire, n’importe lequel, se présentait, elle se précipiterait dessus sans hésiter. Franziska n’aurait pas la moindre répugnance à essayer des sorts appelant à n’importe quel vent, à tous les vents à la fois, ou même à la nécromancie tant elle est persuadée de pouvoir en faire bon usage. De plus, même si pour l’instant ses relations avec la bande de brigands sont aussi bonnes qu’elles pourraient l’être, elle reste une fugitive, et sait qu’il n’est pas bon de rester statique.
Méfiante, craignant autant les trahisons de collègues trop superstitieux que le surgissement soudain de mages gris qui pourraient sortir littéralement de n’importe quelle ombre, Franziska Schrei a pris l’habitude d’avoir un matériel facilement transportable, et à la moindre embrouille est prête à saisir son chaudron et à s’enfuir avec. Elle garde sur elle une petite bourse presque vide, ne contenant que quelques sous, tandis qu’elle cache le plus gros de son argent entre ses doigts de pied, dans ses bottes qu’elle n’enlève jamais. Elle a adopté un chat qu’elle voit à la fois comme un relatif soutien émotionnel, et un outil. Elle s’imagine peut-être que le félin fera le guet pour elle la nuit. En tout cas, elle se régale d’assoir sa dominance sur l’animal qu’elle a justement appelé Balthasar Gelt dans le but de le martyriser de temps à autres pour se défouler.
Si quelque chose tourne mal, Franziska est déjà sur siège éjectable. Elle peut attacher sa marmite dans le dos, passer sa serpe à sa ceinture, prendre son chat dans un bras, et partir en courant à toute vitesse, vers d’autres horizons. Elle a pris l’habitude, et continuera sans doute encore longtemps.
Compétences :
• Sens de la magie (E) : Votre personnage est capable de ressentir certaines altérations faites aux vents de magie dans son environnement immédiat : sans précision aucune, il sait que quelque chose ou quelqu'un concentre ou manie de la magie dans un périmètre proche. Ce “sixième sens” se manifeste de différentes manières selon le type de magie et la race du personnage ; certains la sentent -littéralement-, d'autres la perçoivent dans leur esprit, l'associent à un frisson bizarre ou ont l'intime conviction de sa présence, d'autres encore voient leur comportement s'altérer, en lien avec le vent sollicité. C'est au MJ de décider de la manière dont cette présence magique se révèle au personnage. Pour posséder cette compétence, le PJ doit avoir eu dans son passé des éléments solides qui lui permettent de faire le lien entre ses intuitions et l'usage de la magie proprement dit ; faute de quoi, malgré son ultra-sensibilité, il ne prêtera aucune attention à ce “sixième sens” magique et à ses manifestations. De plus, votre personnage peut dorénavant gagner des “Xpm” selon les différentes méthodes de gain d’expérience magique décrites dans la section Magie des règles.
• Illégale sorcellerie (E):
Note : Un personnage ayant cette compétence est forcément hors-la-loi au sein de l'Empire. Cette compétence est compatible avec les compétences d'Incantation - Démonologie ou Incantation - Nécromancie. Le coût d'apprentissage des sortilèges dans ces domaines n'est alors pas doublé.
Votre personnage développe sa propre façon de progresser dans la magie, sans école ni maître. De fait, sa progression est plus lente mais ses possibilités augmentées. En terme de règles, il :
- Gagne 7 points dans la caractéristique Magie si il n'en a pas déjà
- Peut effectuer les actions “Incanter” et “Dissiper” sous cette caractéristique Magie
- Peut dépenser des points d’xpM pour apprendre des sorts mineurs et moyens de n'importe quel domaine (à condition que sa race y ait accès) parmi les huit vents de magie, la magie démonique, la magie nécromantique, et le domaine chaotique, mais leur coût d'apprentissage est doublé.
- Peut dépenser de l'xpM pour apprendre des sorts du Domaine Primaire.
- Si le mage ne possède pas Langue Hermétique - Magikane, lorsqu'il fait un 20 en lançant un sort, il provoque un fiasco de 1 cran supérieur à ce qu’il devrait être.
- Devra survivre chaque jours…
• Langue hermétique - Magikane (E) : Votre personnage sait parler, écrire et lire le magikane. Le magikane est le langage hermétique usuel utilisé dans le vieux monde. La plupart des parchemins sont écrits en magikane et tous les sorciers ainsi que quelques personnages privilégiés peuvent l’utiliser.
• Alphabétisation (E) : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Bretonnien, Tiléen, Estalien, etc.,) si bien entendu il comprend ce langage (pour cela, il devra posséder la compétence «langue étrangère» pour ce langage. A l'inverse, s'il ne possède que la compétence «langue étrangère» il le comprendra, le parlera mais ne sera ni capable de le lire ni de l'écrire). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais dans certaines situations, le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.
• Identification des plantes (E) : Votre personnage sait identifier les plantes courantes et peut en repérer de plus inhabituelles. Bien qu'il soit loin de posséder tout le savoir d'un herboriste, sur un test réussi de connaissance, il peut néanmoins être capable de savoir où trouver une plante bien précise et en connaître les détails de son utilisation.
• Fabrication de drogue (E) : Votre personnage a les connaissances nécessaires pour pouvoir fabriquer des drogues à base de produits naturels ou chimiques. Pour réussir son entreprise, la réussite à un test de fabrication est requise.
• Alchimie (E) : Votre personnage, en tant que maître-alchimiste a appris les propriétés magiques des composants chimiques et donc à modifier leurs propriétés et tout ce qui en découle : couleur, aspect, effets, etc., Grâce à cette compétence, qui symbolise l’aboutissement de tout un art, votre personnage, s'il possède le temps et le matériel nécessaire, sur un test réussi, peut fabriquer des poudres aux effets variés : aveugler, endormir, brûler, etc., les effets peuvent être multiples. Par ailleurs, en associant cette compétence à celle de «fabrication d'objets magiques», il est possible d'obtenir des résultats particulièrement intéressants et uniques. (Le MJ est libre d’autoriser ou d'interdire la fabrication de telle poudre ou tel objet et se réserve le droit d'appliquer des modificateurs). Enfin, un personnage nain peut créer du Mithril. (Le MJ doit bien noter que cette formule n’est accessible qu’à cette race et qu’aucun nain ne la divulguera à une autre race. Ils préféreront mourir).
• Fuite (B) : Votre personnage est un coureur agile et rapide. Il obtient un bonus de +1 sur ses tests lorsqu'il cherche à fuir une menace.
• Course à pied (B) : Votre personnage est un coureur patenté, rapide et endurant. Il bénéficie d'un bonus de +1 sur tous les tests concernant la course.
• Sixième sens (B) : Votre personnage a développé cette faculté de savoir s'il est suivi ou observé. Il peut ajouter un bonus de +1 sur son test lorsqu'il cherche intentionnellement à déterminer cet état de fait. Le MJ peut également, lorsque la situation l'impose, effectuer un test en secret. Si le résultat est un succès, il peut alors informer le joueur que son personnage à l'étrange sensation d'être filé, ou observé.
Inventaires et biens du personnage:
| Bourse: | 3 Couronnes d'or |
| Inventaire | |||
|---|---|---|---|
| | Bâton des collèges | 1 main ; 7+1D6 dégâts, 7 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques ; +1 PAR | Ces bâtons sont fabriqués par des ébénistes enchanteurs, à l'attention des différents collèges de magie d'Altdorf, chaque collège ayant sa touche personnelle sur le haut du bâton. Franziska a depuis longtemps arraché tout signe distinctif sur le sien, et le garde comme baton de marche. |
| | Serpe (Dague) | 12+1D6 dégâts, 6 parade ; Rapide. Peut être utilisé comme arme de jet. | Très discret, idéal comme arme à porter sur soi pour se sentir en sécurité ou pour des actions plus mystérieuses… comme couper du gui ! |
| Chat | Il s'appelle Balthasar Gelt, et il aime les grattouilles. | |
| Robe de satin | Les dentelles sont en satin mauve foncé, la couche interne est en velours et l’extérieur est en laine du Moot, une des plus solides de tous les marchés. Cette robe est un véritable trésor d’artisanat, probablement créé par un maître dans le domaine dans un grand atelier d’une ville importante. | |
| | Chapeau à larges bords | ||
| | Chaudron (Marmite) | ||
| Nécessaire antipoison | ||
| | Lanterne | ||
| | Sac à sapin | Récompense d'event | Un grand sac en toile qui sent atrocement la résine et le sapin fraîchement coupé. Contenance appréciable néanmoins ! À la base, il était utilisé par les collèges de magie pour transporter facilement les sapins qui ornaient le palais de l'empereur, ensuite Marry Poppinins, une elfe célèbre douée de capacité de vol, en a acheté un et la mode fut lancée… |
| Grimoire | |
|---|---|
| Domaine Primaire | |
| Sort Mineur | |
| | Portée : Soi-même Durée : 10 minutes Effet : Permet au mage de paraître plus charismatique, ce qui peut faciliter la vie dans certaines situations. Il gagne un bonus de +1 en CHA pendant toute la durée du sort. |
| |
|
| Sorts Mineurs | |
| | Portée : 6 mètres de rayon autour du sorcier Durée : 1 minute Effet : Une épaisse fumée apparaît rapidement autour du sorcier. En quelque instants, il devient difficile de voir au travers, pouvant entraîner des malus pour ceux qui tenteraient de viser ou de distinguer ce qui se trouve à l’intérieur, à la libre interprétation des MJ (pas plus de -2). Cependant, cela reste une simple brume et les effets de lumières peuvent trahir une présence. La fumée se dissipe naturellement au bout d'une minute. |
| | Portée : Soi-même ou Contact Durée : 1 heure Effet : Le sorcier crée une particularité ou un appendice, sur lui-même ou sur un autre individu, ayant toutes les caractéristiques de la réalité. Ce peut-être un nez plus long, une barbe, un deuxième bras sur un manchot, une peau lisse masquant une cicatrice etc… L'illusion agit sur tous les sens d'un témoin (Il peut pincer le nez, tirer la barbe, serrer la main, toucher la peau etc…). Cet ajout ne possède néanmoins ni force ni sens. Un coup porté avec un bras illusoire ne fait aucun dégât, transpercer un membre illusoire ne produit aucune blessure, un unijambiste ne peut se tenir debout sur une jambe illusoire et un œil illusoire ne perçoit rien. Un individu ayant de sérieuses raisons de croire en une supercherie peut déceler l'illusion sur un test d'INT réussi. |
| Sorts Moyens | |
Marche des ténèbres | Portée : 10+2D10 mètres maximum Durée : Instantanée Ingrédient : Un morceau de charbon Effet : L’Umbramancien disparaît complètement pour réapparaître dans un rayon de 10+2D10 mètres maximum. Cependant, la luminosité des lieux influence fortement l’efficacité du sort, étant donné que le sorcier ne peut se téléporter que dans une zone d’ombre. Le lieu d'arrivée doit ainsi être une ombre distincte projetée par une lumière qui tombe sur un objet/personne ; ou se trouver dans une obscurité totale. Le simple fait d’être en intérieur ne compte pas. Comme toujours, c’est le MJ qui a le dernier mot. Le sorcier n’a pas besoin de voir son point d'arrivée, mais doit au moins savoir qu’il est bien baigné dans l’obscurité. S’il se téléporte directement derrière le dos de son ennemi, le sorcier pourra bénéficier de bonus d’attaque à la libre appréciation du MJ. Chaque point de maîtrise que possède le lanceur de sort augmente la portée de 5 mètres. |
Parcours
Quêtes accomplies
Nom + lien + récompenses obtenues
Classes acquises
Carrière et classe en cours d'apprentissage
Carrière : Sorcière illégale
Classe actuelle : sorcière fugitive
Dévotion religieuse
| Dieu | Points de dévotions disponibles | Points de dévotions dépensés |
|---|---|---|
| Ecaté | 10 | 0 |
| Taal et Rhya | 5 | 0 |
| Ulric | 2 | 0 |
| Sigmar | 2 | 0 |
| Tzeentch | 1 | 0 |
Autres
130 XPs récupérés et dépensés à la création du perso, après l'arrêt de jeu du personnage “Prestenent d'Affreloi”.
Marche des ténèbres 