Table des matières

Informations générales sur le personnage :

Nom et Prénom: Erik Jaëger
Age: 28 ans
Sexe: Masculin
Race: Humain (Chérusen)
Carrière: Voie de la Chasse
Lieu/ville de départ: Village Natal Chérusen
Fréquence de jeu: Variable
MJ: à compléter


Nom de la ligne FOR END HAB CHAR INT INI ATT PAR TIR NA PV
Profil de départ (+4 PC initiaux) 9 9 9 8 8 8 8 8 9 1 60/60
Profil actuel 9 9 9 8 8 8 8 8 9 1 60/60
Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) - - 0/1 - - 0/1 0/1 0/1 0/1 - 0/5


XP disponible: 0
PC dépensés: 4




Description physique :

De prime abord, Erik est un homme tout ce qu'il y a de plus commun. Là ou il différe des autres, c'est qu'il est extrêmement endurant. Il peut courir sur des kilomètres avant de ressentir la douleur et la fatigue, là ou un autre serait tombé depuis longtemps. Cela lui permet de rester sans manger dans la forêt, à traquer sa proie pendant des jours jusqu'à ce qu'elle commette une erreur qui lui sera fatale. D'une taille respectable (il atteint 1m82), il pèse environ 70 kilos. Il est musclé et bien bâti, du fait de sa vie de chasseur depuis l'âge de huits ans, quand son père lui a appris son art, hérité de ses propres ancêtres. Il a les cheveux blonds clairs, qu'il laisse tomber jusqu'à ses épaules, les yeux bleus clairs, vifs et expressifs, un visage fin, aux pommettes saillantes. Il se laisse pousser la barbe, qu'il laisse en bataille. C'est donc un bel homme, à l'allure barbare et divine. Et pourtant, son visage a perdu de sa beautée depuis la perte de sa famille et de son village. Auparavant souriant, à la voix assurée et pourtant calme, confiant, il ne parle désormais plus beaucoup, et ne sourit presque plus, son visage est triste, ses yeux ne reflètent plus que l'envie d'en finir une bonne fois pour toute, d'en finir avec toute cette cruautée et cette barbarie. Mais dès fois, surgit en lui un sentiment de colère si intense que même ses frères de sang ne le reconnaissent plus. Au point même d'en avoir peur. Non, Erik ne partira de ce monde qu'en ayant occis de ses propres mains et de ses propres flèches un maximum d'orks possible, pour les faire souffrir autant qu'ils l'ont fait souffrir. Et ses armes, il sait les utiliser à la perfection. Il ne se laisse jamais impressionné. Il porte sur lui de nombreuses petites cicatrices qu'il a reçut le long de sa vie dans la nature, et ce ne seront surement pas les dernières. Téméraire, il ne laisse jamais tomber ce qu'il entreprend … pour le meilleur ou pour le pire.

Description psychologique :

Erik Jaëger est le fils unique de Ramm Jaëger, ancien chef des chasseurs du village. Les Jaëger ont comme tradition d'être les meilleurs chasseurs du village Ils ont ça dans le sang. La tradition et les ancêtres sont le creuset de la pensée d'Erik, qui est un homme joyeux, sympathique, enraciné, généreux, amoureux de sa famille et de son clan. Comme son père et son grand père avant lui, il est le nouveau chef des chasseurs du village. c'est aussi un utopiste, un idéaliste. Croyant, il vénère les Dieux Païens, qui selon lui, permettent à son clan de subvenir à tous ses besoins. Ainsi, il ne rêve que d'une vie simple, faites d'amour et d'eau fraîche. Du moins, c'était avant que les Orks n'arrivent et réduisent ses rêves (réalisés pour un temps) à néant … Depuis ce terrible jour, son âme est souillée. Son esprit, autrefois si pur, a changé de façon radicale. Il ne cherche plus que la vengeance, qu'importe le prix. Réussira t-il a surmonter cette difficile épreuve et à se refaire une nouvelle vie dans l'improbable Empire de Sigmar, ou cherchera t-il la rédemption dans la mort et celle de ses ennemis ? Erik vout une haine incroyable à l'égard des Orks. De plus, bien qu'intelligent, il n'aime pas trop le contact des autres humains, c'est à dire ceux qui ne font pas partis de son clan et de son village. Il lui faudra donc un temps d'adaptation avant qu'il ne puisse s'intégrer ailleurs … encore une autre épreuve, tout aussi difficile.

Alignement : Neutre

Historique du personnage :

L'histoire se passe près d'une forêt de l'actuel Hochland, de nombreuses années avant l'avènement du très Saint Sigmar, gloire à lui …

Enfin ! Cela faisait des heures qu’il pistait ce cerf, dans l’immense forêt. Il se déplaçait lentement mais surement, sans faire craquer un seul branchage, sans écraser de feuille morte, sans faire un seul bruit à vrai dire. Il respirait à peine, les sens en alerte afin de trouver tous les indices que pouvait lui laisser sa proie. Et après une longue chasse, il l’avait enfin trouvé !

Quelle magnifique bête ! Robuste et pleine de vie, ça va faire plaisir au clan tout ça !

Le cerf était à plus de 100 mètres environ, dans une clairière, qu’éclairaient faiblement les rayons du soleil. Il se nourrissait de jeunes pouces sous les arbres, sans se soucier du danger.

Le chasseur, expérimenté, était toujours resté contre le vent, sa proie ne pouvant ainsi pas repérer son odeur d’humain, ce qui l’aurait sinon alerté et alors, ça en aurait été fini. Repérant la meilleure position possible, il continua discrètement son avancée vers un petit bosquet d’environ un mètre de hauteur et d’une largeur à peu près égale. Il serait ainsi caché, et pourrait préparer son coup sereinement. Une fois en position, il sortit son arc. Cet arc appartenait à sa famille depuis … depuis quand déjà ? Il ne serait le dire avec certitude. Mais il sentait cet arc habité par l’esprit de ses ancêtres, et notamment de feu celui de son père, qui lui avait légué avant sa mort. Il se souvenait encore de ses paroles : « N’oublie pas mon fils … cet arc est d’une valeur inestimable … il te protègera et nourrira tout le clan, alors prends en soin ! ». Son père n’avait bien sûr pas menti. Le chasseur n’avait encore jamais raté une cible avec cet arc. Etait-ce du à l’arc en lui même, ou à ses propres capacités ? Un peu des deux probablement. Et puis, il faut dire qu’il sait comment faire pour tuer ses proies sans avoir beaucoup d’effort à faire : attendre qu’elles mangent ou boivent, tandis qu’elles restent statiques. Un tir simple, mais mortel. Et il comptait bien continuer ainsi, tant qu’il le pouvait. Sa proie était toujours là, sereine, se délectant de son repas tout frais. Le chasseur sortit une flèche qu’il avait construit lui-même, avec l’aide de son fils, Jorge, et bien sûr du forgeron du village, Helmut, qui avait construit les pointes en bronze. Du magnifique ouvrage, comme d’habitude.

Il banda son arc, les muscles de ses bras se mettant en marche. Il inspira profondément, l’œil concentré sur sa cible. Il attendit le bon moment … plusieurs secondes passèrent, et tout d’un coup, un léger bruit se fit entendre. Le cerf eut à peine le temps d’entendre ce bruit, qu’il était déjà au sol, une flèche plantée dans la gorge. Pas une seule goutte de sang ne venait gâcher le tout. Le cerf était mort, mais il avait bien combattu : il avait donné du fil à retordre au chasseur, cette longue marche, et il adressa une prière à son esprit. Il se mit à genoux devant la dépouille, les yeux fermés, se sachant hors de danger.

« Merci, Merci Rhya, déesse de la forêt, pour ce présent que tu fais à mon clan. Je promet de t’honorer encore et toujours, même dans la mort. »

Il rangea son arc dans son dos, et ramassa la dépouille encore chaude de l’animal, qu’il mit sur ses épaules. Il lui fallait maintenant retrouver le point de rendez vous avec les autres chasseurs de la tribu. Mais il connaissait cette forêt comme sa poche, alors il connaissait tous les raccourcis pour s’éviter une nouvelle marche fatigante. Il commença à courir, voulant vite rencontrer ses frères, et être à l’heure. Ils avaient convenu, comme d’habitude, d’être de retour avant que le soleil ne culmine tout en haut du ciel, et ce temps était proche. Sa traque avait été plus longue qu’il n’avait voulu, mais au moins, avait il quelque chose. Et pas n’importe quoi, en plus. Ses compagnons allaient être très surpris. On ne mange pas du cerf tous les jours ! Endurant, bien bâti du haut de ses 1 mètre 82, il courut sur plusieurs kilomètres, slalomant entre les arbres, sautant au dessus des branches tombées de ces gigantesques gardiens, ne s’arrêtant que quelques secondes pour boire l’eau pure et fraîche qui descendait d’un petit ruisseau. Il remercia Manaan. La beauté du lieu était féérique, et cela faisait bientôt 26 printemps qu’il ne se lassait point de la regarder. Il connaissait cette forêt par cœur, mais chaque jour, il s’émerveillait devant telle ou telle chose qu’il n’avait encore jamais vu auparavant. Cette fois, il écoutait le chant des oiseaux, formant une musique mélodieuse, remplie de joie de vivre. Très content, il continua sa course folle vers l’endroit prévu, ne se souciant guère du bruit qu’il pouvait causer aux petits habitants de la forêt.

Finalement, il arriva à bon port, à la lisière de la forêt. Ses compagnons étaient tous là, ils devaient l’attendre depuis un petit moment déjà. Essoufflé, mais fier, il se redressa de toute sa taille et vint à leur rencontre. « Hé les mecs ! Regardez qui vlà ! Ca s’rait pas Erik ! » « On dirait bien ! Mais il est sur les épaules de qui ? J’rconnais pas cette sale gueule ! » Des rires montèrent en crescendo et Erik, le chasseur concerné, rit lui aussi de bon cœur. Il connaissait ces gens depuis toute sa vie, et n’avait connu avec eux que des moments de joie et de bonheur. « Belle prise mon gars ! » lui dit Krôm, le plus ancien des chasseurs présent, en lui tapant dans le dos de ses mains battoirs. « Et vous les amis, qu’avez-vous trouvé ?! » demandant Erik, encore essoufflé, pour comparer ses capacités à celle des autres. « Oh, pas aussi bien que toi, comme d’hab, mais notre clan ne mourra pas de faim pendant plusieurs jours, ça c’est clair ! » Plusieurs lapins et une biche se trouvaient au sol, auxquels vint s’ajouter le cerf d’Erik. Chaque chasseur avait rapporté un petit quelque chose. Ils étaient tous très bons dans leur domaine, mais Erik était vraiment exceptionnel. Les hommes examinèrent tout cela, contents de leur matinée bien remplie. Après quelques minutes, Erik cria : « Bon, on est partis les gens ! Nos femmes vont pas être contentes si on rentre pas rapidement ! ».

Considéré comme le meilleur chasseur du clan, il avait hérité du rôle de chef des chasseurs de façon subjective. Personne ne voulait sa place. Il était le meilleur, et tout le monde l’écoutait. Si quelqu’un était plus fort que lui, il lui céderait sa place sans hésiter. C’était ainsi que fonctionnait le clan : pas de bagarres, pas de haine entre eux, juste du bon sens. Il n’y avait jamais eu d’incidents graves depuis sa naissance, et les petits problèmes du quotidien étaient rapidement réglés par le chef du village, qui était l’homme le plus sage qu’il puisse y avoir parmi eux. Prenant leurs prises, les chasseurs descendirent la colline gaiement, parlant à haute voix, sa sachant en sécurité sur ce paradis terrestre. Chacun s’imaginait déjà revoir sa compagne et ses enfants, et le petit village, ou tout le monde se connaissait dans une fraternité que les hommes d’ailleurs ne pourront jamais connaitre et comprendre. Le plus jeune des chasseurs, Gölm, se rapprocha alors d’Erik. Ce dernier le dominait d’une tête, et aussi en musculature, mais Gölm deviendrait un jour bien plus grand et fort que lui. Il avait à peine 16 printemps, et toute la vie devant lui. Il faisait la fierté du clan. Mais il était encore assez indiscipliné.

« Dit, tu crois pas qu’on d’vrait quand même écouter les gens qui étaient v’nus la dernière fois ? » Encore et toujours la même discussion. Il y a quelques semaines, une dizaine d’hommes de la tribu principale des Chérusen, vinrent les prévenir qu’une invasion d’orks avait commencé, et qu’ils cherchaient désespérément des hommes pour les combattre. Ils avaient aussi parlé d’un homme, Sigmar qu’il s’appelait, et qu’il voulait réunir tous les hommes du Monde dans un seul clan, afin, disait-on, de garantir la sécurité et la prospérité aux hommes. Erik lui répondit alors calmement : « Mon garçon, je vais te le redire une fois de plus : ici, on a jamais vu ces « orks ». Seuls les pères de nos pères en ont vu, et ils s’en sont rapidement occupés, en les attirant dans la forêt et en les décimant à l’arc. Ce sont des animaux, au même titre que ce cerf. Et puis, même si c’était vrai, ils viendront pas ici. Ils ont trop peur de nous depuis ce temps. En plus, ce Sigmar, il veut être le chef de tout le monde. Nous on veut pas d’ça. C’est pour ça qu’on a quitté les Chérusen du Nord, il y a fort longtemps. On est toujours des Chérusen, certes, mais on veut vivre en paix, sans autre autorité que la notre. Tu comprends cela ? »L’adolescent, apparemment déçu, acquiesça de la tête. « T’en fais pas, tu comprendras plus tard mon grand » lui dit Erik, en lui faisait un clin d’œil.

Après une marche d’un petit quart d’heure, Erik ordonna une halte. Il ne savait pas pourquoi, mais il ressentait quelque chose d’étrange. Il devait en parler à ses frères. « Écoutez-moi un peu » leur demanda t-il, afin de couper court à leurs discussions. « Vous trouvez pas que c’est bien calme ici ? » Les hommes écoutèrent. Ils n’avaient pas remarqué ce changement, sauf Erik. Ils étaient dans une plaine, avec des arbres de chaque côté –mais loin de l’immense forêt qu’ils avaient quitté un peu plus tôt-, et pourtant aucun bruit d’oiseaux, d’insectes ou autres. Seulement le bruit léger du vent qui caressait l’herbe et les feuilles. « Ouais, c’est bizarre ça ! Taal nous ferait il des siennes ?» dit l’un d’eux. « Peut-être … ou bien c’est Ulric … » « Ne parle pas de mauvais présage mon frère. L’hiver arrivera bientôt, et qui sait c’qu’il va nous mijoter c’te fois ! »

Stressé, Erik regarda en direction du village, à quelques minutes à peine de leur position. Et il vit de la fumée noire qui s’élevait en plusieurs endroits dans le ciel. « Regardez, là bas ! » cria t-il en pointant du doigt « y s’passe queque chose au village ! allons-y, vite ! » Courant aussi vite que possible, le dernier kilomètre qui les séparait de chez eux se fit rapidement. Et quelle ne fut pas leur macabre surprise quand ils arrivèrent devant l’entrée. Leur village était en flammes ! Les maisons de Krôm et d’Helmut le forgeron étaient les seules visibles d'ici, mais ils se doutaient bien que le reste devait être dans le même état. Krôm fut le premier à réagir, et lâcha sa prise en courant en direction de sa maison. « Anita ! Les enfants ! Ou êtes-vous ? » Cria t-il, désespéré.

Alors qu’il courrait, suivit de près par ses amis, une immense forme sombre lui barra le passage. « DES ZOMS ! Y EN A D’OTR BOSS ! »

D’autres formes du même type arrivèrent, ainsi que d’autres beaucoup plus fébriles et petites. Puis une forme s’avança devant les autres. Se plaçant au soleil, les hommes purent voir clairement ce qui venait de détruire leur cher village : le doute était impossible, c'était des orks, tels que leur racontait le vieux barde du village !

« ON A BUTER TOUT L’MOND ICI, ON A TOU CRAMER ALORS MAINT’NANT CE A VOUS BAND’ DE MINAB’ ! WWWWAAAAAAAGGGGHHHH !!!! »

Le cri de guerre mit à mal l’esprit des hommes. Ces bêtes étaient horribles, aussi vertes que l’herbe et avaient l’air aussi résistantes que la pierre elle-même. Elles étaient aussi plus grandes que Krôm, qui atteignait pourtant les deux mètres. Ce dernier sortit son épée de bronze, et chargea sans hésiter celui qui s’était fait appeler « Boss ». Ce dernier reçu un coup d’épée en plein torse, et rigola de sa voix incroyablement grave, avant de s’emparer de l’humain par le cou, et de le broyer. Le cadavre de Krôm dans la main, il harangua sa petite troupe de massacrer le reste. Choqués, les neuf hommes restant jetèrent leur prise au sol et sortirent leurs arcs. La haine, un sentiment qu’ils n’avaient pas connus depuis leur naissance, surgit aussitôt. Les histoires de l’ancien à propos des Orks revinrent en leur mémoire. Les paroles de ces monstres leur touchèrent le cœur, l’odeur de bois brûlé et de sang qu’émanait de leur village et la mort de leur ami les rendirent fou. Leurs instants primaires prirent le dessus. « Buttez ces peaux vertes mes frères ! » cria Erik, les larmes aux yeux.

Les peaux vertes coururent dans leur direction, levant bien haut des armes aussi grandes que les humains. Trois orks reçurent des flèches dans la tête, mais ne tombèrent qu’une dizaine de seconde plus tard, leur corps continuant de faire des moulinets avec leurs armes, ne voulant pas admettre leur fin. D’autres prirent des flèches dans le torse ou les bras, mais ne fléchirent même pas. C’étaient des monstres sanguinaires, des machines à massacres, des bêtes faites pour tuer toute forme de vie sur terre. Les hommes, disciplinés, lâchèrent leurs précieux arcs et sortirent leurs armes primitives. Epées, haches et couteaux de bronze aux mains, ils chargèrent les orks et les gobelins, la haine dans les yeux et les cœurs, une envie de vengeance et de destruction dans la tête. Le corps à corps commença. Erik décapita un gobelin, trop confiant, et se retrouva face à un ork qui avait reçu une flèche en plein torse. Ce dernier mit toute sa force dans son coup, mais le barbare, plus vif et rapide, esquiva facilement, et lui planta son épée dans le cœur. Toujours debout, l’ork continua son attaque, ses petits yeux rouges reflétant parfaitement ses pensées : destruction, carnage, meurtre, tuerie. Erik sortit son coutelas de sa chaussure en peau de bête –celui avec lequel il dépeçait ses prises-, se pencha pour éviter d’être coupé en deux d’un revers de l’ork, et lui enfonça son arme dans la tête. L’ork tomba doucement à la renverse, ne comprenant toujours pas qu’il était mort, et atterrît sur un gobelin, dont les os émirent des craquements horribles. Reprenant son épée, Erik examina rapidement comment tournait le combat : deux hommes étaient déjà tombés, mais ils étaient tellement défigurés qu’il ne pouvait dire qui c’était, et le jeune Gölm fut tranché en deux au niveau du bassin par un ork.

« NOOOON ! »

Erik avait vu la scène et fonça sur l’ork. Ne se souciant plus de sa propre sécurité, il taillada l’ork aussi fort et vite qu’il le put. Sa vue était brouillée par ses larmes, toutes les odeurs et l’adrénaline l’empêchaient de penser à quoi que ce soit d’autre. Toute sa puissante musculature était en marche dans le seul but d’exterminer ces bêtes. L’ork s’écrasa au sol après un assaut sanglant qu’Erik ne pouvait plus décrire. Il était comme drogué, ne se souvenant de rien. Il vit cependant le Boss qui lui fonçait dessus. « Allez, viens t’battre sale ork ! » L’ork rigola une fois de plus, et lui fonça dessus. Erik se prit la masse de l’ork en pleine figure, et fut projeté plusieurs mètres en arrière, sonné pour plusieurs secondes. Recouvrant heureusement ses esprits rapidement en dépit du choc, il esquiva malgré lui un coup de pied destiné à lui écraser le crâne. Il roula par terre puis se releva d’un bond. Ses muscles étaient sur le point d’exploser. Ses bras lui faisaient souffrir le martyr, et il les trouvait presque avoir doublé de volume. Ses longs cheveux blonds étaient recouverts de poussière, son visage était en sueur, déformé par la colère. Il chercha son épée des yeux. Elle était entre lui et son adversaire. Il courut, l’ork l’imitant avec une seconde de retard. Il fit une roulade, esquivant facilement le coup du boss, ramassa son épée, et l’enfonça dans le ventre de l’ork, surpris par la manœuvre. Il se retourna lentement vers l’humain, en titubant. Erik s’apprêtait à finir le travail quand plusieurs flèches vinrent transpercer l’ork de part en part. Il tomba en arrière, toujours vivant malgré des blessures qui auraient tué n’importe quel humain. « Laissez-moi ce connard ! » cria Erik, énervé. Sautant sur l’ork, il retira son épée de ses entrailles, qui se déversèrent sur le sol dans une odeur insoutenable, et regarda l’ork dans les yeux, dont la vie le quittait rapidement. « T’as perdu, l’ork ». Il lui enfonça alors l’épée dans le crâne. Epuisé, l’adrénaline retomba aussi vite qu’elle était arrivée. Il se retourna –toujours sur le corps de l’ork- et regarda le champ de bataille. Ils n’étaient plus que 5, mais tous les peaux vertes étaient morts. Erik pleura et s’assit sur le cadavre puant du mort. Toute cette haine, tout ce carnage, toute cette douleur –du sang coulait de nombreuses plaies superficielles qu’il s’était infligé dans la tourmente de la bataille-, pour quoi ? Les hommes se rassemblèrent près de lui, sans bruits, partageant ses sentiments. Plusieurs minutes après, il se redressa. Il dit alors d’une voix ferme aux survivants : « Brûlons les corps de ces pourritures et mettons leurs sales têtes sur des piques. » Puis il soupira, « Mais tout d’abord, allons voir si il y a des survivants … »

Les hommes restant le suivirent d’une démarche lente, exténués par le dur combat qu’ils venaient de livrer. Ils suivirent Erik, sachant pourtant que face à pareils monstres, il n’y avait aucune chance qu’il y ait des survivants. L’odeur de bois brûlé était insoutenable, surtout mêlée à celle du sang. Mais Erik voulait en avoir le cœur net. De nombreux corps humains, carbonisés et mutilés jonchaient la route de terre, mais aussi quelques corps d’orques et de gobelins, signe d’une résistance futile. Tout était en proie aux flammes. Erik continua jusqu’à sa propre maison, laissant chaque homme seul devant son chagrin et sa peine. Sa petite cabane n’était plus. Il chercha désespérément une trace de sa famille, de sa femme et de ses deux enfants. Il courut jusqu’au jardin, et là, il vit ce qu’il redoutait tant : les cadavres. Erik s’agenouilla près d’eux. Ils étaient tous là : sa femme, Veronika, son fils, Jorge, et sa fille, Edona. Ils avaient probablement tentés de fuir, terrifiés.

Il aurait dut être là. Il aurait pu les sauver. Il aurait pu sauver sa famille et son clan, c’était son devoir de chef des chasseurs, que de protéger les siens. Il avait échoué.

Il prit le cadavre de sa femme dans ses bras, et pleura. Il pleura pendant de longues minutes, ne pouvant se détacher d’elle. Et enfin, alors qu’il se vidait l’esprit, il la reposa. Elle n’avait pas l’air d’avoir souffert, tout comme ses enfants. Ils paraissaient simplement en train de dormir, paisibles, si on faisait abstraction des immenses entailles rouge dans leur dos … Alors que sa maison et le reste du village finissaient de brûler, il creusa trois tombes dans son jardin, seul avec lui-même. Il posa les corps, un par un, en terminant par sa femme, et reboucha le tout, pelletée par pelletée de terre. Et quand il eut fini, un grand sentiment de vide l’envahit. Il avait perdu toute raison de vivre en quelques minutes …

Hagard, il partit aider le reste de ses frères à faire leur deuil. Ensemble, ils creusèrent les tombes nécessaires et passèrent l’après midi entière en prière au Dieu de la mort, Morr, leur demandant que les âmes des défunts passent bien vers l’au-delà, qu’ils y trouvent la paix éternelle.

Le feu s’était finalement éteint. Toute trace de vie, de gaieté, de bonheur avait disparu. Il ne restait que des ruines fumantes. Ils n’avaient plus rien à faire ici. Erik se leva, imité par ses compagnons. Il repartit vers l’entrée du village. Ils entassèrent les corps des Orks et les brulèrent. Et alors qu’il pensait avoir tout perdu à cause d’eux, un nouveau sentiment s’influa en lui. Un sentiment si fort qu’il devait se battre pour lui.

Il regarda chacun des survivants, la fatigue, la douleur, les doutes laissant place à la détermination et à la colère, et leva le poing en criant aussi fort qu’il put : « VENGEANCE ! VENGEANCE POUR NOS FAMILLES ET NOTRE CLAN ! » Les hommes l’imitèrent. Ils n’avaient plus rien à perdre de toute façon. « ALLONS CHERCHER CE SIGMAR, ET EXTERMINONS LES PEAUX VERTES ! MORT AUX ORKS ! » Ils se mirent à courir, leur route toute tracée, laissant leur ancienne vie pacifiste derrière eux : rejoindre le gros du clan Chérusen plus au Nord, trouver ce Sigmar, et se mettre à son service, afin de trouver le repos dans la mort, et d’éviter à d’autres hommes de devoir endurer pareilles souffrances. Au nom de sa famille, de ses amis, de ses ancêtres. De son clan :

« CHERUSEN ! »




Compétences :

• Camouflage Rural - niveau 1 : Description

• Résistance Accrue - niveau 1 : Description

• Adresse au Tir - niveau 1 : Description

• Course à Pied - niveau 1 : Description

• Réflexes éclairs - niveau 1 : Description

• Charisme - niveau 1 : Description




Inventaires et biens du personnage:

Bourse: 0 Pistoles


Inventaire (Encombrement maximum: 5 )
Arc Long Familial Caractéristiques Autres
Epée en Bronze Caractéristiques Autres
Veste en Cuir Caractéristiques Autres
Corde (5 mètres)
Outre
Sac de voyage
Rations
Flèches (pointes en bronze)


Grimoire


Parcours

Quêtes accomplies

Nom + lien + récompenses obtenues

Classes acquises

Carrière et classe en cours d'apprentissage

Carrière : Voie de la Chasse
Classe actuelle : Apprenti Chasseur

Dévotion religieuse

Dieu Points de dévotions disponibles Points de dévotions dépensés
Morr 5 0
Taal 5 0
Ulric 5 0
Rhya 5 0

Autres

Joue dans au temps de Sigmar


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